L’inconnue totale

Marina Silva. C’est bien de la candidate du Partido Verde qu’il s’agit ici. Avec les quelques 20% de votes obtenus au premier tour, elle se retrouve en position d’arbitre pour le deuxième tour, le 31 octobre 2010, de l’élection présidentielle.
Un Partido Verde qui vote “avec la gauche et/ou avec la droite” dans le pays entier, sans les moindres fondamentaux éthiques et statutaires. Marina Silva, une candidate qui n’est “ni à droite ni à gauche, mais vers l’avant”. Marina Silva, une candidate qui n’a pas la majorité (10 voix sur  un total de 60) au Conseil exécutif du Partido Verde, parti qui dans les coulisses, piaffe d’impatience pour déclarer son soutien officiel et inconditionnel à José Serra. Marina Silva, une ministre de l’Environnement qui resta stoïquement au gouvernement, lors des nombreuses affaires de corruption, orchestrés par le PT, et dévoilées par des hommes politiques, sans jamais remettre en question lesoptions de ce gouvernement. Elle s’opposa à de nombreux gigantesques projets d’usines hydro-électriques et tenta de freiner le déboisement, très timidement, de la forêt amazonienne. Elle s’opposa à quelques secteurs de l’agro-industrie, préférant ensuite les ignorer. Elle démissionna, principalement pour des désaccords politiques avec Dilma Roussef, et sur des points de vue irréconciliables, comme la “tournure industrielle donnée au secteur de la production brésilienne”. Redevenue sénateur, s’inscrivit au Partido Verde et se dévoila candidate seulement lorsque l’horizon élection apparut.
Marina Silva ne trouve rien à redire sur le géant minier brésilien, et premier groupe mondial du secteur, VALE (ex Vale do Rio Doce, groupe public privatisé par l’ex-président Cardoso) : “Ce n’est pas une entreprise marginale. C’est un groupe minier qui fonctionne correctement, de manière durable, qui n’envahit pas les terres des peuples indigènes, je ne la vois pas problématique.” (Não é uma empresa marginal. É uma mineradora que faz coisas de forma correta, sustentável, que não invade terra de índios, não vejo problema.)
Son candidat à la vice-présidence, Guilherme Leal, seulement inscrit au PV depuis le 30 septembre 2009, président du groupe de cosmétiques Natura et 456e fortune mondiale, a déjà, par monts et par vaux, vanté l’ère de huit ans de pouvoir de l’ex-président libéral Fernando Henrique Cardoso.
À Bahia, où le gouverneur actuel (J. Wagner, PT) a été réélu avec 4.067.792 votes (63,83%), le candidat régional des Verts a obtenu 3,97% (253.021 votes). Mais pour le scrutin nationial, il faut noter les 30,21% obtenus par Marina Silva, à Salvador intramuros.

Vous aimerez aussi...

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *