Archive | août 2011

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Une protestation bien tardive, par Newton Sobral

Publié le 26 août 2011 par bahiaflaneur

Newton Sobral est journaliste. Il a travaillé, depuis le début des années soixante, dans tous les quotidiens de Bahia: Tribuna da Bahia, Jornal da Bahia et A Tarde. Il est également professeur et poète. Avant le coup d’état militaire, en 1964, il était vice-président de l’União Brasileira dos Estudantes Secundaristas (UBES). Il fut également assistant de  l’architecte Lina Bo Bardi, qui fonda le Museu de Arte Moderna da Bahia. C’est un homme de gauche, indigné par les agissements et l’ère du Partido dos Trabalhadores (PT) au pouvoir. Cette chronique, traduite par BF, a été publiée en page 3 du quotidien A Tarde, le jeudi 25 août 2011.

La manifestation pour comémorer les douze ans - depuis la date exacte de la publication de l’appel d’offres - de “l’inexistence” du mini métro de Salvador, réunie, le 11 août 2011, avec ses infimes deux cents manifestants dans l’Avenida Bonocô, vient à la rencontre de la critique du journaliste Juan Arias, correspondant du journal espagnol El País, quand, dans un récent article, il demanda: où sont les indignés du Brésil qui n’occupent pas les places pour protester contre la corruption et le manque d’étique des hommes politiques ? Regardez bien : seulement après douze longues années, par l’initiative de l’étudiant Cicero Cotrim, seize ans, qui utilisa le réseau virtuel Facebook pour régimenter les manifestants, quelqu’un descendit dans la rue externer le sentiment de honte des bahianais pour ce métro short.
Avec sa remarque, Arias accuse, sans le savoir, le processus d’accomodation au gouvernement du Partido dos Trabalhadores (PT) d’institution comme l’União National dos Estudantes (UNE), le Movimento dos Sem Terra (MST) et les centrales syndicales qui, dans un passé pas si lointain, étaient l’avant-garde des luttes revendicatrices, les emmenant sur les places publiques. Et comme n’existent pas de mouvements populaires sans leaders, avec la reddition de ces représentants, manque quelqu’un pour ouvrir les yeux du peuple.
L’UNE, par exemple, venue de mémorables campagnes politiques, comme lors de la lutte pour la redémocratisation du pays après la dictature militaire, s’est pratiquement vendue, aujourd’hui, au lula-petismo pour presque cinquante millions de reais pour construire un siège nouveau. Le MST, financé par le gouvernement, et les syndicats, bénéficiés par un veto de Lula, les exemptant de rendre des comptes au TCU* des gigantesques fonds issus de l’impôt syndical, suivent le même chemin.
Le PT a coopté l’avant-garde des masses dans tout le Brésil. Pire encore: il les a mises à son service dans des situations dégradantes, à l’exemple de l’UNE quand elle défend la corruption, se joignant à la thèse selon laquelle le scandale du “mensalão” n’était rien de plus qu’un “coup d’état des médias”.
Le mouvement étudiant à Bahia, assez combatif dans le passé, suit l’exemple et n’est plus le même. Nous allons tout faire pour que l’initiative de Cicero Cotrim fasse renaître les brios d’une classe dont l’action indépendante a beaucoup contribué pour que le Brésil puisse arriver au niveau d’une démocratie en développement.

* UNE: seulement tropis bahianais, dont deux venus de classes sociales privilégiées, en plusieurs dizaines d’années d’existence, en furent présidents, à la fin des années soixante-dix. Javier Alfaya (Francisco Javier Ulpiano Alfaya Rodrigues), architecte diplômé à Salvador, né en Espagne,  fut longtemps député communiste (PCdoB) de l’État de Bahia. Ruy César Costa Silva dirige une école privée et suit une carrière de producteur culturel. Orlando Silva de Jesus Júnior, noir et d’origine très pauvre, venue de la lointaine périphérie de Salvador, a dirigé l’UNE de 1995 à 1997. Il est actuellement ministre des Sports, à Brasilia.
** Cour des Comptes Fédérale.

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Um protesto bem atrasado, por Newton sobral

O protesto de rua pelos 12 anos - a contar da data da licitação - de  ‘inexistência’ do mini-metrô de Salvador, reunindo, dia 11, ínfimos 200  manifestantes na Avenida Bonocô, veio ao encontro da crítica do  jornalista Juan Arias, correspondente do jornal espanhol El Pais, quando, em recente artigo, perguntou: onde estão os indignados do Brasil que não ocupam as praças para protestar contra a corrupção e falta de  ética dos políticos? Frise-se bem: só após 12 longos anos, por  iniciativa do estudante Cícero Cotrim, 16, o qual usou o Facebook para arregimentar os manifestantes, alguém foi às ruas externar o sentimento  de vergonha dos baianos por esse metrô calça-curta.
Com sua observação, Arias acusa, sem o saber, o processo de acomodação ao governo petista de instituições como a UNE, MST e centrais sindicais, as quais, em passado não muito distante, eram a vanguarda das lutas reivindicatórias, levando-as às praças públicas. E como inexistem movimentos populares sem lideranças, com a rendição dessas representações, faltou quem abrisse os olhos do povo.
A UNE, por exemplo, de memoráveis campanhas políticas como a luta pela redemocratização do país após a ditadura militar, hoje praticamente vendeu-se ao lula-petismo por quase R$ 50 milhões para construir uma sede nova. O MST, financiado pelo governo, e os sindicatos, beneficiados por um veto de Lula isentando-os de prestar contas ao TCU dos imensos recursos oriundos do Imposto Sindical, seguem o mesmo caminho.
O PT cooptou a vanguarda das massas em todo o Brasil. Pior ainda: colocou-as a seu serviço em situações degradantes, a exemplo da UNE quando defendeu a corrupção, comprometendo-se com a tese de que o escândalo do mensalão não passava de um ‘golpe da mídia’. O movimento estudantil na Bahia, bastante combativo no passado, segue o exemplo e não é mais o mesmo. Vamos torcer para que a iniciativa de Cícero Cotrim faça renascer os brios de uma classe cuja ação independente contribuiu em muito para o Brasil chegar ao patamar de uma  democracia em desenvolvimento.

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Noirs quotas pour employés municipaux

Publié le 25 août 2011 par bahiaflaneur

Après l’université publique fédérale, la fonction publique municipale de Salvador. Des quotas de 30% seront désormais accordés et réservés à la population noire ou métisse soteropolitana dans l’ensemble des concours réalisés par l’administration municipale. Proposée, depuis 2009, par le conseiller municipal Gilmar Santiago (PT), la loi a été votée ce mercredi 24 août 2011 par le conseil municipal de Salvador. Cette décision altère donc la Lei Complementar nº01/1991,  qui institue le régime juridique des employés municipaux.
Avec ce vote, il est probable que le conseiller municipal pétiste a potentiellement d’ores et déjà fait un grand pas pour sa réélection en 2012, comme conseiller municipal. À moins que des idées de conquérir un poste de député ne lui viennent à l’esprit…

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Les planètes sarcasmes de Nelson Leirner

Publié le 24 août 2011 par bahiaflaneur

nelsonleirner18082011

Les amulettes de l'artiste lors du vernissage

Comme si nous étions un perpétuel fondu-enchaîné, masse informe. Comme si, pour l’œil inattentif, l’immensité tendait à nous rendre imperceptibles, sur la carte du monde. Nous, humains. Usagers ou acteurs ? Nelson Leirner ne transige pas et tranche. Dans le vif. Et l’artiste d’origine polonaise scinde et pointe, par son acuité dans ses juxtapositions, les sens et non-sens. Le jeu, la finitude, la guerre, la mémoire, la standardisation des goûts et des désirs, sont là, imparablement, qui nous aveuglent dans leur évidence. Scrutés et emmuraillés par les congrégations en soutanes. Mais ce qui vient patent dans notre observation ne nous rejette pas vers de sombres lendemains. Les œuvres de Leirner nous projettent vers une ample reconstruction du monde qu’il tient à nous seuls de percevoir pour mieux en ciseler et dessiner hardiment les contours, dans la voie formelle ironique que l’artiste créée et emprunte, avant qu’elle nous recouvre de ses déguisements factices, criards et colorés pour mieux nous envahir de ses lambeaux mortels.

Nelson Leirner, né en 1932 à São Paulo, a monté sa première exposition individuelle en 1960. Plus de soixante-dix autres mostras uninominales lui ont succédé, au Brésil et dans le monde. Par ailleurs, l’artiste a exposé dans plus de quatre cents expositions collectives. Il vit à Rio de Janeiro depuis 1997. Le titre, qu’il a choisi, de l’un de ses entretiens fleuve et phare - « Nelson Leirner : O engenheiro que perdeu seu tempo* » - accordé en juillet 2002 à Moacir dos Anjos, Agnaldo Farias et Adolfo Montejo Navas, se réfère implicitement à Marcel Duchamp (« Marcel Duchamp : l’ingénieur du temps perdu »), que Leirner découvrit tard, en 1970, quand il commenca à enseigner l’art, à la Faculdade Armando Alvares Penteado. Nelson Leirner avait précédemment exposé au MAM de Bahia en 1976 et 1995, puis en 2000 à la Paulo Darzé Galeria de Arte. En 2003 puis en 2005, il a exposé à la Galerie Marielle Maubrie, à Paris, en France.

nelsonleirnercataloguedarze18082011* Qui figure dans le grand catalogue (photo de la couverture ci à droite) produit et édité par Paulo Darzé: «Nelson Leirner - god bless», 2011, 92 pages, 1.500 exemplaires.
L’exposition de la trentaine d’oeuvres (photographies, sculptures, montages, collages, tableaux…) se déroule du 19 août 2011 au 24 septembre 2011, à la Paulo Darzé Galeria de Arte.

http://www.paulodarzegaleria.com.br/nelsonleirner2011.htm

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Quelques jours de relâche pour le flâneur…

Publié le 18 août 2011 par bahiaflaneur

Musique ! Avec les percussions de  Timbalada !


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