Enseignement privé: capitaux et modèles américains aux commandes (2)

L’université privée UNIFACS, créée en 1972, grandement présente sur sept campus à Salvador et un à Feira de Santana – la seconde plus grande ville de Bahia – , fut vendue début juin 2010 à l’empire américain Laureate International Universities, qui contrôle huit autres universités au Brésil, et plus de cinquante autres dans le monde. Initialement nommée Escola de Administração de Empresas da Bahia, lors de sa création en 1972, l’université reçut en 1997, l’autorisation du Conselho Nacional de Educação (CNE) et s’appela alors Universidade Salvador (Unifacs). Quinze mille étudiants forment son contingent et plus de quatre cent cinquante professeurs les encadrent.Il est notoire que toutes ces universités, initialement, furent créées avec des aides publiques, et composées de professeurs diplômés, en majorité, des universités publiques. Dès 1964, en effet, surgit un premier accord entre le ministère de l’éducation du Brésil (MEC) et l’USAID*, ce dernier souhaitant déjà privatiser le secteur de l’éducation. Et aujourd’hui, avec la globalisation, via l’Accord Général sur le Commerce et les Services (General Agreement on Trade in Services – Gats) dans le cadre de l’organisation mondiale du commerce (OMC), l’enseignement supérieur est devenu une activité ouverte au capital étranger, sans restrictions.**

* Agence fédérale indépendante du gouvernement des Etats-Unis, qui travaille en étroite collaboration avec le Département d’Etat pour promouvoir le développement économique dans le monde entier, et « concrétise les valeurs des Etats-Unis et du peuple américain, qui consiste à aider les autres et offrir une assistance humanitaire et économique à d’autres pays ».
** Il est bon de noter que dans les cadres spécifiques d’une entreprise d’aviation, de presse ou d’audiovisuel, au Brésil, le propriétaire doit être natif du Brésil et l’entreprise avoir 70% de capital brésilien. (information de Paulo Ormindo de Azevedo, architecte, à Bahia).

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