Archive | août 2010

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Un parking nommé folie: 6000 voitures

Publié le 31 août 2010 par bahiaflaneur

L’entité* para publique en charge de la revitalisation du quartier du Comércio, dans la ville basse, à l’aplomb du centre historique, a annoncé fin juillet la construction et l’implantation de deux parkings géants, gérés par le secteur privé, dans cette zone portuaire. Le président de Omni Estacionamentos était présent lors de l’annonce. Le plus grand parking devrait accueillir, sur ses cinquante-cinq mille mètres carrés, six mille voitures. Il serait situé sur l’emplacement actuel des Fuzileiros Navais da Marinha do Brasil, qui serait transféré. Est prévu la construction jointe d’un centre commercial, ainsi qu’un centre de conventions, de bars et de restaurants.

* Escritório de Revitalização do Comércio (ECR).


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Cássio Nobre, la viola en poupe

Publié le 29 août 2010 par bahiaflaneur

cassionobreCássio Nobre a de nombreux projets. Relectures et compositions inédites, qu’elles se nomment samba de viola, pagode de viola, baião de viola, ponteios, modas, choros, folia de reis, l’interprète recherche toujours de “nouveaux timbres”, de nouveaux rythmes et “textures sonores”. Il s’envolera pour Copenhague, fin octobre, invité pour le prestigieux Womex, le plus grand salon mondial dédié aux musiques du monde, folk, traditionnelles et ethniques. L’accompagneront les douze membres du groupe de samba de roda “Samba Chula de São Braz”, pour un show programmé dans la grande salle. Ils seront les uniques représentants de Bahia. Avant cela nous l’avons rencontré pour évoquer son actualité “d’incitateur” de la samba de roda, et ses rendez-vous musicaux pour 2011.

Cássio a toujours mis un point d’honneur à “maintenir une certaine distance entre ses recherches ethnomusicologiques et sa création artistique”. Pour cela, le musicien, quand il intervient aussi comme comme producteur ou directeur musical  d’un disque de musique  de samba de la province de Bahia “souhaite apprendre des manières traditionnelles de jouer cette musique, et cela dans le contexte social de ces  joueurs de samba de roda, comme joueur de viola de machete”. Le natif du Maranhão désire ainsi “affirmer la persistance de cette musique du Recôncavo et sa pratique” en dirigeant des ateliers, régulièrement, dans le contexte même de cette samba de roda  de cette région du Recôncavo. Afin qu’elle continue “à s’adapter aux transformations actuelles et continue ainsi pendant très longtemps”.
Avant cette fin d’année, Cássio souhaite lancer son nouveau disque instrumental, “Couraça” (type de Cuirasse de cuir des vachers du sertao de Bahia), où les violas auront la part belle. Ces musiques viendront en prolongement de celles enregistrées pour “Ultima Pele”. Et Cassio espère également innover avec la mise en réseau, sur son propre site internet en 2011, de “Larvamigra” (minuscule parasite migrant, également appelé “animal géographique, qui entre dans la peau des êtres humains, dessinant par leurs parcours des cartes géographiques*), futur disque composé et produit “en partenariat avec plusieurs musiciens d’Europe, d’Amérique latine et d’Afrique”, disponible pour le public gratuitement, ce dernier pouvant participer en composant ses propres versions de  ce “Larvamigra”. Ce projet vient de recevoir une Bourse de production culturelle pour l’internet, de la part de la FUNARTE, organisme fédéral lié au ministère de la culture.

* Analogie avec les partenaires musicaux venus d’horizons divers, sur le web. On notera ainsi que les trois titres des albums de C. Nobre se réfèrent à la peau (pele).

Discographie:
- Ultima Pele (2007) - label à Bahia : Tantascoisas ; distribution nationale: Tratore.
- Cássio Nobre a donc assuré la direction musicale, en novembre 2009, du premier disque du groupe (voir photo ci-dessous) de samba de roda, typique de la région du Recôncavo, “Samba Chula de São Braz”. Formé de neuf musiciens, dont Cássio avec sa viola à dix cordes et une viola machete, il intègre également quatre femmes choristes. São Braz est un bled proche de la ville de Santo Amaro da Purificação. La production phonographique de ce “Quando dou minha risada, há, há…” est assurée par Tadeu Mascarenhas, déjà évoqué dans ce blog pour le groupe de rock Radiola.
Pour écouter le disque, il y a deux adresses:
http://www.myspace.com/sambachuladesaobraz
http://www.euterpediabrasil.com/profile/SambaChuladeSaoBraz

samba-chula-de-sao-braz

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Jeunesse brisée…

Publié le 29 août 2010 par bahiaflaneur

Les adolescents bahianais de 14 à 17 anos qui travaillent représentent un volume au-desus de la moyenne nationale. En 2008, entre 5 et 9 anos, ils étaient 1,6%. 10,5% de ceux âgés de 10 à 13 anos, et 21,6% des jeunes Bahianais entre 14 et 15 anos, travaillaient également*. Tandis qu’entre 16 et 17 anos** ils sont 34,9% à travailler.
Les données de l’OIT, rendues publiques le 5 août***, montrent que la majeure partie de ces jeunes travaillent dans le secteur agricole, alors que dans les autres États, leurs semblables travaillent hors agriculture. Et que la majorité de ces jeunes sont noirs et de sexe masculin. Pour l’organisme international, si 65,9% des enfants et adolescents de Bahia travaillaient en 2008 dans l’agriculture, cela représente un total de 300.000 personnes.

* La moyenne nationale est de 16,5%.
**  La moyenne nationale est de 33,6%.
***  Organisation Internationale du Travail. À partir des données de la Pesquisa Nacional por Amostra de Domicílios (Pnad) et du recensement (censo) de l’Instituto Brasileiro de Geografia e Estatística (IBGE) de 2008. Les sources de l’enquête affirment qu’1,5 million d’enfants travaillent au Brésil.

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“Noire est la main”

Publié le 29 août 2010 par bahiaflaneur

alex

La main du nettoyage
(paroles et musique: Gilberto Gil - 1984)

Le blanc a inventé que le noir
Quand il ne salit pas dans l’entrée
Va salir à la sortie
Imagine seulement
Il va salir à la sortie
Imagine seulement
Quel mensonge incroyable

En vérité la main esclave
Passa sa vie à nettoyer
Ce que le blanc salissait
Imagine seulement
Ce que le blanc salissait
Imagine seulement
Combien le noir peinait

Même après l’esclavage aboli
Noire est la main
De celui qui nettoye
Lavant les habits, frottant le sol
Noire est la main
C’est la main de la pureté

Noire est la vie passée au pied de la cuisinière
Noire est la main
Mettant la table
Nettoyant les taches du monde avec de l’eau et du savon
Noire est la main

En vérité la main esclave
Passa sa vie à nettoyer
Ce que le blanc salissait
Imagine seulement
Ce que le blanc salissait
Imagine seulement
Ce blanc crasseux
Imagine seulement

A mão da limpeza

O branco inventou que o negro
Quando não suja na entrada
Vai sujar na saída, ê
Imagina só
Vai sujar na saída, ê
Imagina só
Que mentira danada, ê

Na verdade a mão escrava
Passava a vida limpando
O que o branco sujava, ê
Imagina só
O que o branco sujava, ê
Imagina só
O que o negro penava, ê

Mesmo depois de abolida a escravidão
Negra é a mão
De quem faz a limpeza
Lavando a roupa encardida, esfregando o chão
Negra é a mão
É a mão da pureza

Negra é a vida consumida ao pé do fogão
Negra é a mão
Nos preparando a mesa
Limpando as manchas do mundo com água e sabão
Negra é a mão
De imaculada nobreza

Na verdade a mão escrava
Passava a vida limpando
O que o branco sujava, ê
Imagina só
O que o branco sujava, ê
Imagina só

Gilberto Gil

La photo qui illustre ce texte, que nous avons traduit, a été prise en août 2009, à Salvador, à notre demande. Nous en préservons l’anonymat mais dirons que le comédien, d’orgine modeste, qui se voit représenté ainsi, chemine avec exigence, depuis plus de trente ans, en France, depuis ses premiers pas au coeur de la minuscule troupe du “Théâtre Noir” jusqu’à de nombreux récents premiers rôles cinématographiques, où les conscients déchirements de l’âme humaine perlent ses interprétations. Et ses nombreux silences, qui ponctuaient nos conversations ici, ne laissaient de doute sur ses tourments, à prendre connaissance du cheminement de ses “frères”, à Bahia. Cette main illustre donc pleinement, pour nous, “l’avant et un possible après” des mots de Gilberto Gil.
(photo © M. G.)

——-
Pour Gilberto Gil, cette chanson a été écrite à l’époque car il lui “venait à l’esprit avec une grande netteté combien sont recherchés et importants les noirs pour le travail de nettoyage en général qui est fait dans la vie de tous les jours, et aussi avec une grande clarté combien les salisseurs sont exactement ceux qui ont le plus de moyens, les plus riches, les plus bénéficiés de la société qui, en leur grande majorité, correspondent à la classe la plus claire, la classe la plus blanche”. Extrait traduit de: Gilberto Gil, Todas as letras / Companhia das Letras / 2003 (p.349).

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