Sérgio Souza Silva: Esclavagiste ? Récidiviste ?

encruzilhadajuscelinosouza1« Régime de travail analogue à l’esclavage », tels sont les termes utilisés par la Policia Rodoviaria Federal et les inspecteurs de l’instituto Brasileiro de Meio Ambiente e dos Recursos Naturais Renovaveis (Ibama) pour inculper, par leur action déclenchée entre le 13 et le 14 juillet 2011, le fermier Sérgio Souza Silva, en flagrant délit, qui maintenait soixante-trois ouvriers dans des conditions inhumaines pour travailler dans soixante-seize fours à charbon végétal. A 636 kilomètres au sud de Salvador, sur la municipalité de Encruzilhada, dans la région de la plus troisième plus grande ville de Bahia, Vitória da Conquista, la ferme se trouvait dans une zone de cent hectares. 800 m3 de bois natif, retirés des proches environs par le fermier, ont été également saisis. Au moment de l’abordage par les forces de police, les hommes armés de fusils de chasse qui surveillaient en permanence les travailleurs ont fui, laissant derrière eux les cahiers prouvant la « vente » des produits de base*, organisée par le fermier, retenue directement sur le « salaire » des soixante-trois malheureux. Ces derniers n’avaient droit qu’à 20 litres d’eau par jour pour subvenir à la toilette, à la soif et pour préparer les repas, tandis que leur « lit » était fait de branches.
encruzilhadaLes soixante-seize fours illégaux détruits par la police, dont certains de trois mètres de haut, pouvaient produire, chacun, du charbon végétal en volume suffisant pour occuper la benne d’un camion dont la charge utile est de 3,8 tonnes.
Le fermier, Sérgio Souza Silva avait déjà été inculpé pour le même type d’infraction, de production de charbon végétal, en avril 2011, dans la région de Lagoa Grande, proche de la frontière de Bahia avec l’Etat du Minas Gerais. Ce mois de juillet 2011, après sa nouvelle inculpation, en flagrant délit, le fermier a payé une caution, dont le montant n’a pas été révélé, et … a été libéré.

* Viande, haricots, sel, huile de soja, allumettes, cigarettes, margarine, pain. La lecture attentive des cahiers met en évidence des « coûts » supérieurs à 300% aux prix du marché, imposés aux travailleurs.

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(photos – recadrées – de Juscelino Souza / Ag. A Tarde)
Historique de la destruction de fours à charbon végétal illégaux:
http://www.blogdomarcelo.com.br/v2/tag/carvao/

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2 réponses

  1. anonyme dit :

    (…) parece que o grande comprador de carvão desta região é Eliaquin Vislei Machado de Souza – apelido de Machado – que vem atuando na compra de carvão dos pequenos produtores transportando em um caminhão baú com nota fiscal de madeiral legal de outro Estado este carvão e levado para o Rio de Janeiro (…)
    (…) Eliaquin Vislei Machado de Souza já foi atuado pelo IBAMA anos atraz. Ele não foi pego poque esta com um esquema perfeito no caminhão baú na Fazenda Espirito Santo, distante de 7 kilometros da cidade de Encruzilhada em direção a Cândido Sales.(…)

  2. bahiaflaneur dit :

    Depuis cette nuit de jeudi à vendredi 22 juillet 2011, une opération conjointe de la Secretaria de Segurança Pública, du Ministério Público Estadual, de la Secretaria Estadual do Meio Ambiente, de la Polícia Rodoviária Federal e de l’IBAMA effectue 29 mandats d’arrêt de producteurs de charbon végétal, 34 mandats d’appréhension de cinquante camions, pour réprimer de multipes types de fraudes dans le secteur de la production et de la vente et distribution de charbon de bois. Cette gigantesque opération concerne les municipalités de Jequié, Bom Jesus da Lapa, Barreiras, Riacho de Santana, Guanambi, Carinhanha, Coribe, Cocos, Vitória da Conquista et de Salvador. elle est menée par 150 policiais civis, 25 promotores públicos et 6 inspecteurs de l’Ibama.

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