23 heures à Salvador: qui dit mieux ?

debordUne fois n’est pas coutume, retour en arrière. Dimanche 12 juillet 2009, plus exactement à 17 heures. Je bois un expresso dans mon café favori du Pelourinho et j’avise un touriste, le seul autre client présent, penché sur son ordinateur portable. J’engage la conversation. Il est français, et présent depuis 13 heures du même jour. L’homme jeune est venu au Brésil invité, tous frais payés, par son oncle, directeur de la Fondation Dubuffet qui va lancer dans quelques jours une exposition à l’Instituto Tomi Othake à São Paulo. En attendant le vernissage, il passe le temps dans quelques villes du Brésil. Sans programme précis, pour la première fois en Amérique du Sud, ma rencontre du jour a voulu “connaître” Salvador.  Il est dans cet hôtel, le plus luxueux du centre historique, car sa belle-soeur y était descendue il y a deux ans. Après la douche réparatrice et un déjeuner dans l’hôtel, il a fait un tour au Pelourinho et “déjà senti l’âme de Bahia”, ce “cliché” connu à Paris.  Il se dit “ailleurs, alors que ce n’était pas le cas à São Paulo”. Il sait dire seulement “obrigado”. Il n’a jamais lu le moindre livre, roman, livre d’illustrations sur le Brésil. Il connaît trois ou quatre chansons de Gilberto Gil, qui ne sont pas “sa tasse de thé”. Ce soir là, il a prévu d’aller au restaurant. Il reviendra sûrement au Brésil, dans deux ou trois ans.
L’homme furtif possède à Paris, dans le quinzième arrondissement, une boutique de décorateur et il peint des tableaux pour chambres d’enfants. Je fais donc les comptes : l’homme furtif passera donc vingt-trois heures à Salvador entre sa descente d’avion et sa remontée dans un autre, demain vers 12h pour Rio de Janeiro. Ah oui, j’oubliais : son oncle, c’est François Gibault, le spécialiste de l’écrivain antisémite Louis-Ferdinand Céline et avocat de la nauséabonde extrême droite, en France.

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1 réponse

  1. 25 juillet 2009

    […] Original post by bahiaflaneur […]

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