II Festival latino-americano de teatro da Bahia (7)

roxanaRoxana Pineda est gracieuse et menue, cela se perçoit. Cubaine passionnée par son pays, elle semble rayonnante, ce dimanche 6 septembre, face à moi. Roxana se montre fière d’avoir participé à la création, comme co-fondatice,  du théâtre Estudio Teatral de Santa Clara, il y a vingt ans déjà. Ensuite, celle qui est à Salvador pour pronconcer une conférence/démonstrationperfomance, nommée « Poursuivant l’invisible », durant laquelle, vêtue d’un collant noir, elle chante, danse, cite ses références en appui,  ne tarit pas d’éloges sur l’association féminine et féministe internationale qu’elle intègre,  Magdalena Project. Tant et tant de lapins dans son chapeau, Roxana : elle dirige également, depuis quatre ans, un festival – Magdalena sem fronteiras – dans sa chère ville de Santa Clara. Qui en est à sa deuxième édition et vogue vers la troisième. Car Roxana « adore Cuba. » Elle me le dit, les yeux dans les yeux, et m’assure « la qualité humaine à Cuba que beaucoup ressentent, avec un humanisme quotidien ». À mon air légèrement dubitatif, elle me certifie : « je ne suis exclue en rien du disours politique, bien que je sois critique ».
À Salvador, elle espère « un public attentif et inquieto, car le Brésil est tès cher au coeur des Cubains ». Dans sa conférence, elle citera Eduardo Galeano, des auteurs cubains et aussi… Auguste Rodin. Sa « démonstration » de « pratique de voyage comportera une emphase sur la préaparation technique ». Roxana se dit « engagée, à Cuba, avec la réalité malgré les difficultés ». Et souhaite l’évoquer pour les auditeurs de ce jeudi matin 10 septembre, sans cacher « qu’il faut beaucoup d’amparo pour travailler artistiquement à Cuba ». Mais elle reçoit un salaire pour cela et loue ce fait, « fondamental ».roxana1
Le Brésil n’est pas non plus un territoire inconnu pour la belle actrice (voir photo ci-contre) cubaine ; en 1989, elle a parcouru plusieurs villes du sud – Londrina, Campinas, São Paulo, et l’Etat du Minas Gerais également. Mais elle ne s’est pas arrêtée en si bon chemin : tant le Pays de Galles, la Suisse (Lugano) que la Colombie ont lancé précédement des invitations, acceptées, à son groupe de théâtre. Et si aujourd’hui elle se retrouve conviée à Bahia, la rencontre, au milieu des années quatre-vingt dix avec le directeur du Festival, Luis, dans son école de théãtre, alors à Cuba, n’y est pas étrangère… Car elle a toujours joué. Les oeuvres d’Euripide, de Brecht et même le rôle de David qui affronte Goliath. En somme, elle n’arrête jamais et vient à écrire régulièrement pour deux revues cubaines, Tablas et Conjunto. Sans oublier la revue internationale Open Page, liée au Magdalena Project. Où s’arrêtera-t-elle?  Avec René Char, souhaitons-lui l’inconnu : « impose ta chance, serre ton bonheur et va vers ton risque ».

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