Archive | novembre 2010

Tags: , , , ,

Le “divin” collectif de Glauber Rocha

Publié le 29 novembre 2010 par bahiaflaneur

glauber2Il y a quelques semaines l’actuel ministre des Affaires étrangères du Brésil, Celso Amorim, a rendu public des annotations, jamais connues jusqu’alors, et écrites un mois avant sa mort, du cinéaste trouvées sur l’exemplaire d’un ouvrage possédé par le défunt metteur en scène bahianais. Dans la biliothèque personnelle du ministre, et dans les marges de la traduction en italien de  “O império de Napoleão” de Stendhal*, que Glauber projetait adapter. À l’époque, en 1980, C. Amorim dirigeait l’Embrafilme, organisme public et national qui chapeautait la création cinématographique brésilienne et correspondait régulièrement avec Glauber, résident au Portugal.
Extraits :
- “O condutor do povo é um enviado de Deus - o coletivo é o divino que se indiviluadiza”/“Le conducteur du peuple est un envoyé de Dieu - le collectif est le divin qui s’individualise”.
- “O nacionalismo é a semente que germina no deserto social - os impérios materializam o inconsciente coletivo do povo através de seus patriarcas, que realizam as guerras purificadoras e fortificantes “./“Le nationalisme est la graine qui germe dans le désert social - les empires matérialisent l’inconscient collectif du peuple via ses patriarches, qui réalisent les guerres purificatrices et fortifiantes”.
Dans le scénario de Glauber, le personnage Napoleão Viravante est un grand propriétaire de terres qui s’imagine la réincarnation de Napoléon, abandonne sa femme espagnole et va se marier avec sa maîtresse africaine, qui le tuera. Dans le fonds d’archives, actuellement hébergé par la fondation Tempo Glauber, 223 scénarios ou projets de livres sont encore inédits. Au milieu de 80.000 documents de toutes sortes, fruits de la création de celui qui réalisa  vingt-deux films de tous métrages…

* Stendhal a écrit “Vie de Napoléon”, et “Mémoires sur Napoléon”. Il n’est pas précisé de quel ouvrage original il s’agissait, dans la traduction italienne que lisait Glauber Rocha.

Commentaire (0)

Tags: , , , , ,

Bernardo, comme un poisson dans la mer poétique

Publié le 27 novembre 2010 par bahiaflaneur

bernardolinhares2Bernardo Linhares a cinquante ans. Ses soirées entre vers et verres, dans sa grande maison face au Porto da Barra, ont rythmé nos dix dernières années, sous le regard de Vinicius de Moraes et au son des mélodies de Dolores Duran. Celui qui goûte l’incandescence des épigrammes de ses maîtres Alberto Hoisel et Ildasio Tavares vient de réunir en un volume cinquantes poèmes. Mercredi 24 novembre, entre frutos do mar et vinho tinto, la soirée de lancement fut une ode à la femme et au sourire.

Pleine lune festive
En une mer tranquille de fin d’après-midi
le vent souffle la bougie du jour,
la nuit pénètre par la lucarne,
onirique, oui, elle soupire.
Endormie elle rëve avec les anges,
dans le silence éternel s’éveille
jeune et nue. Enlaçant l’océan
dans le premier quartier de lune se courbe en arc
et toute entière, gorgée de flammes,
le vent affleure ses fils dorés.

Luau
Num mar tranquilo de fim de tarde
o vento sopra a vela do dia,
a noite penetra pela fresta,
onirica, sim, ela suspira.
Adormecida sonha com anjos,
no silêncio do sem-fim desperta
nova e nua. Abraçando o oceano
no quarto crescente curva em arco
e toda inteira, recheada em chamas,
o vento lambe os seus fois dourados.

As flores do Ocaso. Bernardo Linhares. Editora Via Litterarum. 2010. 75 p. ISBN 978-85-98493-86-2

Commentaire (0)

Tags: , , , , ,

La fille triste et le grand dadais, clowns ?

Publié le 25 novembre 2010 par bahiaflaneur

palhacos1Ils ont une valise comme compagne. Tous ou presque. Qu’ils rentrent en scène seuls ou en compagnie de deux autres clowns, hommes ou femmes, selon. Pendant plus d’une heure, au long de dix scenettes, l’une dansera en solo, dans une parodie rougeoyante et émotionnante de Chantons sous la pluie. Puis le grand dadais technicien de surface s’emmêlera les pinceaux, le manche, les bras, le balai, le sceau à lessive et tout son corps longiligne dans une hilarante scène de “ménage”.
Guidés par Alexandre Luis Casalli, le metteur en scène de ce spectacle dominical, une jeune femme clown mimera les illusions de la consommation contemporaine, pour notre plus grand plaisir, puis viendra le tour de Enoque (photo ci-contre), longiligne et tout en étirements muets, qui nous émouvra par sa grâce corporelle millimétrée.
palhacos2Dans un enchaînement parfait, avec seulement deux mois de répétition comme ses autres copines artistes, entrera en piste alors la très jolie clown à l’accent diaboliquement et joliment connoté, qui viendra, dans sa solitude d’amoureuse pleine d’espoir, puis délaissée et triste, nous faire pleurer, au son d’une chanson de Billie Holiday et remémorer, peut-être, en s’empiffrant de cigarettes, une scène d’un film de Jim Jarmusch (photo ci-dessous). Plus tard, le clown photographe cachera sa timidité derrière son empressement comique et ses gesticulations saccadées, face à son modèle féminin, qui s’en trouve ravie. Ravis, nous le fûmes aussi, au sortir de cette enchanteresse et divertissante après-midi dominicale.
Allez-y ! Dimanche 28 novembre, dernière !

Um dia a Casa Clown. Espaço Kryacura, au 21, rua Democrata, dans le quartier du Dois de Julho (en face du clube dos Fantoches), au centre-ville. Dimanche. 28 novembre 2010. 16h00.

Commentaire (0)

“Les pirogues s’en vont, les pirogues s’en viennent”

Publié le 23 novembre 2010 par bahiaflaneur

Village de Baiacu, dans l'île d'Itaparica

Village de Baiacu, dans l'île d'Itaparica

Commentaire (0)

Advertise Here
Advertise Here

Soyez guidé à Bahia avec mon agence

Flâner, c'est vivre !

Au fil des jours

novembre 2010
L Ma Me J V S D
« oct   déc »
1234567
891011121314
15161718192021
22232425262728
2930  

(dés)information...

AU MARCHÉ

Bahia NOIRE

Bibliothèques

homophobie

Il est mélomane

Ils ont chanté

ILS ONT JOUÉ

ong ?

VIVRE AUX CHAMPS