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“Les avancées de la médecine”

Publié le 31 juillet 2014 par admin

C´est sa chronique (”Leçons de guerre”), datée du 14/6/2014, présente un samedi sur deux, dans un quotidien bahianais. Joca la signe, dans cette actuelle mer d´ígnorance appelée cidade de Salvador, osons le dire. Elle n´est pas disponible sur la Toile. Nous avons photographié le papier journal et traduit les seuls premier et dernier paragraphes. Il nous semble que cela suffit. Effarant, effrayant et inquiétant, voilà les adjectifs qui nous viennent de prime abord à l´esprit.
Un grand Merci à vous, Joca, de rappeler leurs devoirs, sans relâche depuis soixante ans au moins, à tous ceux qui sont “informés”.

——

“Après la publication de mon reportage sur l´invasion de la Normandie, le 6 courant, dans ce journal, j´ai demandé à deux étudiants s´ils avaient des informations sur cette date historique, reproduite dans des films: la réponse fut négative. Non seulement ils ne savaient rien, comme ils ne connaissaient la figure néfaste de Hitler. L´un deux vint même à me demander : “Hitler n´a-t-il pas eu une importance pour les avancées de la médecine ?
(…)
Voici, comme synthèse, ce que je pense : l´ignorance du mal est l´assurance de sa répétition.”

jocajunho20141

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Défoncé (2/2)

Publié le 30 juillet 2014 par admin

Ce fut l’équivalent des Champs Elysées de Salvador au cours des années cinquante.
“La” rua Chile, celle où toute la - bonne - société soteropolitana venait se montrer, draguer. Et consommer, acheter bijoux, parfums, sous-vêtements chics, chapeaux et souliers, livres, pâtisseries fines, etc.
Aujourd’hui, des rideaux de fer tirés, des immeubles entiers vides, voire éventrés et quand vient l’obscurité, les zombies du crack…

ruachile

p.s. : à l´extrême droite de la photo, l´un des rideaux de fer, vert,  du magasin du… père (Adamastor) du cinéaste Glauber Rocha, qui n’a jamais rouvert depuis des dizaines d’années…
Un quartier “défoncé”, comme le montre cette photo prise le mardi 29 juillet 2014, à 10h22.

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Défoncé (1/2)

Publié le 29 juillet 2014 par admin

Terminus des lignes d’autobus de la ligne Praça da (Pelourinho)
Lundi 29 juillet 2014, 9h17

pracadase

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“Un Adieu à l’Alapíní”, par Emanoel Araújo

Publié le 12 octobre 2013 par admin

Mestre Didi décédé, le dimanche 6 octobre 2013, et enterré le même jour à Salvador, c’est tout un pan de la religiosité, du monde afro-brésilien, des mythes, de l’art et du spirituel qui disparaît. L’un de ses plus proches, le bahianais Emanoel Araújo - sans le moindre doute la plus haute et prestigieuse figure intellectuelle du monde de l’art africain au Brésil, qui vit à São Paulo depuis des dizaines d’années - lui a rendu hommage dans ce texte publié le 8 octobre dans la presse quotidienne brésilienne. Nous l’avons traduit. Nous n’avons trouvé les noms des auteurs des photos.

Un Adieu à l’Alapíní, par Emanoel Araujo

Il y a
peu de jours j’ai visité mon cher ami et frère Deoscóredes Maximiliano dos Santos, qui était couché, à moitié endormi. J’ai embrassé sa délicate et longue main. Il m’a sussuré quelques mots, surpris par mon apparition non annoncée. Durant quelques moments j’étais avec Juana dos Santos, son inséparable compagne de tant et tant d’années, sa fidèle et amoureuse épouse comme le furent celles du roi Xangô. Elle organisait, comme fruit de cet amour, le grand hommage qui lui serait rendu le 2 décembre pour ses 96 ans, le
siré des 96 ans de Mestre Didi, et me montrait la liste qui seraient invités à la fête. Je lui ai dit qu’en novembre prochain, le Museu Afro Brasil(1), à São Paulo, lui rendrait un hommage pour célébrer les 25 ans de la parution du livre “A mão afro-brasileira” (”La main afro-brésilienne”). Quelle ne fut pas ma surprise à l’annonce de sa mort.

Mestre Didi fut toujours un homme tourné vers la culture et la vie afro-brésilienne, depuis les nombreux livres qu’il publia sur le culte des ancêtres, dans lequel il avait l’honorable titre de
Alapíní. Il fut un artiste sculpteur aux belles œuvres, dont la thématique évoquait cet extraordinaire univers des choses de l’Afrique mythique, où les dieux sont sur la terre, et pour cela ses sculptures étaient totémiques, sortaient du sol pour atteindre l’infini. Il savait défier l’espace comme la ligne qui se dépliait en volutes chapeautées par des oiseaux, en une allusion à Oxalá, où se dépliait en des formes triangulaires comme les
oxés de Xangô ou bien les palmes doublées de fortes douleurs de tissus protégeant la nature. Les fils des palmes se transformaient en xaxarás, ibiris, paxorôs avec des petites poupées  coloriées, ornées avec des bandes de cuir de nombreuses couleurs.


Didi, Verger et V.C.Lima - photo non datée

Mestre Didi, Pierre Verger et V. da Costa Lima (photo non datée)

Tel était l’artiste dans son petit atelier, donnat forme et vie à la mythologie, aux légendes des orixás. aux complexités de cette culture millénaire: de la souffrance, de l’âme, de l’esprit, de la douleur et des racines enclavées dans la mémoire du temps et de l’espace, devant l’incompréhension des ignorants. Il fut un sage et un homme tourné vers le sacré, peut-être enseigné par sa marraine Dona Aninha, par sa mère Dona Senhora, peut-être même dans l’atmosphère verte et sauvage du  Ilê Axé Opô Afonjá*, avec toutes les ebames dans un chœur à l’unisson pour Xangô, le justicier. Mais il y eut un autre Mestre Didi, ami de Lídio, de Camafeu, de Waldeloir Rego, de Carybé, de Jorge Amado, de Vivaldo Costa Lima, de Tibúrcio Barreiros, de Dorival Caymmi, et de nombreux amis de par le monde, de par l’Afrique.

Deoscóredes Maximiliano dos Santos, sacerdote du culte des Egunguns, Alapini do Ilê Asipa**,
mestre sacré du culte des ‘ancêtres’, artiste sculpteur dont l’œuvre enchanta Brésiliens et étrangers dans l’exposition ”Magiciens de la Terre”, à Paris, dans la salle spéciale lors de la Bienal internacional de São Paulo, dans la grande exposition au Museu Afro Brasil, et au Museu Nacional da Cultura Afro-Brasileira, à Salvador. Commandeur de l’Ordre du Mérite de la culture nationale, nombreuses furent les étapes de son œuvre artistique et sacerdotal. Il flottait en ce monde de Olodumare et, comme le dieu Oxalá, transforma la terre argileuse et la paille avec des poupées coloriées en des êtres vivants qui parlent de l’éternelle et millénaire culture d’un peuple, et également de la culture vivante, qui pulse dans l’esprit du nouveau monde. Adieu, Alapíní, va à la rencontre de tes autres femmes, qui l’ont aimé comme un fils prodige: Dona Aninha et ta mère, Dona Senhora, véritables reines de l’Ilê Axé Opô Afonjá. Kaô Kabecilê.

(1) Musée, vaste et grandiose, que E. Araújo a fondé et dirige toujours, en 2013. Il est situé dans le Parque Ibirapuera, lieu magique. On ne peut aucunement prétendre connaître le Brésil sans l’avoir longuement arpenté. * Emblématique terreiro de candomblé, à Salvador. ** Terreiro de candomblé où il “régnait”.


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Um Adeus ao Alapini, por Emanoel Araújo

contesnoirsdidiHá poucos dias visitei o meu querido amigo e irmão Deoscóredes Maximiliano dos Santos, que estava deitado, meio adormecido. Beijei sua mão longa e delicada. Ele me sussurrou algumas palavras pela surpresa da minha aparição sem anunciar. Por momentos estive com Juana dos Santos, sua inseparável companheira de tantos e tantos anos, sua fiel e apaixonada mulher como foram as do rei Xangô. Ela organizava, como fruto desse amor, a grande homenagem que lhe seria prestada no dia 2 de dezembro nos seus 96 anos, o siré dos 96 anos do Mestre Didi, e me mostrava a lista dos amigos que seriam convidados para a festa. Disse-lhe também que, em novembro, o Museu Afro Brasil, em São Paulo, lhe prestaria uma homenagem para celebrar os 25 anos do livro “A mão afro-brasileira”. Qual a minha surpresa com a sua morte.

Mestre Didi sempre foi um homem voltado para a cultura e a vida afro-brasileira, desde os muitos livros que publicou sobre o culto dos ancestrais, no qual tinha o honroso cargo de Alapini. Foi um artista escultor de lindas obras, cuja temática falava desse extraordinário universo das coisas da África mítica, onde os deuses estão na terra, e por isso suas esculturas eram totêmicas, saíam do chão para alcançar o infinito. Ele sabia desafiar o espaço com a linha que se desdobrava em volutas encimadas por pássaros, numa alusão a Oxalá, ou se desdobrava em formas triangulares como os oxês de Xangô ou as palmas forradas de dores fortes de tecidos protegendo a natureza. Os fios de palmas se transformavam em xaxarás, ibiris, paxorôs com miçangas coloridas, adornadas com fatias de couro de muitas cores.

Esse era o artista no seu pequeno atelier, dando forma e vida à mitologia, às lendas dos orixás, às complexidades dessa cultura milenar: do sofrimento, da alma, do espírito, da dor e das raízes encravadas na memória do tempo e do espaço, diante da incompreensão dos ignorantes. Ele foi um sábio e um homem voltado para o sagrado, talvez ensinado pela sua madrinha Dona Aninha, por sua mãe Dona Senhora, talvez até na atmosfera verde e selvagem do Ilê Axé Opô Afonjá, com todas aquelas ebames num coro uníssono para Xangô, o justiceiro. Mas houve um outro Mestre Didi, amigo de Lídio, de Camafeu, de Waldeloir Rego, de Carybé, de Jorge Amado, de Vivaldo Costa Lima, de Tibúrcio Barreiros, de Dorival Caymmi, e de muitos amigos pelo Brasil afora, pelo mundo afora, pela África afora.

Deoscóredes Maximiliano dos Santos, sacerdote do culto dos Egunguns, Alapini do Ilê Asipa, mestre sagrado do culto dos ancestrais, artista escultor cuja obra encantou brasileiros e estrangeiros no “Magiciens de la Terre”, em Paris, na sala especial da Bienal internacional de São Paulo, na grande exposição no Museu Afro Brasil, no Museu Nacional da Cultura Afro-Brasileira em Salvador. Comendador da ordem do mérito da cultura nacional, foram muitos os degraus de sua obra artística e sacerdotal. Pairou por esse mundo de Olodumare e, como o deus Oxalá, transformou o barro e a palha com miçangas coloridas em seres vivos que falam da eterna e milenar cultura de um povo, e também a cultura viva, que pulsa no espírito do novo mundo. Adeus, Alapini, vá ao encontro de suas outras mulheres, que lhe amaram como um filho pródigo: Dona Aninha e sua mãe, Dona Senhora, verdadeiras rainhas do Ilê Axé Opô Afonjá. Kaô Kabecilê.

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