Archive | février 2010

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Quincas Berro d’Agua, l’éternel retour

Publié le 28 février 2010 par bahiaflaneur


quincasJorge Amado est de retour sur les écrans. Ou plutôt le personnage, Quincas Berro d’Agua, emblématique, de son oeuvre majeure, A Morte e a Morte de Quincas Berro d’Água. Préparée pendant quatorze mois, l’adaptation cinématographique a été tournée à Salvador dès la mi-mars 2009, principalement autour du Pelourinho et de la place Castro Alves, dans le centre historique. Par le réalisateur Sergio Machado, pour un budget d’environ sept millions de reais (2,5 millions d’euros). Et le premier rôle a été confié à Paulo José**, tandis qu’une trentaine d’acteurs bahianais ont des petits rôles. Et une participation de l’immense acteur, septuagénaire, Othon Bastos (Deus e o Diabo na terra do Sol - Glauber Rocha) - exilé à Rio et fâché avec les autorités culturelles de Bahia depuis de très nombreuses années - est annoncée.
La sortie nationale du long-métrage de Sergio Machado, bahianais qui vit à Rio de Janeiro, est annoncée pour le 30 avril et la bande-annonce, est déjà disponible sur le réseau youtube.
Né à Salvador en 1968, Sergio Machado est l’auteur d’une courte et inégale filmographie, d’abord assistant sur de nombreux films du réalisateur Walter Salles (Central do Brasil) son travail récent est souvent produit par et pour les chaînes de télévision Globo et HBO. Il aété co-scénariste de Avril briséet de Madame Satã. Mais se détachent son documentaire Onde a Terra acaba, sur le cinéaste Mário Peixoto, en 2001, primé à Biarritz et également son court-métrage, en noir et blanc, Troca de cabeças,tourné à Salvador en 1993, avec Grande Otelo dans son dernier rôle.

* Traduit en français dès 1961, aux éditions Stock,  sous le titre Les Deux morts de Quinquin-La-Flotte, par Georges Boisvert. Avec une préface élogieuse de Roger Bastide.
** Qui interpréta, en 1965, l’inoubliable rôle du prêtre dans l’un des chefs d’oeuvres du cinéma brésilien, signé Joaquim Pedro de Andrade: O padre e a moça. Et qui joua peu après dans Macunaíma, aux côtés de Grande Otelo, sous la direction du même J. P. Andrade.

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Nouvel hôpital public: un groupe privé français co-gestionnaire

Publié le 27 février 2010 par bahiaflaneur

hospitalUne mise aux enchères - le prix le plus bas l’emporte - organisée par le gouvernement de Bahia  à la Bolsa de Valores de São Paulo (Bovespa), en a décidé ainsi: le consortium privé Promédica & Dalkia, formé des entreprises brésilienne Promédica Patrimonial S.A et française Dalkia Brasil S.A., va équiper et gérer, pendant dix ans, l’Hospital do Subúrbio de Salvador. Les deux entreprises investiront trente millions de reais en équipements et seront rémunérées mensuellement par le gouvernement.
Dalkia est une filiale de Dalkia France, dont l’ascendant lointain est la Générale des Eaux. L’hôpital qui contiendra deux cent quatre-vingt dix-huit lits sera inauguré en juillet 2010. Attendu depuis vingt ans par les populations de ce très pauvre et lointain quartier de Periperi, au sud de Salvador, d’une surface de 19.000m², il viendra s’implanter sur un terrain de 45.000m².
Dès l’ouverture en juin 2010, Dalkia avec son équipe de 300 collaborateurs, prendra en charge la fourniture et la gestion de toutes les utilités (eau, énergie, gaz, vide, vapeur…), la maintenance technique des infrastructures et équipements, y compris le mobilier médical, ainsi que les services connexes tels que la sécurité, l’accueil, le nettoyage et l’entretien des espaces verts, la gestion déléguée des services hôteliers. Cet hôpital public de 300 lits a bénéficié du soutien de la Banque mondiale.
Encore une fois, le gouvernement du PT insère par la force un exemple de PPP (partenariat privé public) qui ne sèmera que des notions de privatisation et de concurrence là où elles n’ont pas lieu d’être, dans le secteur de la santé.

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Nouveau consul du Bénin: le voir pour le croire

Publié le 25 février 2010 par bahiaflaneur

consulbenin2010Le gouvernement du Bénin a décidé avant-hier, mardi 23, en présence du président de la République, Tomas Bony Yiai, de créer le consulat du Bénin à Salvador. Il a été convenu de nommer au titre de consul honoraire l’avocat et homme d’affaires bahianais Marcelo Sacramento de Araújo. Après une récente autre nomination consulaire d’un autre  pays d’Afrique, l’internaute peut juger sur pièces.
Né en 1964, il a été directeur du syndicat des établissements d’enseignement privé (SINEPE) de 1985 à 2002. Il dirige et possède un collège privé - Colégio Parque - est à la tête de l’entreprise MAC Filtros Comércio e Indústria et dirige le récemment inauguré Centro Médico Cabula (vaste dispensaire privé) dans le quartier de Cabula, à Salvador. Il fut suppléant d’un député fédéral du parti PMDB entre 1995 et 1998, puis député fédéral effectif entre 1998 et 1999. Il fut vice-président du PMDB en 1998. Il est également directeur social du Yatche Clube da Bahia, qui regroupe “l’élite de l’élite” de Bahia. (photo D.R.)

http://www.bahiavitrine.com.br/ver_evento.aspx?eveid=5084

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Ana Cristina César, poète (1952-1983)

Publié le 24 février 2010 par bahiaflaneur

anacristinacesar1Casablanca

Calme-toi, folie mienne !
Mets tes galoches sur tes cils en bataille et habités
Ce cri de scie qui aiguise les lames
ne s’approchera de ton chantier de tachycardies !
Ces meules qui gémissent dans la pièce voisine
Roberto Carlos qui gémit dans les virages de Bahia
Cette odeur enivrante des cheveux dans les files d’attente des cinémas…
Les cheminées moussent en mes yeux
Les sabots et les cloches me réveillent en sursaut
dans la nuit faite de binocles de hune
et de douchettes de bidet que j’entends transie dans les draps

Te acalma, minha loucura  !
Veste galochas nos teus cílios tontos e habitados!
Este som de serra de afiar facas
não chegará nem perto do teu canteiro de taquicardías…
Estas molas a gemer no quarto ao lado
Roberto Carlos a gemer nas curvas da Bahia
O cheiro inebriante dos cabelos na fila em frente no cinema…
As chaminés espumam pros meus olhos
As hélices do adeus despertam pros meus olhos
Os tamancos e os sinos me acordam depressa na
madrugada feita de binóculos de gávea
e chuveirinhos de bidê que escuto rígida nos lençóis de pano

(ci-contre, photo d’un manuscrit de Ana Cristina César, sublimes fac-similés édités par l’Instituto Moreira Salles. Traduction BF.)

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