Ianelli, maître raffiné de la couleur

ianelli2Encore une fois, le galeriste Paulo Darzé nous a réservé une surprise de taille pour cette dernière semaine de septembre. Pas moins que trente-quatre tableaux de Tomaz Ianelli*, dont l’oeuvre est exposée pour la première fois à Salvador. Car le peintre brésilien, en des figures qui semblent tremblantes et où un léger frottis semble lier les couleurs, sait laisser observer, le plus souvent, à l’attentif spectateur la danse et les postures, parfois gracieuses, des êtres humains que nous sommes. Ianelli n’a jamais cessé d’affiner son art,  par le détour de l’aquarelle qu’il pratiqua tant en son atelier qu’en des exercices à l’air libre,  durant la seconde moitié des années quatre-vingt, années de maturité. Et c’est aussi à cette époque qu’il établit un espace permanent d’exposition à Lisbonne, joint à une résidence d’artistes. En 1992, vint aussi pour lui l’honneur d’une première exposition individuelle au MASP de São Paulo, tandis qu’en 1999 s’annonça une seconde aussi prestigieuse à la Pinacoteca de São Paulo.  Le grand poète brésilien Ferreira Gullar en 1985**, sans oublier le journaliste Carlos Heitor Cony, l’écrivain Luis Fernando Verissimo ou bien encore la romancière portugaise Lygia Fagundes Telles, ont su, en leur temps relever l’importance de l’oeuvre, immense. Bien qu’il voyagea énormément et fut peu reconnu en France, celle qui fut sa compagne, Célia Franco de Godoy Ianelli, tout de noir vêtue,  présente mardi dernier pour le vernissage, m’a rappelé combien l’exposition de son mari en la Galerie Debret, à Paris en 1980, avait été remarquée au Brésil. Et nous avons, plus modestement, entre les mains un superbe catalogue édité pour l’occasion présente par Paulo Darzé. Qui, en ce premier soir avait déjà vendu dix des tableaux exposés, dont les prix oscillent entre sept mille et soixante-dix mille reais.

* Né en 1932 à São Paulo, celui qui fréquentait à vingt ans l’atelier de Volpi et aura sa première exposition individuelle en 1960, dans la Galerie du quotidien Folha de São Paulo, est décédé en 2001. Une posthume rétrospective Thomas Ianelli, à la Pinacoteca de São Paulo, a eu lieu entre le 15 septembre et le 4 novembre 2007. Un site internet sera mis en ligne dans les premiers jours de novembre 2009.
** A Pintura de Thomaz Ianelli / Editora Gráficos Brunner Ltda.

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