2011, une nouvelle ère? (5)

2010La politique, selon le PT de Bahia, un gâteau à se partager. Jaques Wagner (PT, gauche), gouverneur de Bahia, a justifié, le 30 mars 2010, les retards d’alliances concrètes avec les secteurs les plus conservateurs de la droite par des raisons… mathématiques. Tout en rappelant bien qu’il n’y a aucun désaccord de fond, politique.
“Je dirais que, de l’équipe de campagne, il y a déjà une acceptation du sénateur César Borges de composer, il y a déjà une acceptation de notre camp, qui soit cette composition. Maintenant, nous avons encore le problème qui est celui des unions de listes. Bien que là il n’y ait aucun problème politique, c’est électoral, mathématique”. Le lecteur aura compris qu’il fit ainsi référence aux nombres de places réservées à tel ou tel clan de la droite pour les postes administratifs, les postes de candidats à députés.
(“Eu diria que, da chapa majoritária, já há uma aceitação do senador César Borges de compor, já há uma aceitação do nosso campo, que seja esta composição. Agora, ainda temos problema que é a questão das coligações. Aí não é que haja problema político, é eleitoral, matemático”.)
Avec de telles prises de position, il ne fait aucun doute dorénavant que cet espace “bahiaflâneur” – opposant, cela va sans dire, de la première heure du camp conservateur regroupé autour des partis PSDB et DEM et de leur probable candidat l’ex gouverneur Paulo Souto – ne peut que condamner une telle conception de la politique, et appeler ses lecteurs, éventuels électeurs à Bahia, à ne pas diriger un seul vote vers le candidat gouverneur Jaques Wagner et ses alliés. Sans même avoir besoin de rappeler ici la politique désastreuse du PT en matière d’environnement et d’infratructures routières (pont Itaparica, option “voiture particulière” tous azimuts, privatisation des routes), la non reformulation des modèles d’enseignement dans les écoles publiques (malgré l’opportuniste et calculée augmentation de salaires des professeurs et instituteurs), le zèle pour implanter une usine nucléaire, l’absence totale de politiques publiques pour le transport, sans  oublier les tapis rouges fiscaux déroulés pour l’industrie automobile ou bien encore la démission totale face au capital immobilier qui s’est défiitivement emparé des aménagements côtiers de Bahia.  (photo Agecom)

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