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Qu’il vienne, l’aujourd’hui…

Publié le 01 novembre 2010 par bahiaflaneur

“Que haja hoje para tanto ontem”
“Qu’enfin vienne aujourd’hui après tant d’hiers”

Paulo Leminski
(poète, d’avant-garde, et écrivain brésilien - Curitiba, 1944/1989). Titre de l’un de ses poèmes… P. L. fut, entre autres tâches, le traducteur de John Fante…

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Second tour, entre “business et factions du système électoral”, par Francisco Antônio Zorzo

Publié le 29 octobre 2010 par bahiaflaneur

elections1L’essayiste Francisco Antônio Zorzo a publié dans l’édition de l’un des quotidiens de Salvador, A Tarde, datée samedi 23 octobre 2010, en page 2, l’article intitulé  “No topo da política eleitoral: o segundo turno”. Nous le mettons en ligne et le traduisons. Durant une conversation que nous avons eu ensuite avec l’auteur, ce dernier a martelé que “le système électoral s’est accaparé la politique au Brésil, avec ses business et ses alliances de factions” (”mostrar que o sistema eleitoral toma conta da política no Brasil, com seus negócios e as alianças de facções”).

Au plus haut de la politique électorale: le second tour

La science politique brésilienne répète la même leçon à chaque vote: la fragilité du système politique convit avec le fonctionnement agressif du sytème électoral. Pendant la période qui prépare le suffrage, qui dure en réalité plusieurs mois, la politique est totalement éclipsée par le système électoral. Les élections assument une importance extraordinaire et les manoeuvres pour atteindre le citoyen arrivent aux sillons de la distorsion des fonctions basiques de la politique représentative.
En période électorale, la scène devient confuse, paraissant plus une décision de championnat de football au moment où les équipes rentrent sur le terrain. La scène devient enfumée avec les hommes de marketing, les journalistes et les équipes de supporters organisées envoyant des pétards de tous les côtés. Curieusement, la campagne électorale au Brésil dispose encore de recharge d’énergie pour propager la contagion dans les masses. Au nom de la démocratie, celui qui a son petit cornet musical en plastique (vuvuzela) a l’opportunité de nombreux petits délires avant la date du vote.
Le jeu électoral compose un spectacle comparable avec les championnants de football, ses tableaux et ses paris. Comme une Coupe, les dépenses excessives d’argent, la malice et les dribbles pour la frime gagnent de l’espace dans la dispute pour le vote. La question est de comprendre comment les mouvements du système électoral s’enflamment de manière à monopoliser le sytème politique, au point qu’il reste seulement les belles paroles autour du nom des candidats. Dans ce cadre distordu du “pire ne peut rester”*, le refrain, qui fut une des plaisanteries les plus populaires de l’actuelle campagne ne constitue peut-être pas une pure plaisanterie d’un message hors contexte.
Malheureusement, la politique électorale du Brésil actuel, tend à être transformée en championnat de football. Profitant de la métaphore, on peut dire que les électeurs sont traités comme des supporters dans leurs relation d’amour et de haine avec la direction des équipes et stars respectifs. Mais le problème qui persiste pour les électeurs est dans l’abyssale lacune des informations fiables sur le fonctionnement du business politique et sur les alliances des candidats qui se présentent.
Cela veut dire, comme cela se passe pour le football à la télévision, que celui qui assiste au jeu dans les médias, plus il s’efforce et plus il participe émotionnellement, moins il s’intéresse sur les réelles conditions du match. Dans le cas des élections, le rideau de fumée bombardée est très dense. Le citoyen se sent impotent, comme s’il était, exprès, désinformé pour ne pas connaître les puissants intérêts qui motivent les candidats et leurs positionnements concrets. Cela est évident, de telle manière que la règle de Ficha Limpa* *devient une des querelles les plus aigues de la campagne de 2010.
Pour le système électoral, au niveau de chaque État ou de la Fédération, avoir un second tour pour l’élection présidentielle est un atout inégalable. De nombreux agents gagnent avec le prolongement de la période de la dispute électorale. Le système vibre avec la publicité et les candidats administrent leur image électorale, cooptant la sympathie et dribblant le rejet du citoyen. Initialement, les candidats avec les meilleures chances dans les intentions de vote sourrient pour les candidats opposés, qui de leur côté friment comme des libéros. Ensuite avec le ballon qui circule, les deux changent d’attitude, tout cela en fonction d’un public peu responsable, composé en grande majorité par ceux qui ont joué durement lors du premier tour. Ce mouvement excite les candidats et leurs équipes électorales de supporters avec la seconde mi-temps en ligne de mire.
En cela, les candidats oublient les intentions politiques qui rendent compte des véritables divisions de la société. Ils se défendent seulement avec quelques opinions sur des thèmes isolés, comme ceux de l’avortement ou de l’environnement. Les candidats ne présentent pas de programmes consistants au premier tour et le délai du second tour se raccourcit en peu de semaines. Ce processus d’évidement a été la tonique de la dispute du vote, car les hommes politiques sont habitués à la pratique d’attirer l’attention de l’électeur, sans s’engager sur un programme aux actions potentiellement réalisables. Manque une pensée cohérente et éthique qui vise à affronter les problèmes qui apparaissent dans  l’emploi du temps politique.

*En référence au slogan télévisuel d’un humoriste de télévision, quasiment analphabète, Tiririca, qui vient d’être élu député fédéral, à São Paulo, avec 1,350 million de votes. Il est le député qui a reçu le plus grand nombre de votes de tout le pays.  Son slogan: “Vote em Tiririca porque pior nao fica” (”Vote pour Tiririca, ainsi pire député ne pourra être élu”). Rappelons que le vote, au Brésil, est possible dès l’ãge de 16 ans et obligatoire dès 18 ans.
** Ficha Limpa est une loi, votée en 2010, qui a pour objectif de rendre impossible les candidatures de personnes répondant à des procès judiciaires.

Francisco Antônio Zorzo

Francisco Antônio Zorzo est professeur d’ingénierie - entre autres, ferroviaire - à l’université estadual de Feira de Santana (UEFS), deuxième plus grande ville de Bahia (franlisboa@hotmail.com).

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No topo da política eleitoral: o segundo turno

A ciência política brasileira repete a mesma lição a cada pleito: a fragilidade do sistema político convive com o funcionamento agressivo do sistema eleitoral. Durante o período que prepara o sufrágio, que dura na prática vários meses, a política fica quase totalmente eclipsada pelo sistema eleitoral. As eleições assumem uma importância extraordinária e as manobras para atingir o cidadão chegam às raias da distorção das funções básicas da política representativa.
No período eleitoral, a cena torna-se confusa, parecendo mais uma decisão de campeonato de futebol quando os times entram em campo. A cena fica esfumaçada com marqueteiros, jornalistas e torcidas organizadas atirando fogos para todos os lados. Curiosamente, a campanha eleitoral no país ainda dispõe de recarga de energia para contagiar as massas. Em nome da democracia, quem tem a sua corneta de plástico tem oportunidade para muitos pequenos delírios antes da data do voto.
O jogo eleitoral compõe um espetáculo comparável com os campeonatos de futebol e suas tabelas e grades de jogos. Tal como numa copa, os dispêndios de recursos, a esperteza e os dribles de efeito ganham espaço na disputa pelo voto. A questão é entender como os movimentos do sistema eleitoral inflam-no de modo a monopolizar o sistema político, ao ponto de só restar a falação em torno de nomes de candidatos. Nesse quadro distorsivo do “pior não fica”, o refrão, que foi uma das piadas mais populares da atual campanha, talvez não constitua a mera palhaçada de mensagem fora de contexto.
Infelizmente, a política eleitoral no Brasil de hoje, tende a ser transformada num campeonato de futebol. Aproveitando a metáfora, pode-se dizer que os eleitores vem sendo tratados como torcedores em sua relação de amor e ódio com a direção dos respectivos times e craques. Mas o problema que persiste para os eleitores está na enorme lacuna das informações confiáveis sobre o funcionamento do negócio político e sobre as alianças dos candidatos a representação.
Quer dizer, tal qual ocorre no futebol televisionado, quem assiste ao jogo na mídia, por mais que se esforce e que participe emocionalmente, pouco se intera sobre as reais condições da disputa. No caso das eleições, a cortina de fumaça expelida é muito densa. O cidadão sente-se impotente, como se estivesse sendo propositalmente desinformado para não conhecer os poderosos interesses que movem os candidatos e suas posições concretas. Isso ficou óbvio, de modo que a regra da Ficha Limpa passou a ser uma das querelas mais agudas da campanha de 2010.
Para o sistema eleitoral, no plano estadual ou federal, ter o segundo turno para a presidência é um trunfo inigualável. Muitos agentes ganham com o prolongamento do período de disputa. O sistema vibra com a propaganda e os candidatos administram sua imagem eleitoral, cooptando a simpatia e driblando a rejeição do cidadão. Inicialmente, os candidatos com melhores chances nas intenções de voto sorriem para os candidatos oponentes, que por sua vez esbravejam como irados zagueiros centrais. Em seguida com a bola rolando, ambos trocam de atitude, tudo em função do empurra-empurra de uma assistência pouco responsável, composta na grande maioria por aqueles que jogaram pesado no primeiro turno. Esse movimento excita os candidatos e suas torcidas eleitorais em direção ao segundo tempo.
Por isso, os candidatos esquecem os propósitos políticos que dão conta das verdadeiras divisões da sociedade. Eles apenas se defendem com algumas opiniões sobre temas isolados, tais como o aborto ou o meio ambiente. Os candidatos não apresentaram plataformas consistentes no primeiro turno e o prazo do segundo encurta-se em poucas semanas. Esse processo de esvaziamento tem sido a tônica da disputa do voto, pois os políticos estão acostumados à prática de chamar a atenção do eleitor, sem se comprometer com uma plataforma de ações exeqüíveis. Falta um pensamento coerente e ético que vise enfrentar os problemas colocados na agenda política nacional.
Francisco Antônio Zorzo

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Devant l’urne, nous ne “glapirons” pas

Publié le 28 octobre 2010 par bahiaflaneur

elections1Quels sont les maux de la société brésilienne ? En premier lieu la violence. 17,6 millions* d’armes à feu sont en possession de personnes privées au Brésil. 57% d’entre elles sont illégales. 72% de ces armes appartiennent à des entreprises de sécurité privées ou à des individus. Entre 1990 et 2000, à Bahia, il y eut plus de décès dus à des homicides par armes à feu que de décès dus aux accidents routiers. Aucun candidat ne souhaite remettre en question ce fait. En 2009, à Bahia, ont été saisies par la police 4.898 armes, ce qui donne un ratio de 37,1 armes pour 100.000 habitants. Un actuel et déjà ex-président de la République qui a refusé d’interdire par décret ces armes et qui au contraire a favorisé le vote d’un référendum sur les armes, lâchement otage des lobbies conservateurs. Un maintien de la possession d’armes qui fut donc prorogé officiellement, y compris par des militances de “gauche” et par quelques militances afro organisées, ces dernières représentant pourtant la première victime des armes, d’une manière terriblement indiscutable, nous voulons dire le peuple noir.
À égalité de mal, l’absence d’investissement dans les secteurs de l’éducation et de la santé publiques. Avec comme corollaire l’augmentation en flèche des écoles et universités privées autorisées par le ministère de l’éducation. Avec l’extension officielle des possibilités d’inclusion dans la déclaration annuelle de revenus, pour les seuls 15% de Brésiliens qui peuvent se le payer, des cotisations mensuelles de plan de santé privés et des mensualités d’enseignement privé, sans même compter des régimes privés de retraite. Une partie du Brésil qui humilie chaque jour un peu plus un autre Brésil dépourvu de l’accès à la santé basique et au savoir.
En dernier lieu, une absence totale d’argumentation politique et économique des deux candidats à la présidence de la république, durant la campagne. Et des arguments dignes de supporters sportifs.
Notre choix d’un renvoi dos à dos à leur crasse intellectuelle se fait ainsi dans la plus tranquille des évidences, à la veille de ce deuxième tour des élections présidentielles, dimanche 31 octobre 2010.
Et nous  revient naturellement la phrase, limpide, d’André Breton, issue d’un de ses tracts:

“À la niche les glapisseurs de Dieu !”

dilma

serra

* Chiffres donnés à la mi-octobre par les organisations Instituto de Altos Estudios Internacionales de Ginebra (HEID), l’organisation non gouvernementale Viva Rio et l’Instituto de Estudios de Religión (ISER). Le document commun, extrêmement détaillé et précis sur les violences en tous genres, qui porte le titre “Armas ligeras en Brasil: Producción, Comercio y Holdings”,  a été publié le 18 octobre 2010 par l’entité Small Arms Survey, qui dépend de HEID. La coordinatrice de ce rapport est bahianaise -  Maria Fernanda Tourinho Peres - et fille d’un polémiste intellectuel de Salvador. Avec l’outil de recherche, des dizaines d’entrée, à “Bahia”, figurent dans le document disponible ici :
http://www.smallarmssurvey.org/fileadmin/docs/E-Co-Publications/SAS-PAHO-WHO-2004-brasil-EN.pdf

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Alice au “pays des hommes”

Publié le 09 octobre 2010 par bahiaflaneur

Elle s’appelle Alice Portugal. Elle est la seule femme député fédéral de Bahia élue à l’Assemblée de Brasilia. pour la troisième fois consécutive, au milieu de ses trent-huit collègues hommes bahianais. Elle est du parti communiste (PcdoB, parti maoïste dans les années de dictature). Elle a recueilli un peu plus de cent mille votes. Elle tente d’agir pour les droits des femmes. Ses électeurs sont plutôt de la classe moyenne, non aliénée et cultivée.

aliceportugal

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