C’est le clou.. de girofle !

En brésilien, cela se traduit par cravo. L’arbre – craveiro – est le giroflier. Le nom savant syzygium aromaticum , populairement cravo-da india. Six mille tonnes par an. Voilà la quantité de clous produite dans l’Etat de Bahia, plus précisément au sud de Salvador autour des municipalités de Valença, Ituberá, Taperoá, Camamu et Nilo Peçanha. Une région appelée « Baixo sul da Bahia ». Plusieurs centaines de producteurs, pour une superficie  plantée qui est la plus importante au Brésil : environ quatre mille hectares. Qui est principalement destinée à l’industrie du tabac (cigarettes)  et pour une moindre part à l’industrie des médicaments. De ce total, aux alentours de  cinquante tonnes sont destinées à l’exportation, en Allemagne, Egypte et Afrique du Sud principalement.
Là ou le bât blesse, est que cette fleur – dont la cueillette est effectuée entre octobre et décembre – n’est point un modèle d’agriculture biologique. C’est le moins que l’on puisse dire : toute l’année, on pulvérise des quantités astronomiques, sur les arbres, de Carbure de calcium (carbureto de calcío,  CaC2) pour augmenter la quantité.
Enfin, tout n’est pas perdu pour le Soteropolitano : il peut déguster une petite cachaça au cravo. « Cravinho », c’est son nom.


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