Un Toit pour 600 familles: loin d’un rêve, aux portes du réel

pourquoipastoit2União por moradia popular Bahia. Union pour un logement populaire à Bahia. Ainsi se nomme la petite structure qui échafaude depuis six ans déjà la mise en place de lotissements modestes pour des familles pauvres. Plus de six cents familles au total sont concernées. Une équipe suisse de volontaires, salariés par l’ong E-Changer depuis plusieurs années à Salvador, encadrent en partie, à União Bahia, des bénévoles et les futurs bénéficiaires des logements. Revient à ces deux volontaires, avec les innombrables interlocuteurs brésiliens, d’orchestrer et d’organiser les communautés. L’axe est mis sur la cohésion sociale et l’organisation.
Deux chantiers principaux sont l’objet de toutes les attentions. L’un situé au nord de Salvador, près de l’aéroport, tandis que le second est au sud, dans le quartier très pauvre de Paripe. Chacun devrait inclure environ trois cents maisons, regroupées en petits lotissements avec des jardins potagers. Nés sur le papier en 2004, suite à tous les retards inhérents à la bureaucratie, à des décès de personnages clés, aux volontés politiques zigzagantes, aux grèves des banques publiques, ces deux projets peinent à voir le jour. Les deux coordinateurs doivent ainsi revoir leurs stratégies d’alliance et se tourner vers d’autres interlocuteurs – banque privée, université publique de Bahia – pour relancer le projet. Sans oublier également de solliciter la Petrobras pour  la création du centre de formation de l’UNIÃO, projet  hors budget des lotissements. Il s’agit, globalement, de redonner confiance aux familles qui piaffent d’impatience et parfois de colère, justifiée à plus d’un titre.
Positivons, donc. Nous sommes au Brésil.
Et Claire et Olivier vous expliquent tout, en détail, ici :
http://www.bahiaflaneur.net/blog2/wp-content/uploads/2010/07/pourquoipastoit_8def.pdf

pourquoipastoit1L’action de União Bahia ne s’arrête pas là. Il s’agit aussi, dans une petite demi-douzaine de grandes zones excentrées*, d’améliorer le quotidien des personnes au conditions de vie très précaires. En proposant dans ces quartiers – immenses – la mise en place des chantiers d”urbanisation, joints à des interventions et suivis sociaux. En se contentant du budget de 80 millions de réais, concédés par le gouvernement de l’Etat de Bahia et insufisant aux yeux des associations, l’UNIÃO agit en tant qu'”Opérateur Social” et garantit la participation populaire – une cogestion –  au sein du projet de l’Etat.
Il faudra donc à l’UNIÃO installer des structures de formation pour les futurs mobilisateurs sociaux, élaborer un diagnostic urbain rapide et participatif, puis écrire un plan local de développement communautaire associant les offres du gouvernement et les priorités des communautés. Sans oublier de permettre la pérennisation d’un suivi social sur place.
* Pau da Lima, Jardim Cajazeiras, Nova Sussuarana, Baixa da Paz.

Un état des faits impondérables, où l’ennemi se nomme promoteur ou agent immobilier, prêt à tout : http://www.humanitaire.ws/plus_info.php?idnews=826

Leur adresse personnelle à Salvador :
COpourquoipastoit@humanitaire.ws
L’adresse de leur groupe de soutien :
pourquoipastoit@humanitaire.ws

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