Archive | septembre 2010

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Le sein, la marguerite et le chien

Publié le 30 septembre 2010 par bahiaflaneur

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Elle est nue ou presque, assise dans la soupente poussiéreuse. Ses très longs cheveux blonds cachent la blancheur de sa peau. Elle saisit l’anse d’une tasse à café, immaculée, posée sur sa soucoupe. Mais la tasse est vide, d’une blancheur virginale. La scène a duré un éclair. Sur l’un des deux autres écrans géants, au même moment un homme jeune et mince, habillé comme en hiver, tente de gravir, d’escalader le mur d’une maison abandonnée, la nuit venue. Des grilles lui font obstacle. Il semble avoir une massue dans la main pour ouvrir son chemin. Des gravas jonchent les sols des pièces de l’immense demeure, qu’il  parcourt frénétiquement. Sans cesse, les trois grands écrans qui emplissent trois des murs de la gigantesque pièce centrale du Palácio da Aclamação, dans l’obscurité totale, durant une bonne dizaine de minutes en boucle permanente, vont projeter des images simultanées, indépendantes, de l’Homme et de la Nymphe. On apercevra furtivement, entretemps, un lit nuptial vide, un chien qui dévore de la viande crue à même le sol, une baignoire vide, voire un gros plan de la joue de la “princesse” qui mâche sa part de viande. Tout s’entrechoque, le plus souvent dans une lumière des plus faibles, parmi des dizaines de plans. Montage, beau montage. Nous reconnaissons, parfois, l’endroit même de la projection comme le décor filmé. Et l’Homme revient souvent, la massue en main, pour percer et détruire des parois à la recherche, visible, de la donzelle. Une narration sans cesse cassée et déstructurée. Viendront ensuite une baignoire de marbre encastrée, vide, puis pleine. Un lavabo détruit à la masse. Une marguerite flottera aussi, plus tard, sur le sein de la Belle. Des pièces vides, desespérément vides. Des sols qu’il faut défoncer, à toute volée. Rien n’y fera. Pour l’Homme,  il y a toujours un mur, une galerie, un couloir, à franchir pour L’atteindre. Le chien réapparaît puis disparait. Chimères.
Absolument fascinante, l’oeuvre muette du bahianais Caetano Dias est de celles qui se vivent en trois simultanéités, en ce palais réel, et nous convie, entre autres, au nécessaire compagnonnage renouvelé des fantasmes érotiques.

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O Bicho Geográfico. De Caetano Dias. Jusqu’au 28 novembre 2010. Palácio da Aclamação. Mini catalogue offert. Dans la préface, “Os labirintos de Caetano Dias”, Cláudia Pôssa évoque savemment le chemin emprunté par Caetano, “qui, comme Georges Bataille, accepte le défi de danser avec le temps qui nous tue”, et “voit comme ultime sens de l’érotisme le désir anxieux de fusion”.

- Le vidéaste a pensé son œuvre autour de la “figure de l’homme qui s’approprie, qui s’étale. C’est l’incarnation de l’envahisseur, de l’Européen qui a occupé nos terres, qui vient avec son pouvoir modifiant tout et gérant une nouvelle forme d’interpréter et travaille le temps” (”homem que toma posse, que se espalha. É a encarnação do invasor, do europeu que tomou as nossas terras, que vem com seu poder modificando tudo e gerando uma nova forma de interpretar e lidar com o tempo”). Cette lecture politique, pour le spectateur “ingénu”, peut ne pas être effective au premier abord.
- Des oeuvres de C. Dias appartiennent au fonds de la Casa de Las Américas et du Centro de Arte Contemporânea Wifredo Lam, à Cuba et du Museu Berardo à Lisbonne, au Portugal.

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Incohérence, opportunisme, lâcheté et amoralité

Publié le 29 septembre 2010 par bahiaflaneur

Le candidat à la vice-présidence de la République, sur la liste menée par Dilma Roussef (PT) se nomme Michel Temer*. Son passé politique, et celui de son parti, sont d’une fourberie sans limite. Il est donc le président national du parti PMDB. Il est venu ce mardi 28 septembre 2010 à Salvador apporter son soutien à… l’adversaire, pour le poste de gouverneur de Bahia, du candidat du PT, Jaques Wagner. L’heureux “élu” se nomme Geddel Vieira Lima et mène la liste du PMDB à Bahia.
Il est intéressant de noter, alors que le premier tour de l’élection sera dimanche 3 octobre prochain, que la candidate Dilma Roussef n’a apporté officiellement son soutien au candidat Wagner que tout récemment, le 21 septembre 2010 à Salvador, alors que la campagne électorale est lancée depuis trois mois. La candidate lia publiquement son soutien exclusif, car Geddel “n’est pas bien placé dans les sondages”. (Eu apoio aqui o Jaques Wagner. O Geddel atualmente, nas pesquisas, não está bem situado. Tudo indica que a disputa ficará entre os dois primeiros”).
L’ex guerillera fumeuse de havanes et braqueuse de banques, aujourd’hui relookée par les meilleurs chirurgiens esthétiques, coiffeurs et couturiers n’aura prononcé son choix “bahianais”que treize jours avant le scrutin, tandis que son accolyte national l’aura indiqué seulement cinq jours avant.

* Michel Miguel Elias Temer Lulia.

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Ville basse

Publié le 28 septembre 2010 par bahiaflaneur

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Qui êtes-vous, Vitor Ramil ?

Publié le 27 septembre 2010 par bahiaflaneur

En une rare escapade au sud du Brésil, le flâneur souhaite ce jour divulguer cette vision lucide et complémentaire, par Vitor Ramil lui-même, d’un Brésil aux antipodes d’un Nordeste et d’un “pays tropical”…

L’Esthétique du Froid

Je me sens un peu le disciple de ceux pour qui
- selon la description de Paul Valéry - le temps ne compte pas;
ceux qui se dédient à une espèce d’éthique de la forme
qui conduit au travail infini.

Je m’appelle Vitor Ramil. Je suis Brésilien, je suis compositeur, chanteur et écrivain. Je viens de l’État du Rio Grande do Sul, dont la capitale est Porto Alegre. L’Etat est situé à l’extrême sud du Brésil, à la frontière entre l’Uruguay et l’Argentine, une région où le climat est tempéré, dans cet immense pays que le monde connaît comme étant un pays tropical.

Le territoire de l’État du Rio Grande do Sul équivaut à celui de l’Italie. Ses habitants, les Rio-grandenses, aussi connus sous le nom de Gaúchos, semblent se sentir les plus différents dans un pays fait de différences. Cela est dû à la situation unique de région-frontière qui les a formés et par laquelle ils ont été formés (l’Etat possède des frontières avec deux pays hispanophones); à l’immigration européenne, principalement italienne et allemande; au climat caractérisé par quatre saisons bien définies; au passé marqué par les guerres et les révolutions, comme par exemple les combats menés pendant trois siècles entre les empires coloniaux du Portugal et de l’Espagne, pour la conquête de notre territoire actuel, ou encore, la Révolution Farroupilha, entre 1835 et 1845, lors de laquelle la République Rio-grandense a été déclarée, séparant l’État du reste du pays pendant une période de dix ans.

Si durant le régime monarchique, l’État a anticipé la fondation d’une République, de nos jours, dans le cadre politique national de ce début de siècle marqué par l’inégalité sociale, sa capitale Porto Alegre est un modèle réussi de politique de participation populaire.

Je parlerai très brièvement de mon expérience comme artiste au Rio Grande do Sul et au Brésil. Il faut que je vous explique que cette conférence est un exposé de mes réflexions sur ma production artistique, et son contexte culturel et social. Le thème, l’esthétique du froid, n’est pas du tout une formulation normative. Les idées qui seront développées naissent de mon intuition et de ce que mon expérience reconnaît comme appartenant au sens commun. L’ampleur du sujet et la durée limitée de mon exposé ne me permettant pas de le développer pleinement, je vous invite à un débat ultérieur pour que nous puissions reprendre ensemble ce qui vous intéresse et partager quelques réflexions nouvelles.

Je suis né dans l’intérieur, encore plus au sud que Porto Alegre, dans la ville de Pelotas, qui apparaît dans quelques-uns de mes textes et de mes chansons en anagramme: Satolep. Ma vie professionnelle a commencé et s’est développée à Porto Alegre. Pourtant, j’ai enregistré presque tous mes disques à Rio de Janeiro, centre du pays et du marché de la musique populaire brésilienne. Sauf mon dernier CD, Tambong, qui a été enregistré à Buenos Aires, en Argentine.

A dix-huit ans, j’ai enregistré mon premier disque Estrela, Estrela; à vingt-quatre ans, j’ai quitté Porto Alegre pour déménager à Rio de Janeiro où j’ai vécu pendant six ans. J’habitais le quartier de Copacabana, une plage symbole de l’été brésilien, et, malgré le climat fait de changements discrets d’une saison à l’autre et où prédomine la chaleur, j’ai maintenu quelques habitudes du froid, comme boire le chimarrão, une infusion traditionnelle chaude de maté.

Or, à Copacabana, par un jour très chaud du mois de juin, justement quand l’hiver commence au Brésil, tandis que je buvais le chimarrão, j’observais au journal télévisé les scènes d’un carnaval anachronique pour une ville du Nord-est, région où il fait chaud pendant toute l’année - le carnaval brésilien est une fête de rue qui se passe dans tout le pays pendant l’été. Les images montraient un camion diffusant une musique qui réunissait des milliers de personnes, peu habillées, qui sautaient, chantaient et transpiraient sous un soleil accablant. Le présentateur du journal, qui parlait au pays entier à partir d’un studio situé à Rio de Janeiro, décrivait la scène avec un naturel absolu, comme si cela était naturel en juin, comme si cela faisait partie du quotidien de tous les Brésiliens. Bien que je sois aussi à moitié nu et trempé de sueur à cause de la chaleur, je ne pouvais pas m’imaginer défiler derrière le camion comme ces gens là, je ne me sentais pas motivé par l’esprit de cette fête.

Ensuite, dans le même journal télévisé, on a montré l’arrivée du froid au Sud, annonçant un hiver rigoureux. J’ai donc vu le Rio Grande do Sul: des champs gelés sous la lumière blanche du matin, des enfants qui écrivaient de leurs doigts sur le gel accumulé sur les vitres des voitures, des hommes au poncho (un gros manteau en laine), des eaux gelées, l’espoir de neige à la montagne, un chimarrão qui fumait comme le mien. À moitié nu et trempé de sueur, j’ai reconnu immédiatement cet endroit comme le mien et j’ai souhaité ne pas être à Copacabana mais dans un avion pour Porto Alegre. Le présentateur avait adopté le ton d’une presque incrédulité en décrivant ces images du froid comme si elles étaient le portrait d’un autre pays (il les a même définies de «climat européen»).

Tout cela m’a causé un grand étonnement. Je me suis senti isolé, distant. Non pas du Rio Grande do Sul, qui était pourtant bien éloigné, mais de Copacabana, de Rio de Janeiro, du centre du pays. Pour la première fois, je me sentais un étranger, un étranger dans mon propre pays, différent, séparé du Brésil. Je tenais la preuve de quelque chose dont, jusqu’à cet instant, je n’avais pas eu conscience d’être un exemple : le sentiment de ne pas être ou de ne pas vouloir être Brésilien, sentiment que le peuple du Rio Grande do Sul éprouve maintes fois, soit dans des situations triviales du quotidien, soit dans l’organisation de mouvements séparatistes.

Sérieusement ou par plaisanterie, on a toujours beaucoup dit au RS que c’est un «pays à part» (notre drapeau actuel est le même que celui de l’époque des révolutionnaires, farroupilhas, qui ont séparé l’État du reste du pays bien qu’au début ils n’avaient pas cette intention). Comme j’ai toujours cru qu’il existait une grande distance entre parler et sentir, la réalité de ce sentiment nouveau me troublait. Cela signifiait que je n’avais pas besoin de sortir dans la rue avec quelques fous qui cherchaient à se séparer: j’étais déjà, de fait, détaché du Brésil.

A cette époque, à la charnière des années 80 à 90, le thème du «pays à part» était de nouveau à la mode, il n’existait pas dans les autres régions du pays, et aujourd’hui encore, il n’est pas de peuple plus occupé à interroger sa propre identité que le peuple du RS. Dans ce contexte, le gauchismo et les mouvements séparatistes étaient en vogue provoqués par les protestations au gouvernement fédéral à cause de la mauvaise situation économique de l’État avec la même rhétorique des révolutionnaires du XIXe siècle.

J’ouvre ici une parenthèse pour commenter ce que j’ai appelé gauchismo.

Dans un pays si grand comme le Brésil, il est très difficile que les régions puissent bien se connaître. Elles ne font qu’employer des stéréotypes en fixant donc des images imprécises. Les médias, situés au centre du pays, ont les mêmes difficultés et adoptent les mêmes stéréotypes régionaux pour expliquer la diversité, ce qui finit par les renforcer. Dans ce processus, des distorcions s’établissent comme les définitions des couleurs locales.

De nos jours, le mot gaúcho, désigne les habitants du Rio Grande do Sul. Mais il constitue aussi un des stéréotypes régionaux les plus répandus à l’échelle nationale, si ce n’est le plus répandu. Le Gaúcho est en même temps l’homme de la campagne et le héros, que l’écrivain brésilien Euclides da Cunha a définit comme ayant une existence-presque-romanesque. Du point de vue populaire, il est considéré comme un homme courageux, viril, criard, fanfaron, quelqu’un toujours près de son cheval, de sa viande et de son chimarrão.

Originellement le gaúcho est l’habitant de l’intérieur du Rio Grande do Sul qui travaille à cheval dans les champs et élève du bétail. Un personnage qui, dans le passé, a participé aux guerres et aux révolutions de l’État. Ce même personnage existe aussi chez nos voisins, en Uruguay et en Argentine. La différence réside dans le fait que dans ces pays, gaucho désigne seulement l’homme de la campagne, et ce n’est donc pas un terme adéquat pour désigner les habitants des centres urbains. Il est significatif que, dans la variété des types régionaux brésiliens, celle-ci soit la marque de représentation des rio-grandenses, et c’est justement ce qui les relie aux pays voisins et les fait donc devenir des «étrangers».

D’un autre point de vue, le gauchismo ou le tradicionnalisme Gaúcho est un grand mouvement organisé qui transite entre le stéréotype et la réalité de la vie à la campagne, et qui cherche à promouvoir ce qu’il considère comme la culture du Gaúcho. L’effort de certains groupes traditionnalistes pour légitimer ce personnage et son monde comme notre véritable identité et le lien historique du Gaúcho aux héros de la Guerre des Farrapos contribuent de manière décisive pour que le stéréotype soit accepté par les «Riograndenses» comme leur image de réprésentation. Dans l’État et dans le pays on ne dit presque plus Rio-grandense mais Gaúcho.

Au-delà de sa signification réelle, le Gaúcho, de par son lien avec les héros farroupilhas, est un symbole qui, dans les moments où l’auto-affirmation s’avère nécessaire, se trouve toujours à portée de main, tout comme le sentiment séparatiste.

Parlant d’identité et de séparation, je referme la parenthèse et je reviens à Copacabana.

Le fait qu’un carnaval existe, et qu’il se donne à voir comme naturel en plein juin, m’a fait penser aux régions de la «chaleur» brésilienne, aux gens et aux habitudes qui se trouvent au-dessus du Sud-est brésilien et m’a amené à les relier au quotidien de Rio de Janeiro. L’esprit de cette fête ne signifiait rien pour moi, mais il représentait sûrement quelque chose pour la plupart de mes voisins cariocas et pour le reste du Brésil. Malgré toute la diversité, je voyais dans le Brésil tropical (je généralise pour faire référence au Brésil à l’exception de sa partie subtropicale, la Région Sud) des langages, des goûts, des comportements communs qui sont les caractéristiques de sa face la plus visible. Son art, son expression populaire avaient toujours comme toile de fond l’appel irrésistible de la rue, où le multiple, le varié, le mélange qu’elle évoque prennaient de la forme, puisque la musique et le rythme étaient certainement une invitation à la fête, à la danse, au bonheur de gens expansifs et accueillants. Il y avait en fait une esthétique qui convenait parfaitement au cliché du Brésil tropical. Et si je ne pouvais affirmer qu’elle unifiait les Brésiliens, j’étais sûr que nous, à l’extrême sud, contribuions très peu à son existence. Ce qui correspondait si bien à l’idée courante de la brésilianité parlait aussi de nous, mais n’en disait que très peu, et jamais sur ce qui nous est fondamental. Il était évident pourquoi nous nous sentions les plus différents dans un pays fait de différences.

Si mon identité, tout à coup, était incertaine, d’un autre côté, tandis que je regardais les images du froid comme quelque chose de très bizarre dans le contexte tropical (je précise ici que le journal télévisé est transmis dans tout le pays), une évidence s’imposait telle une certitude significative: le froid est un paramêtre de différence important entre nous et les Brésiliens - Et la magnitude de la différence qu’il représente va au-delà du fait que dans aucun endroit du Brésil, on ne sent autant le froid comme du sud. Etant l’emblème d’un climat aux saisons bien définies et aussi celui de nos saisons propres et intimes; déterminant notre culture, nos habitudes, ou faisant bouger notre économie; étant identifié à notre paysage; donnant au Gaúcho à l’existence-quasi-romanesque, comme au Rio Grandense, une atmosphère adéquate, et tout ce qui ne lui est pas étranger; pour tout cela, le froid, bien qu’il ne soit pas notre exclusivité, nous distingue des autres régions du Brésil. Le froid, phénomène naturel toujours présent dans les médias, et en même temps métaphore capable de parler de nous de façon vaste et définitive, symbolise le Rio Grande do Sul et est symbolisé par lui.

Nous avons besoin d’une esthétique du froid, me suis-je dit. Il y avait une esthétique qui semblait vraiment unifier les Brésiliens, une esthétique pour laquelle nous, à l’extrême sud, nous avions peu contribué; l’idée courante de brésilianité disait très peu sur nous, et jamais sur ce qui était fondamental. Nous nous sentions les plus différents dans un pays fait de différences. Mais comment étions-nous alors? De quelle manière nous exprimions-nous de la façon la plus complète et véritable? L’écrivain argentin Jorge Luís Borges, qui est enterré ici à Genève, a écrit: l’art doit être comme un miroir qui nous révèle notre propre visage. Malgré nos contreparties froides, nous n’avions pas encore été capables d’engendrer une esthétique du froid qui puisse révéler notre propre visage.

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