Est-ce ainsi que les hommes vivent ?

7 août 2008. São Desidério, 870 km à l »ouest de Salvador. Les fazendeiros avaient « recruté » les sept hommes dans l »Etat du Goias il y a trois mois. Main d »oeuvre répartie sur trois fermes isolées, ils devaient chaque jour parcourir quatre kilomètres à pied, une bonne part du trajet l »eau jusqu »à la ceinture. Leur logement précaire n »avait ni eau, ni toilettes, ni salle d »eau. Ils ne disposaient ni de matelas ni de cuisinière. Mangeaient et cuisinaient à même le sol. Ne disposaient pas d »eau potable. Et leur salaire, en espèces, n »atteignait le minimum vital. Les inspecteurs régionaux du Travail, le 2 août, viennent de mettre fin à leur calvaire. Eunápolis. 644 km au sud de Salvador. La société Veracel Celulose (ex Veracruz Florestal) a été condamnée, par la justice fédérale, début juillet, à payer 20 millions de reais pour dommages environnementaux, causés par la plantation d »eucalyptus. Également condamée à arracher ses forêts d »eucalyptus dans les municipalités de Santa Cruz Cabrália, Belmonte, Eunapolis et Porto Seguro, à 700 km au sud de Salvador. Et aussi à reconstituer ces zones avec la végétation initiale de la Mata Atlântica, dans un an maximum. Appartenant à la multinationale Aracruz Celulose, Veracel Celulose peut faire appel de la décision.

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