Archive | août 2012

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Un certain Bahianais et une tyrannie certaine

Publié le 31 août 2012 par bahiaflaneur

Aujourd’hui, 31 août 2012, l’Angola vote. Et ce simulacre de scrutin pour réélire celui qui verrouille son pays depuis presque quarante ans aura vu ses longues précédentes semaines être orchestrées d’une main de fer, médiatiquement, par le marqueteiro bahianais João Santana, dit Picsou (Patinhas), pour qui ceux qui ont encore la force de sourire, dans ce chaos urbain et ultra-libéral qu’est devenu Luanda.
Ce publicitaire aux bras longs, choyé par la présidente Dilma Roussef, s’apprête à d’autres pharaoniques campagnes publicitaires présidentielles et municipales dans les mois, semaines et jours qui viennent que lui ont confiées Chavez au Venezuela, et Haddad (PT associé, par l’exigence de l’ex président Lula, à l’aile de l’ultra droite de Paulo Maluf*) à São Paulo, Ananias (PT) à Belo Horizonte et Kertész (PMDB) à Salvador. Ce dernier homme politique, habile larbin populiste et entrepreneur millionnaire en dollars, qui fut deux fois maire de la capitale de Bahia - une fois nommé et une fois élu -, naquit, exista et surfa politiquement sur toutes les vagues bahianaises, depuis quarante ans, grâçe au clan conservateur d’Antônio Carlos Magalhães, et ses deux administrations laissent derrière lui une fétide trace aux relents de répressions policières, de magouilles comptables, de malversations et de nombreux soupçons de corruption.

Nous fermons le ban.

* Homme politique octogénaire et multi milliardaire recherché par Interpol, de fait interdit de sortie du Brésil.

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Un atlas pleinement d’actualité…

Publié le 27 août 2012 par bahiaflaneur

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Gelson dos Santos, venu de l'État d'Alagoas (Nordeste) pour travailler dans la région de Chumbo, près de Poconé (Mato Grosso) : libéré en août 2012 après 4 mois de travail sans salaire. Photo: Thiago Foresti

Dirigé par les trois chercheurs brésiliens de l’USP Neli Aparecida de Mello, Julio Hato et Eduardo Paulon Girardi et le géographe français Hervé Théry (professeur invité par l’Université de São Paulo - USP), ce document capital et novateur a été lancé fin juin 2012 par  “Amigos da Terra - Amazônia Brasileira”, une Organização da Sociedade Civil de Interesse Público (OSCIP) brésilienne.
Il en ressort principalement qu’aujourd’hui les activités qui utilisent le plus la main d’oeuvre “forcée” sont liées à la création de nouvelles grandes propriétés terriennes, avec la déforestation qui leur est liée pour cause de pâturage futur du bétail, ainsi que la production de charbon végétal. Entre autres abus qui attentent à la dignité humaine la plus élémentaire.
Pour ce qui concerne Bahia, traduisons les auteurs (page 21) :
“Entre 1995 et 2006, seuls cinq états du Brésil n’eurent à déplorer de sauvetages de travailleurs en condition d’esclavage : Roraima et Amapá, dans l’Amazone et les états du Pernambouc, d’Alagoas et du Sergipe, au Nordeste. Dans tous les autres 22 états brésiliens, même les plus riches, le phénomène est présent, bien que le plus grand nombre de travailleurs libérés se soit produit dans les états du Pará, suivi par le Mato Grosso, puis par l’ouest de Bahia et enfin le centre sud de Goiás.”
(”Entre 1995 e 2006, não ocorreram resgates somente em cinco estados: Roraima e Amapá, na Amazônia, e Pernambuco, Alagoas e Sergipe, no Nordeste. Em todos os outros 22 estados brasileiros, mesmo os mais ricos, o fenômeno está presente, embora o maior número de libertados tenha ocorrido nos estados do Pará, seguido pelo Mato Grosso, depois pelo oeste da Bahia e centro sul de Goiás.”)

Le document est ici (82 pages, en PDF, 29 Mo) à télécharger :
http://amazonia.org.br/wp-content/uploads/2012/05/Atlas-do-Trabalho-Escravo.pdf

Une très longue analyse pertinente, en français, est à lire ICI

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Des mots justes, ceux de Waldir Freitas Oliveira

Publié le 24 août 2012 par bahiaflaneur

waldirfreitasoliveira(…) Certaines rues des villes où nous vivons ressemblent à des vêtements que nous portons, presque une nouvelle peau” (…)

(…) “algumas ruas das cidades onde vivemos sao como roupas que vestimos, quase una nova pele”(…)*

Peu importe qu’il soit historien, peu importe qu’il ait dirigé les plus hautes institutions universitaires dédiées au peuple noir de Bahia, peu importe qu’il fut l’interlocuteur épistolaire, entre autres, des prestigieux ethnologues Edison Carneiro et Vivaldo da Costa Lima, peu importe qu’il connaisse les moindres recoins de Salvador, privilège d’une poignée ramassée, peu importe qu’il fut l’ami et le correspondant des plus fameux historiens, peu importe qu’il ait étudié à Strasbourg dans les années cinquante, peu importe tout cela, Waldir Freitas Oliveira, depuis sa retraite et son assise lointaines du littoral nord de Salvador, dans une interview accordée au supplément dominical Muito, daté du  19 août 2012 - Waldir Freitas Oliveira a décoché les mots justes… Justes, les mots de ceux qui aiment Salvador…

(auteur de la photo, recadrée par nous, non identifié)

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Des morts bien dodus!

Publié le 23 août 2012 par bahiaflaneur

Les contrôleurs sanitaires de l’Agência de Defesa Agropecuária da Bahia (Adab)*, accompagnés d’agents de la Polícia Rodoviária Federal, ont saisi dans la nuit du lundi 20 août, dans la municipalité de Encruzilhada distante de 600 kilomètres de Salvador,  plus d’une tonne - 1.340 kilogrammes - de produits alimentaires clandestins. La crème pour fabriquer le beurre, les poulets plumés, les saucisses, les hamburguers, les blancs de poulet, se trouvaient dans un camion et dans une… voiture funéraire. L’ensemble a été ensuite détruit sur la décharge sanitaire de Vitória da Conquista, au sud de Bahia.

* Liés au Secrétaria d’Etat à l’Agriculture (SEAGRI).

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