Archive | octobre 2009

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Bicyclette, Bahia: mobilité pour tous (3)

Publié le 26 octobre 2009 par bahiaflaneur

L’organisme public (Conder) qui est appelé à centraliser les initiatives publiques et privées autour des futures pistes cyclables et du Musée de la Bicyclette était, lors de sa création en 1978, appelé de “planejamento urbano” (planification urbaine). Il comptait environ cent cinquante cadres et fonctionnaires, la plupart contrôleurs et inspecteurs. Depuis 1990, cet organisme a perdu cette spécificité de “planification” pour se focaliser dans la construction de chantiers, pour raisons politiques. La Conder est devenue une société d’économie mixte. Mais les détails de cette répartition capitalistique, même pour certains ingénieurs présents là depuis quarante ans, sont inconnus. Opacité capitaliste et propre au Nordeste mêlées. En cette même année 1990, trois grosses sociétés privées (Urbis, Inocoop et A Mesa) ont été absorbées.  Depuis ces opérations la Conder a un effectif de huit cent personnes, la plupart ingénieurs, avocats, économistes, techniciens, et de nombreux salaires sont sous-traités. Pour l’urbaniste Lourenço Mueller, idéaliste du projet de pistes cyclables, “le contraste avec la vocation et la structure initiale de  la Conder est grand”. Le président de cette Conder, subordonnée au Secrétariat d’Etat au Développement urbain (SEDUR) est nommé directement par le gouverneur de l’Etat de Bahia. En cette année de 2009, dans l’actuel troisième année du mandat de Jacques Wagner, la Conder a ainsi déja connu deux présidents. L’actuel se nomme Milton Villas-Boas et a effectué l’essentiel de  sa carrière chez le constructeur civil OAS*, tandis que l’une des principales dirigeantes est la soeur du tout-puissant directeur, bahianais, de la compagnie pétrolière nationale Petrobras, emblême numéro un du Brésil.
viaexpressaUn prochain grand chantier, gigantesque, pour l’Etat de Bahia s’annonce en 2010, la “Via Express”. La Conder s’apprête à lancer un appel d’offres, vers le privé, pour ce gros oeuvre. Mais le sort est déjà jeté. Le consortium chargé d’organiser ces futures sous-traitances est formé de Odebrecht et… d’OAS.

* Clef de voûte immobilière, créée par la famille Magalhaes, qui régna sans partage sur l’Etat de Bahia pendant trente ans.

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Régate Charente-Maritime/Bahia Transat 6,50 (11)

Publié le 25 octobre 2009 par bahiaflaneur

transatJean Perez. Il est l’un des trois rédacteurs du site internet de la régate. Journaliste depuis 1969 et jeune retraité, il s’est vu confier cette tâche par Grand Pavois Organisation, l’agence choisie par les organisateurs et dirigée par Pierrick Garenne. Qui connaît Jean depuis la Route du Rhum 1986, premier  événement nautique décrit par celui qui fut, donc, trente ans journaliste puis grand reporter à France-Soir, et couvrit entre autres compétitions vingt-cinq Tours de France, six Jeux Olympiques, avant d’exercer ses talents comme rédacteur en chef sur une radio sportive… Jean vient pour la quatrième fois relater un événement nautique à Salvador*. Et “cette Transat 6,50, c’est l’événement le plus difficile à traiter car il n’y a aucune communication avec les marins. Tu ne sais rien” insiste-til ce dimanche matin dans la salle de presse. “Alors, bien sûr, on suit chaque concurrent par la balise Argos, mais la plupart du temps on suppute, on extrapole, rien n’est officiel, et nous avons de précieuses infos avec les anciens qui ont déjà effectué cette course”. D’où l’utilité d’avoir, pour Jean, pendant quatre mois rédigé les portraits des concurrents, après les avoir rencontrés sur une course comme le Mini Pavois, ou plus simplement via e-mail ou par téléphone. Car le fait que les skippers de cette Mini-Transat soient jeunes et novices sur le circuit ne simplifie rien.
Le top départ donné à La Rochelle a permis aux trois rédacteurs  - Pierrick, Denis van den Brink, et notre interviewé du jour - de se jeter dans l’eau rédactionnelle, au rythme des arrivées,  depuis les pontons de Funchal puis de Salvador, “où les skippers sont les gens les plus faciles à travailler, à interviewer, disponibles”.  Disponibilité due, selon Jean, “à l’absence d’enjeux économiques et d’argent sur cette course”. Les trois compères alternent à ce moment-clé, me dit-il, rédaction et prise de photos, avec  un flash d’arrivée, une déclaration à chaud et un papier de fond comme formes. Et d’accomplir, ainsi, la mission qu’ils s’étaient donnés dès le mois de mai : “Parler de tous les marins qui finissent la régate. Il faut que chacun d’entre eux aie quelque chose sur le site”. (photo D.R. )

* 2001, la Jacques Vabre, 2003,  la Mini-Transat 6,50 puis le Défi Atlantique.

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Régate Charente-Maritime/Bahia Transat 6,50 (10)

Publié le 25 octobre 2009 par bahiaflaneur

femmetransatLes premières femmes. En Série, Daniela Klein (ci-contre) est arrivée ce dimanche matin après 22 jours et 54 minutes de traversée depuis Funchal. Italienne, elle est la donc première des quatre skippers de sexe féminin. Tandis que dans la catégorie Prototype, d”un même ensemble de quatre navigatrices, seule Anna Corbella est arrivée hier. Selon le skipper Laurent Bourgues, huitième au classement général en Prototype “Anna a fait une super course, et le travail sur son bateau, difficile, révèle une grande compétiteuse”. Avant de poursuivre : “Son bateau est de bonne réputation, bien placé dans les courses auxquelles il a participé et Anna ne laisse rien passer. Elle est là, toujours”.
Les regards, depuis le ponton, se braqueront désormais, dans les heures ou les jours suivants, sur la personnalité de Izabel, unique concurrente brésilienne - de Rio de Janeiro - de cette régate. Mais elle est encore loin. (photo © Denis van den Brink/Grand Pavois Organisation)

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Régate Charente-Maritime/Bahia Transat 6,50 (9)

Publié le 24 octobre 2009 par bahiaflaneur

brigitte1Brigitte. Connue ainsi dans la salle de presse. Les cheveux courts, les yeux d’un bleu polynésien, la cinquantaine, une voix posée. D’une affabalité toute provinciale, elle vient me conter de quoi son quotidien, au “Comité de Jauge”, est faite. Perpignanaise, arbitre de voile, bénévole seulement défrayée, elle  a été nommée par la fédération française de voile. Active entre le Comité de Course et le Jury, sa  tâche, “la jauge” consite à s’assurer de la conformité, sur les bateaux, des règles de classe. Le matériel que chaque marin emporte, la sécurité du bateau, les containers de survie et leur radio VHF, leurs fusées, les voiles, la longueur du mouillage*, les jerricans d’eau potable, le radeau de survie, les cartes manuelles, tout est vérifié et chaque marin doit être déclaré apte par  l’équipe de dix bénévoles qu’elle dirige, quarante-huit heures avant le départ.
Celle qui m’avoue sans détour sa passion pour l’Afrique - ses dix années à Dakar avec feu son mari arbitre de voile en sont l’éclatante affirmation - m’affirme “que la sécurité on ne rigole pas dessus, c’est strict”. “Et les règles, on n’y déroge pas, la vie d’un marin, solitaire de surcroit,  peut en dépendre” poursuit-elle. “À La Rochelle, j’ai fait changer à certains des extincteurs, et à d’autres des feux de retournement” rappelle-t-elle. Mais Brigitte souligne les interdits aussi,  propre à cette Mini-transat, tels téléphones et ordinateurs portables*. Elle vérifie tout. Et “plombe”, aussi, systématiquement. “Plombe” les jerricans vides lors de la première étape, les batteries également. Pour empêcher les éventuels fraudeurs de “matosser” avec ces éléments, c’est-à-dire de remplir puis de déplacer ces poids dans la coque et gagner ainsi de la vitesse, et de la distance sur les concurrents, en fonction des conditions de mer. Au total, deux bonnes heures de vérification par  skipper, “pour que chacun soit à armes égales”. À multiplier par quatre-vingt cinq, pour cette Mini-Tranat 6,50. Ce fut ainsi, à La Rochelle. Avant de se répéter avant la deuxième étape, à Funchal où pour cause de nombreuses voiles déchirées, “tout le monde me cherchait car ils étaient pressés de faire réparer”.
brigitteEt l’avenir s’annonce radieux pour Brigitte. Car “c’est l’ambiance, le contact avec les uns et les autres, l’aventure qui me passionne. Je suis bien souvent la première officielle à monter sur le bateau, la ligne franchie. Tout le monde me tutoie et je tutoie tout le monde. Je suis la grande soeur, la confidente”. (photos D. R. et Denis van den Brick/Grand Pavois Organisation)

* La longueur de la chaîne et de l’ancre.
** Une fois par jour, la direction de la course adresse la météo aux concurrents, par leur BLU, appareil uniquement réceptif obligatoire à bord de chaque bateau.

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