Archive | décembre 2012

Santiago de Iguape…

Publié le 22 décembre 2012 par bahiaflaneur

Près de Cachoeira, dans le Recôncavo de Bahia, à deux heures de voiture de Salvador, le mot paix a encore du sens… “Iguape” prend son origine dans la langue tupi et signifie “lieu existant au cœur de l’eau” (”lugar existente no seio d’agua”). La réalisation de cette petite vidéo de 3′38”, au titre de “Oro mimá - Bantos” est due à Camila Yallouz, Elen Linth et Lamonier Angelo…


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Oscar

Publié le 06 décembre 2012 par bahiaflaneur

Il n’est nécessaire d’ajouter encore des mots, sucrés ou salés, après la disparition d’un homme tel qu’Oscar Niemeyer qui aura enlacé le Brésil et le genre humain par ses créations incroyables, plus de quatre-vingt ans durant. Ses œuvres majestueuses restent, et comment !
Notre bien modeste hommage en deux photos : dès le deuxième jour de notre tout premier séjour à Rio de Janeiro, nous avions couru prendre le ferry-boat - le souvenir reste intense - pour aller à Niteroi, un jour de brume malheureusement, au musée d’art moderne….

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Un livre essentiel, signé par le respecté journaliste Edouard Bailby : Niemeyer par lui-même: l’architecte de Brasilia parle à Édouard Bailby. Editions Balland. 1993. 224 pages.

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Décio Pignatari, concretista et traducteur (1927/2012)

Publié le 04 décembre 2012 par bahiaflaneur

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Hélio Oiticica, Décio Pignatari et José Lino Grünewald sur une image rescapée de l'incendie de la maison de César Oiticica, à Rio de Janeiro, en 2009 - photo André Durão/Folhapress, 19/10/2009

Décio Pignatari, l’un des principaux emblêmes de la poésie concrète des années 50, s’en est allé, dimanche 2 décembre 2012, vers 9h00, depuis l’Hospital Universitário de São Paulo. C’est un pan immense du Brésil qui manque, désormais, bien qu’il s’opposa durement et se brouilla avec de très importantes figures de la scène théâtrale ou littéraire, comme Zé Celso,  Ferreira Gullar. Ou bien encore d’autres disputes homériques dans le domaine de la traduction avec l’auteur Bruno Tolentino (brunotolentino, document PDF).
Décio avait, entre autres livres, édité avec les frères Campos “Mallarmagem” en 1971 et “Ezra Pound-Poesia” en 1983. Et revendiquait clairement la validité de la traduction pour des poètes qui étaient formellement innovateurs et qui ont tenté de produire, loin, très loin “des formes aliénées”.
Durant l’enterrement, à Morumbi, lundi 3, sa fille Serena a rappelé, devant la centaine de présents - parmi lesquels Augusto de Campos son ami depuis 1948 et le chef d’orchestre Júlio Medaglia - que son père ne voulait la présence de”nenhum sacerdote, nenhum padre”.
Ce même lundi, le chanteur et compositeur Tom Zé, bahianais et Tropicaliste, rappelait qu’une époque durant il rencontrait deux ou trois fois par semaine, à São Paulo, Décio et les frères Campos autour d’une bière: “À cette époque, Décio a eu l’idée de la pochette de mon disque “Todos os olhos”, qui réverbère jusqu’à aujourd’hui, avec ce c…, qui est un œil… Les poètes concrétistes se disaient influencés par la poésie provençale, que j’évoque moi aussi dans mon dernier disque, ‘Tropicália Lixo Lógico’. Leur influence est la même que les poètes populaires de Irará, ma ville natale”. BF. (en vignette et ci-dessous : Décio Pignatari abraça le sambiste Paulinho da Viola)


Décio Pignatari, par Almandrade

215845-970x600-1Décio est né à Jundiaí, dans l’Etat de Sao Paulo, en 1927, et est devenu célèbre, aux côtés des frères Augusto (1931) et Haroldo de Campos (1929-2003), comme l’un des noms du mouvement concrétiste, qui a réalisé des expérimentations formelles dans les arts brésiliens à partir des années 50. Au long de sa carrière, il a travaillé comme publicitaire, essayiste, théoricien de la communication, traducteur et dramaturge, et également professeur à l’Escola Superior de Desenho Industrial (Esdi) à Rio de Janeiro, à la PUC (Sao Paulo) et à l’UNB (Brasilia).
Les première poésies de Décio Pignatari furent publiées dans la “Revista brasileira de poesia”, en 1949. Son premier livre, ”Carrossel”,  fut lancé en 1950. Avec les frères Campos, il a publié, en 1965, “Teoria da poesia concreta”, livre considéré comme ciment du mouvement concrétiste.
“Décio, dans une lettre qu’il m’a écrit, a été le premier poète qui utilisa pour moi cette expression [poesia concreta]. Elle  caractérisait comme concrète la poésie de E. E. Cummings, le distinguant d’autres poètes. Et ceci resta dans notre correspondance” raconte Augusto à l’émission “Umas palavras”, sur l’adoption de l’intitulé par le groupe.
“En plus de poète, Pignatari a écrit roman, pièce de théâtre et a été traducteur, professeur et chercheur en sémiotique, sujet de pluiseurs de ses livres. Son œuvre poétique est réunie en ”Poesia pois é poesia” (1977), rappelle sur son site internet l’éditeur Cosac & Naify, qui publia en 2009 son livre ”Bili com limão verde na mão”.
Parmi les œuvres d’importance majeure nous citons “Informação, linguagem, comunicação” (1968), “Contracomunicação” (1972), “Semiótica e literatura” (1974) et “O rosto da memória” (1988), ce dernier qui inclut sa biographie. Pignatari a été également le traducteur d’ouvrages de Dante Alighieri, Goethe, Shakespeare et Marshall Mac Luhan.

Décio Pignatari, par Almandrade

215824-970x600-1Décio nasceu em Jundiaí, São Paulo, em 1927, e ficou conhecido, ao lado dos irmãos Augusto (1931) e Haroldo de Campos (1929-2003), como um dos nomes do movimento concretista, que realizou experimentos formais nas artes brasileiras a partir da década de 50. Ao longo de sua carreira, trabalhou como publicitário, ensaísta, teórico da comunicação, tradutor e dramaturgo, além de professor da Escola Superior de Desenho Industrial Esdi no Rio de Janeiro, da PUC-SP e da UnB.
As primeiras poesias de Décio Pignatari foram publicadas na “Revista brasileira de poesia”, em 1949. O livro de estreia, “Carrossel”, saiu em 1950. Com os irmãos Campos publicou, em 1965, “Teoria da poesia concreta”, livro considerado o responsável por consolidar o movimento concretista.
“O Décio, numa carta que me escreveu, foi o primeiro poeta que usou para mim essa expressão [poesia concreta]. Ele caracterizava como concreta a poesia do [escritor americano E.E.] Cummings, distinguindo-a de outros poetas. E aquilo ficou na nossa correspondência”, conta Augusto ao programa “Umas palavras”, sobre a adoção do rótulo pelo grupo.
“Além de poeta, Pignatari escreveu romance, peça de teatro e foi tradutor, professor e estudioso de semiótica, assunto de diversos de seus livros. Sua obra poética está reunida em “Poesia pois é poesia’ (1977), descreve em seu site a editora Cosac Naify, que lançou em 2009 seu livro “Bili com limão verde na mão”.
Entre as obras de maior relevância do poeta estão “Informação, linguagem, comunicação” (1968), “Contracomunicação” (1972), “Semiótica e literatura” (1974) e “O rosto da memória” (1988), que contém sua biografia. Como tradutor, Pignatari é responsável por obras de nomes como Dante Alighieri, Goethe, Shakespeare e Marshall McLuhan.

•”Re-flashes para Décio”, par Augusto de Campos
(texte en portugais, écrit en 2007 dans le “Suplemento Literário de Minas Gerais”)
http://www1.folha.uol.com.br/ilustrada/1195087-para-augusto-de-campos-inovacoes-de-decio-pignatari-fazem-falta-a-poesia-de-agora.shtml

•Une longue interview de Décio Pinatari, en 2007, au quotidien “Folha de Sao Paulo” :
http://www1.folha.uol.com.br/ilustrada/1194934-no-brasil-foge-se-como-o-diabo-da-cruz-dos-juizos-de-valor-disse-pignatari.shtml

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