Un atlas pleinement d’actualité…

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Gelson dos Santos, venu de l'État d'Alagoas (Nordeste) pour travailler dans la région de Chumbo, près de Poconé (Mato Grosso) : libéré en août 2012 après 4 mois de travail sans salaire. Photo: Thiago Foresti

Dirigé par les trois chercheurs brésiliens de l’USP Neli Aparecida de Mello, Julio Hato et Eduardo Paulon Girardi et le géographe français Hervé Théry (professeur invité par l’Université de São Paulo – USP), ce document capital et novateur a été lancé fin juin 2012 par  “Amigos da Terra – Amazônia Brasileira”, une Organização da Sociedade Civil de Interesse Público (OSCIP) brésilienne.
Il en ressort principalement qu’aujourd’hui les activités qui utilisent le plus la main d’oeuvre “forcée” sont liées à la création de nouvelles grandes propriétés terriennes, avec la déforestation qui leur est liée pour cause de pâturage futur du bétail, ainsi que la production de charbon végétal. Entre autres abus qui attentent à la dignité humaine la plus élémentaire.
Pour ce qui concerne Bahia, traduisons les auteurs (page 21) :
“Entre 1995 et 2006, seuls cinq états du Brésil n’eurent à déplorer de sauvetages de travailleurs en condition d’esclavage : Roraima et Amapá, dans l’Amazone et les états du Pernambouc, d’Alagoas et du Sergipe, au Nordeste. Dans tous les autres 22 états brésiliens, même les plus riches, le phénomène est présent, bien que le plus grand nombre de travailleurs libérés se soit produit dans les états du Pará, suivi par le Mato Grosso, puis par l’ouest de Bahia et enfin le centre sud de Goiás.”
(“Entre 1995 e 2006, não ocorreram resgates somente em cinco estados: Roraima e Amapá, na Amazônia, e Pernambuco, Alagoas e Sergipe, no Nordeste. Em todos os outros 22 estados brasileiros, mesmo os mais ricos, o fenômeno está presente, embora o maior número de libertados tenha ocorrido nos estados do Pará, seguido pelo Mato Grosso, depois pelo oeste da Bahia e centro sul de Goiás.”)

Le document est ici (82 pages, en PDF, 29 Mo) à télécharger :
http://amazonia.org.br/wp-content/uploads/2012/05/Atlas-do-Trabalho-Escravo.pdf

Une très longue analyse pertinente, en français, est à lire ICI

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2 réponses

  1. magazine Carta Capital dit :

    Juíza decreta falência de empresa flagrada com mão-de-obra escrava no MT.
    28/08/2012
    http://www.cartacapital.com.br/sociedade/juiza-decreta-falancia-de-empresa-flagrada-com-mao-de-obra-escrava-no-mato-grosso/

  2. lecteur ATTENTIF dit :

    En 2005, 400 – oui, quatre cents – travailleurs en condition d’esclavage avaient déjà été retirés par des inspecteurs du Travail de cette même propriété rurale…
    http://www.reporterbrasil.com.br/exibe.php?id=371
    et rappel plus précis encore pour cette affaire de août 2012
    http://www.reporterbrasil.com.br/clipping.php?id=1917

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