Archive | juin 2011

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Un peu de musique…

Publié le 29 juin 2011 par bahiaflaneur

Nous avions tiré son portrait il ya quelque temps déjà… le Duo Ambar“, formé de Ricardo Erick de Andrade, au violoncelle, et son compère Leonardo Barros Reis interprètent Villa-Lobos. La Bachianas no 5. Un  ária. Trois minutes et trente-neuf secondes, pour le meilleur, dans le cadre d’un hommage à João Américo, qui est un important distributeur d’instruments pour tous les musiciens bahianais. Le show s’intitulait “Sarau do João”. C’était le 14 novembre 2010. Dans la grande salle du Teatro Castro Alves. Bonne écoute !

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Gustavo Dahl est mort

Publié le 27 juin 2011 par bahiaflaneur

Membre capital du groupe Cinema Novo aux côtés de Glauber Rocha, critique, monteur puis metteur en scène important de ce même groupe, il avait traversé, dans toutes ses sphères, cinquante ans durant, le cinéma brésilien. Il travaillait et résidait à Rio de Janeiro.
Il est mort hier, dimanche 26 juin 2011, à Trancoso, au sud de Bahia, alors qu’il regardait… un film. D’un infarctus fulgurant.
Gustavo DAHL, souvent un discours sans concession et sans illusions démesurées… Mais il devait composer avec les lobbies… Nous l’avions rencontré, ici-même, à Salvador, il y a peu… Un débit de voix calme, un amour pour la France et son cinéma…

Gustavo Dahl/Bahiaflâneur, en juillet 2009

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Nouvelles bilingues de Marie-Jeanne…

Publié le 26 juin 2011 par bahiaflaneur

saolazaro14062011

 ”S’il n’y avait pas de médecins, il n’y aurait pas de malades”
Antonin Artaud

Au moment même où les pouvoirs publics, d’un pays supposément phare de l’Europe*, et le premier ministre de ce pays, se refusent “ne serait-ce qu’une seule seconde à penser à la dépénalisation de la marijuana”, ici au Brésil, un récent ex président de la République du Brésil se déclare ouvertement, à tout va, à faveur de la libéralisation de la consommation du haschich, et la plus haute institution judiciaire brésilienne, qui intervient après l’avis de la présidence de la République, le nommé Tribunal Superior de Justiça (STF), a donné l’autorisation permanente des manifestations, dans tout le pays, qui prônent la décriminilisation de la “maconha”, il semble utile de revenir sur lune possible origine d’une telle criminalisation de cette herbe, à Bahia.
Un chercheur, Luisa Gonçalves Saad, a pointé la fin du XIXe siècle pour encadrer sa thèse**. “La fin du XIXe siècle présentait un Brasil affaibli, récemment sorti de l’esclavage et en manque d’un nouveau projet politique, où les théories raciales représentaient une bonne solution pour les obstacles en direction d’une nation moderne. Au moment de la croissance des villes, d’un indice élevé de maladies, de désorde et de prostitution, la médecine venait munie d’une vocation politique progre. L’élite nationale***, préoccupée avec les conditions sanitaires de la population, et, principalement, avec la composition raciale de la nationalité, incorpore l’eugénisme - synonyme d’évolution, progrès, civilisation - aux projets politiques et scientifiques, voyant en elle une solution pour améliorer les aspects physique et moral de la “race nationale”. Plus précisément le discours de Mme Saad cherche “à analyser le discours médical durant la Primeira Republica et son influence dans la criminalisation de la maconha et dans la répression à sa consommation, cherchant le rôle des théories raciales dans la stigmatisation de ses usagers, dans sa grande majorité noirs et métis.” Et le chercheur de rappeler combien ce thème induit “politique, religion, culture, traditions, et surtout la polémique”.

* La population de l’Europe occidentale représentera, en 2050, selon des études publiées ce mois, 5% de la population mondiale…
** “O discurso da Medicina na proibição da maconha - Preocupações cerca da composição racial de uma Républica exemplar”. Conférence prononcée lors du II Encontro de São Lazaro, Organisé pour fêter les 70 ans de la Faculdade de Filosofia e Ciencias Humanas, en partenariat avec l’Instituo de Psicología, par João Carlos Salles et Antonio Marcos Chaves, philosophes. Plus de 400 causeries se sont échelonnées entre les 13 et 17 juin derniers.
*** Faut-il rappeler que la première faculté de médecine du Brasil fut construite à Salvador, au Centre Historique, sur le Terreiro de Jesús - où elle est toujours - et que la classe médicale représentait il y a encore peu la source démographique de presque tous les pouvoirs à Bahia?

Photo : descendant les marches, sur le magnifique campus de Sao Lazaro, le 16 juin 2011 vers 11h30.

- Un riche catalogue de 336 pages a été édité par Cuarteto Editora (cuarteto.livros@compos.com.br)

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“La fête de l’Amour”, par Lourenço Mueller

Publié le 25 juin 2011 par bahiaflaneur

“O que os olhos nao vejam/O coraçao sente”. Les vers du sambista Adoniran Barbosa résonnent, pour toujours, dans l’oreille de tout Brésilien. Plus modestement, l’oeil du flâneur s’est arrêté sur la prose pertinente de Lourenço Mueller, architecte, urbaniste et essayiste bahianais. Le texte de ce francophile - qui nous enjoignait récemment, nous sachant à Rio de Janeiro, “de ne pas abandonner Bahia” - s’inquiète à juste titre, tant du “cœur malade de Salvador” que de la société marchande qui amalgame et prend pour cible toutes “les choses du cœur”. Nous l’avons traduit. Bonne lecture. BF.

La fête de l’Amour
par Lourenço Mueller

Je suppose que des pseudo-intellectuels ne supportent pas la fragmentation de la connaissance, en pensant que les spécificités doivent être épuisées en elles-mêmes. Et bien souvent ils n’ont lu Deleuze et Guattari, philosophes de la post-modernité qui ont préconisé la nature rizomathique de la propre connaissance en ces temps de chaînes globales.
Mais laissons de côté ce manteau quelquefois médisant des idées reçues et du ressentiment et affrontons une thématique qui - au contraire de ce que disent ces personnes mal aimées et surtout amant mal, qui dénigrent l’Amour et le tâchent d’exagérations - peut être dans l’essence et le cerne de notre existence.
Et pour ne pas dire que j’abandonne le sujet central de mes discours, la ville; j’écris sur l’amour pour elle. Non par coincidence - on me publie un dimanche sur trois - cet article tombe le jour de la Saint-Valentin*.
Nous devons, pour le moins, trouver étrange la transformation de l’amour en motivation de consommation Cela pourrait être réellement le jour de l’Amour au lieu de contenir toutes les catégories, amants, fiancés, mariés, ficantes et assimilés les appelant namorados, de telle forme que tous se sentent inclus et obligés par les médias à acheter des cadeaux pour l’autre. Comme s’il ne suffisait pas déjà que la transformation éthologique de l’espace de la consacration divine, la cathédrale, dans l’espace de l’adoration de la consommation, ses nouveaux temples, les shopping centers, inventèrent également les fêtes de ceci et de cela, substituant les jours saints.
La mode, entre les couples qui se disent modernes, est un petit sigle effrayant pour la majeure partie des hommes qui la considèrent extrêmement abhorrée, les DR, discussion de relation. Dans le cas des villes, la Planification Participative correspond à cela et a été également une activité pour le moins soporifique pour ceux qui la pratiquent, par manque absolu de créativité explicative. Ici, y compris les conférenciers dorment pendant les audiences sur le sujet, malgré que nous ayons tant besoin de discuter sur la ville démocratiquement.
Si à la place des amoureux ce fut la fête de l’Amour nous pourrions aussi parler de l’amour de la ville et discuter la relation des habitants avec elle, ses insécurités, ses mouvements (mobilité urbaine), ses peurs du futur (chômage, santé, éducation, professionalisation des enfants…). Et, bien sûr, les DRs à propos du cœur. Dans la ville, il correspond au Centre et il y a un mouvement dans les métropoles appelé gentrification (retour au centre).
Dans notre cas, qui avons le plus vaste patrimoine d’architecture coloniale du Brésil dans des zones métropolitaines, le retour au centre, au cœur antique et portugais, cela devrait être un programme de gouvernement dans les trois sphères, car ce mouvement pourrait résoudre des problèmes contemporains plus graves, comme le blocage du trafic automobile, la requalification de la richesse du paysage, l’offre déjà existante de l’infrastructure et des équipements, tous les avantages connus de l’agglomération réunis historiquement par les centralités urbaines, cœur des villes.
Salvador a le cœur malade. Dans de nombreux sens. Le Centro Histórico (aujourd’hui avec la nouvelle nomenclature de Centro Antigo, par ailleurs une expansion spatiale balisée) est abandonné, méprisé physiquement, trahi conceptuellement, oublié institutionnellement, et humilié dans sa grandeur esthétique malgré de bonnes études qui sont en train d’être faites. Vous noterez que j’utilise des verbes utilisés dans les DRs. Et, pour compléter, il est en train d’être échangé par d’autres espaces plus jeunes, sans qu’importe les effets néfastes causés à la ville, comme les nouvelles agglomérations (d)émergentes dans l’Avenida Paralela où la circulation (du sang) est congestionnée par des artères bouchées par la graisse (excès de voitures).
Pour continuer les DRs de Salvador avec ses habitants, des articles dans les journaux ne suffisent pas. Plus que cela, il est nécessaire une compréhension urbanistique de l’évacuation de son centre et une décision politique pour le revitaliser. Prendre au sérieux la Planification non seulement du siège métropolitain, mais aussi de sa couronne. Cependant cela nous a aidé d’évoquer ces thèmes. Principalement si nous réussissons, par quelque alchimie de langage, mettre la thématique de la ville entre les choses du cœur et la fête de l’Amour.

*” Dia dos Namorados”, au Brésil. Cet article fut ainsi publié le dimanche 12 juin 2011, dans le quotidien A Tarde, en page 2.
 

O dia do amor

Suponho que pseudo-intelectuais não suportam a fragmentação do conhecimento, ao pensar que as especificidades devem ser esgotadas em si mesmas. Nem sempre leram Deleuze e Guattari, filósofos da pos-modernidade que preconizam a natureza rizomatica do próprio conhecimento nesses tempos de redes globais.
Mas deixemos de lado o manto às vezes maledicente do preconceito e do ressentimento e encaremos uma temática que - ao contrário do que dizem essas pessoas mal amadas e sobretudo mal amantes, que denigrem o Amor e o tacham de piegas- pode estar na essência e no cerne da nossa existência.
E para não dizer que abandono o assunto central dos meus discursos, a cidade, escrevo sobre o amor por ela. Não por coincidência - publicam-me a cada três domingos- esse artigo encaixa-se no dia do Amor.
Temos que, no mínimo, estranhar a transformação do amor em motivação consumista. Poderia ser realmente o dia do Amor em vez de abarcar todas as categorias, amantes, noivos, casados, ficantes e assemelhados chamando-os de namorados, de forma que todos se sintam incluídos e obrigados pela mídia a comprar presentes para o outro. Se já não bastasse a transformação etológica do espaço da consagração divina, a catedral, no espaço de adoração do consumo, seus novos templos, os shopping centers, também inventaram os dias disso e daquilo, substituindo os dias santos.
Está na moda entre os casais modernosos uma pequena sigla assustadora para a maioria dos homens que a consideram extremamente aborrecida, as DR, discussão da relação. No caso das cidades o Planejamento Participativo corresponde a esta e tem sido igualmente uma atividade no mínimo soporífera para os que a praticam, por absoluta falta de criatividade expositiva. Aqui até os palestrantes permanecem dormindo nas audiências sobre o assunto malgrado precisemos tanto de discutir a cidade democraticamente.
Se em vez dos namorados fosse o dia do Amor poderíamos também falar do amor a cidade e discutir a relação dos habitantes com a mesma, suas inseguranças, seus movimentos (mobilidade urbana) seus medos do futuro (desemprego, saúde, educação, profissionalização dos filhos…). E, claro, as DRs sobre o coração. Na cidade ele corresponde ao Centro e há um movimento nas metrópoles chamado gentrification (gentrificação = retorno ao centro).
No nosso caso, que temos o maior patrimônio de arquitetura colonial do Brasil em áreas metropolitanas, o retorno ao centro, ao coração antigo e português, deveria ser um programa de governo nas três esferas, pois esse movimento poderia resolver problemas contemporâneos mais graves, como o travamento do tráfego, a requalificação da riqueza da paisagem, a oferta já existente de infraestrutura e equipamentos, todas as conhecidas vantagens de aglomeração reunidas historicamente pelas centralidades urbanas, coração das cidades.
Salvador está com o coração doente. Em muitos sentidos. O Centro Histórico ( hoje com a nova nomenclatura de Centro Antigo, alias uma expansão espacial acertada) está abandonado, desprezado fisicamente, traído conceitualmente, esquecido institucionalmente, e humilhado em sua grandeza estética apesar dos bons estudos que vem sendo feitos. Notem que estou usando os verbos utilizados nas DRs. E para completar, vem sendo trocado por outros espaços mais jovens, não importa que efeitos nefastos venham causar a cidade, como as novas aglomerações (de)emergentes na Paralela onde a circulação (do sangue) está congestionada por artérias entupidas de gordura (excesso de carros).
Para continuar as DRs de Salvador com seus habitantes não bastam artigos de jornal. Mais do que isso, é necessária uma compreensão urbanística do esvaziamento do seu centro e uma decisão política para revitalizá-lo. Levar a sério o Planejamento não apenas da sede metropolitana, mas do seu entorno. Entretanto tem ajudado falar nesses temas. Principalmente se conseguirmos, por alguma alquimia de linguagem, colocar a temática da cidade entre as coisas do coração e no dia do Amor”.

Lourenço Mueller Costa

lourencomuellerLourenço Mueller Costa est architecte et urbaniste. Il a effectué bonne part de sa carrière, à Salvador, dans l’organisme public CONDER.
Au cœur(!) des années 90, dans le cadre d’études d’architecture, L. Mueller a sillonné la France profonde, de longs mois durant. L. Mueller a récemment publié un petite fiction, hilarante, “O inventor do Carnaval” qui a pour décor le Carnaval de Bahia. Il milite également pour l’implantation de pistes cyclables à Bahia et souhaite créer un musée international de la Bicyclette à Salvador.
Ci-contre, L. Mueller, récemment, devant une sculpture de Mario Cravo Junior, dans la Galerie Paulo Darzé.
muellercosta@gmail.com

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