Torquato, lingua nativa (2)

blocajuHors saison, le fruit caju* manque à ses amateurs gourmets. Il faut alors l’acheter en jus, en petites bouteilles. « Cajuina » ainsi s’appelle le breuvage tropical.
Mais pour beaucoup de passionnés de la musique brésilienne, « Cajuina » est surtout une chanson du chanteur de Santo Amaro da Purificação, composée et enregistrée en 1979. Peu de temps auparavant, il rendit en effet visite au père de Torca, « doutor Heli », dans la maison qu’il occupait depuis 1957, rue Coelho de Resende, à Teresina, dans l’Etat du Piaui. Quelques sept années après le « départ » de l’auteur de Os Últimos Dias de Paupéria. Et Heli Nunes offrit ce jour là, dit le biographe** de Torquato, une rose cueillie dans le jardin familial au chanteur bahianais qui … « chorou muito aquele dia ».
Cajuina
Existirmos: a que será que se destina?
Pois quando tu me deste a rosa pequenina
Vi que és um homem lindo e que se acaso a sina
Do menino infeliz não se nos ilumina
Tampouco turva-se a lágrima nordestina
Apenas a matéria vida era tão fina
E éramos olharmo-nos intacta retina
A cajuína cristalina em Teresina

* Fruit qui sert de logo à ce blog.
** Pra Mim Chega – a Biografia de Torquato Neto / Toninho Vaz / Editora Casa Amarela / 2005.

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