Lucidité citoyenne et « lacunes » musicales de Gilberto Gil

(…) « En ce qui concerne Salvador, les côteaux, le traitement des invasions de terrains, la manière erronnée adoptée pour le traitement des poubelles et du transport, cette tentative de substitution du transport public par l’automobile. C’est un cycle vicieux, mais qui est bien là. On ne peut seulement responsabiliser l’autorité. C’est une question culturelle, mais ce n’est pas seulement une question politique. (…) J’ai l’impression que, s’il fut possible une inversion de culture à propos à plusieurs de ces problèmes, si le transport collectif fut une chose ardemment désirée par la population, elle acquérerait une plus grande capacité de pression. Et quand je dis la population, j’évoque des secteurs qui ont la capacité de pression politique. Les classes moyennes – et ce n’est pas un problème brésilien, mais mondial – ont tendance à être celles qui méprisent le sens de de la responsabilité publique, et pour cela stimulent le mépris, la négligence de la part des pouvoirs publics. Le rêve de la classe moyenne est d’avoir un voiture, non le métro. C’est un rêve faustien, lié à une idée abstraite de bien-être. C’est ainsi avec le transport et avec une série d’autres choses, avec la consommation, l’alimentation…

gilvivas

G. Gil, photographié à son domicile, à Salvador, l'avant-dernière semaine de janvier 2011, par FERNANDO VIVAS

– Cinquante-sept albums enregistrés, 8 Grammys Awards. Il y a des lacunes que vous percevez dans votre trajectoire comme artiste ?
« Il
y en a toujours. Et je n’ai jamais fait un disque dédié au samba, qui est une chose que je souhaitais faire et que peut-être je vais faire. La difficulté est que les autes genres musicaux sont plus configurés à l’intérieur de limites et d’éléments esthétiques plus effectifs. Le samba est une chose immense, une gamme énorme, il existe des sambas de tous types. »
(interview donnée au supplément dominical du principal quotidien de Bahia, et publiée le 23/1/2011)

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