Vers le sud…

Publié le 19 février 2012 par bahiaflaneur

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Bouche bée…

Publié le 15 février 2012 par bahiaflaneur

castro31122012

Photo droits réservés.
Date: 31 janvier 2012.
À gauche, Dilma Roussef, présidente du Brésil.
À droite, Jaques Wagner, gouverneur (PT) de Bahia.
Au centre: Raul Castro.
Lieu : La Habana, Cuba.

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“Singe et noir-fainéant?”, par Orlando Santos

Publié le 12 février 2012 par bahiaflaneur

Orlando Santos*, sociologue et actuellement étudiant, a été la victime, en compagnie d’une collègue, d’un acte violent de racisme caractérisé, en plein centre de Salvador, il y a peu de jours. Il raconte. Les intertitres, dans notre traduction, sont de notre rédaction. BF.

Singe et noir-fainéant ?

Récit d’une déplorable scène de racisme, de violence physique et xénophobe.

Chers collègues, amis et professeurs,
Je viens par ce moyen narrer un triste épisode implicant des actes de discrimination raciale, de violence physique et de xénophobie, duquel moi, Orlando Santos et Valdinéa Sacramento, étudiants de l’Universidade Federal da Bahia, nous fûmes les victimes. Il était environ onze heures du matin, le 12 janvier 2012, d’ailleurs jour du “lavagem do Bonfim” annuel, quand je sortis de l’immeuble São Rafael, situé dans la rua Tuiuti, dans le quartier du Largo Dois de Julho.
L’idée fut, avec Valdinéa, de traiter de sujets académico-professionnels. Une fois le travail terminé et, par un jour de grand soleil et d’une chaleur certaine, nous décidâmes de trinquer au succès d’une journée productive de travail avec une petite bière et en échangeant des idées liées à nos recherches de doctorat en cours. Nous optâmes donc pour nous asseoir au bar de Zé, situé en face de l’immeuble São Rafael , où demeure Valdinéa. Nous nous approchâmes du bistrot de Zé, et nous passâmes la commande. Assis, nous commencâmes à discuter. Il y avait d’autres personnes qui parlaient et buvaient de la bière. Quelques instants plus tard, trois des quatre personnes, à vue de nez, qui étaient dans le bar s’absentèrent, restant alors seulement un monsieur âgé qui les accompagnait. Écoutant « mon accent différent » il demanda d’où j’étais et commença alors un dialogue avec moi et Valdinéa, racontant son expérience au Gabon, aux débuts des années soixante-dix, expérience qu’il classifia comme mauvaise et malheureuse, comme c’est la norme pour ces récits pittresques de « voyageurs », où la quête internationale pour le chaotique et l’exotique finit par offusquer le moindre dialogue réel et équitatif avec le contexte local.

“Africains responsables de l’esclavage”
Après avoir écouté le récit du monsieur sur le Gabon, je cherchais à ajouter quelques éléments de contextualisation historique sur le pays en question, localisé sur la côte atlantique de la région centrale du continent africain. En rappelant qu’en 1970, le Gabon avait déjà dix ans d’indépendance politique et qu’il s’agissait d’un pays, étant donné l’abondance de ressources naturelles, d’investissements privés et d’une bonne gestion publique, avait été considéré par les statistiques internationales comme l’un des pays les plus prospères de la région sous-saharienne du continent africain, mais comme c’est la coutume, la personne d’un certain âge se montra irréductible dans son analyse.
À ce moment là s’approcha de nous une personne, en dehors du contexte de notre dialogue, en ton agressif, criant « ce sont les Africains qui ont commencé le trafic d’esclaves, ce sont eux les responsables de l’esclavage », et je dis alors à l’intrus que j’allais pas participer à cette conversation et je m’écartais un peu. Pas satisfait, l’intrus du nom de Lázaro Azevedo, habitant l’immeuble Tuiuti, appartement 201, insista pour continuer la conversation, d’un ton agressif. Je répétais que je refusais à répondre à ses infondées provocations, tout d’abord car il était visiblement ivre, et deuxièmement car son discours démontrait une absence du minimum de connaissance sur l’histoire de Bahia, du Brésil et encore moins du continent africain.
Écrasé dans le champ des idées et visiblement incommodé, l’individu décida de passer à l’action « pit bull » tentant de m’attaquer physiquement, me lança son poing à la figure, atteignant la partie droite de mon visage. Même ainsi j’évitais la moindre confrontation. À cette hauteur, Valdinéa, qui était de l’autre côté de la rue, conversant avec une collègue qui passait, courra vers nous pour calmer le jeu. Même ainsi, l’homme, la haine affleurant les pores, tentait de se jeter sur moi.
C’est alors que nous optâmes pour quitter les lieux, mais, quand nous nous dirigeâmes à la porte de l’immeuble où habite Valdinéa, l’individu nous poursuivit jusqu’à la porte tentant encore de nous atteindre physiquement. Ce fut à ce moment, quand le portier de l’immeuble s’approcha pour éviter que nous fûmes blessés, écartant l’individu de nous, celui-ci, inconformé, dans un acte de laplus grande lâcheté et cruauté donna une claque à Valdinéa qui se déquilibra et tomba dans la cage d’escalier de l’entrée de l’immeuble, le pire n’arrivant pas car je me trouvais à côté et je réussis à éviter que sa tête frappe une des marches.
Encore insatisfait , l’individu tenta de rentrer dansl’immeuble, et vu son échec, commença son agression verbale me traitant de « singe », « noir fainéant » et Valdinéa passa à s’appeler la « noire paresseuse ». Promettant vengeance dans les termes suivants « je vais te chopper grand noir et te faire retourner chez toi, singe ».

Médiatisation et mercantalisation des cultures noires
Un certain temps après ce triste épisode, nous allâmes au commissariat du quartier de Barris, situé dans la Rua Politeama de Baixo, pour déposer plainte, dont l’audience est marquée au 13 février 2012. Nous tentâmes encore actionner d’autres services comme la Delegacia Especial de Atendimento À Mulher, dans le quartier Engenho Velho de Brotas, mais nous apprîmes que la loi Maria da Penha ne contemplait pas ce type d’agression, car seulement les atteintes d’ordre domestique.
De cette cruelle expérience, il est encore plus clair que malgré que le Brésil héberge le second plus grand nombre de population noire du monde, en dehors de l’Afrique, de posséder plus de 22,5 millions de jeunes d’ascendance africaine dans un total de 47,3% (FNUAP [1], 2011) et, dans le cas spécifique de Salvador, le fait d’être élue en 2011 la cpitale afro-descendante de la région Ibero-América.[2], je perçois que la population noire est presque invisible, étant entre les groupes de populations qui affrontent les plus grands désavantages sociaux : exclusion socio-économique et discrimination. Cette parcelle de la population a également les pires indices de santé, éducation et emploi, malgré les transformation advenues pour une meilleur démocratisation sociale (INSPIR [3], 1999).
Nous devons prendre en considération que Salvador étant une ville dont la majorité de ses habitants est noire, cette même population est écrasée par le racisme et par la subtile négation des référencements civilisatoires d’origine africaine. Encore plus puisqu’il existe un trompeur discours dégalité raciale, via la médiatisation et la mercantilisation des cultures noires. D’un autre côté, vient également en évidence une profonde méconnaissance de l’histoire de l’Afrique et des populations afro-brésiliennes, au point de croire que les noirs sont des citoyens de cinquième catégorie. Pour cela, certaines politiques publiques tournées vers les populations noires paraissent incommoder tant de déterminés groupes sociaux. Ceci explique l’insulte « vous êtes un noir fainéant », certainement pour ne pas être portier d’un immeuble ou soulevant des charges pour garantir sa survie, pour cela un noir diplômé universitairement est synonyme de fainéantise dans la vision de quelques uns. Bien que le fait que les Nations Unies aient décrété 2011 comme l’Année internationale des afro-descendants, quel usage cette intiative eut-elle ?
Devant ces évidences, je questionne le fallacieux discours de l’absence de racisme et des attitudes de discriminiation contre les noirs dans la société de Salvador de Bahia, ainsi que l’inexistence de pratiques sociales assises sur d’anciennes relations sociales inégales qui remontent à la période coloniale.

[1] Fundo das Nações Unidas Para a População.
[2] Conclusão saída da declaração final do Encontro Ibero-Americano do Ano Internaciona l dos Afro-descendentes (Afro XXI), realizado de 16 a 19 de novembro de 2011 em Salvador.
[3] Instituto Sindical Interamericano Pela Igualdade Racial..

Orlando Santos

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Macaco e negro-preguiçoso ?

Relato de uma deploravel cena de racismo, violencia fisicae xenofobia.

Prezado colegas, amigos e professores,

Venho por este meio, narrar um triste episódio envolvendo atos de discriminação racial, violência física e xenofobia, do qual eu Orlando Santos e Valdinéa Sacramento, estudantes da Universidade Federal da Bahia, fomos as vítimas.
Eram cerca de 11 horas do dia 12 de janeiro do ano em curso, por sinal dia da “lavagem do Bonfim”, quando saí de casa com destino ao edificio São Rafael, situado na rua Tuiuti, largo dois de julho.
O propósito foi, junto com Valdinéa, tratar de questões de caráter acadêmico-profissional. Terminado o trabalho e, num dia de muito sol e bastante calor, decidimos brindar o sucesso de um dia produtivo de trabalho com uma cervejinha e trocar algumas ideias relacionadas às nossas pesquisas de doutorado em curso.
Optamos então por ficar na barraca do senhor Zé, situada em frente ao edifício São Rafael, onde mora Valdinéa. Nos aproximamos da barraca de Zé e, fizemos o nosso pedido. Sentados, começamos a conversar. Havia outras pessoas conversando e bebendo cerveja. Instantes depois, três das cerca de quatro pessoas que se encontravam no espaço se ausentaram, ficando apenas um senhor de idade que as acompanhava. Escutando o « meu sotaque diferente » perguntou de onde eu era e começou um dialogo comigo e Valdinéa, narrando sua experiência no Gabão, no início da década de 70, experiência por ele classificada como péssima e ruim, como já se tornou norma nesses relatos pitorescos de « viajantes », onde a busca intencional pelo caótico e exótico acaba por ofuscar qualquer diálogo real e equitativo com o contexto local.
Após escutar atentamente o relato do senhor sobre o Gabão, procurei acrescer alguns elementos de contextualização histórica sobre o referido país, localizado na costa atlântica da região central do continente africano. Lembrando que no ano de 1970, Gabão tinha cerca de uma década de independência política e que, trata-se de um país que devido à abundância de recursos naturais, investimentos privados e boa gestão pública, tem sido considerado pelas estatísticas internacionais como um dos países mais prósperos da região subsaariano do continente africano, mas como é de praxe, o homem se mostrou irredutível na sua análise.
Nesse momento aproxima-se de nós um individuo, fora do contexto do nosso diálogo, em tom agressivo, gritando « os Africanos é que começaram com tráfico de escravos, são eles os responsáveis pela escrvidão », por essa altura, disse a esse senhor que iria me retirar desse tipo de debate e me afastei um pouco. Não conformado, o intruso de nome Lázaro Azevedo, morador do edificio Tuiuti, apartamento 201, num tom agressivo foi insistindo em manter a conversa. Voltei a dizer que me recusava a responder as suas infundadas provocações, primeiro porque estava visivelmente embriagado e, segundo porque sua fala demonstrava uma ausência do mínimo de conhecimento sobre a história da Bahia, do Brasil e muito menos do continente africano.
Fracassado no campo das idéias e visivelmente incomodado, o indivíduo decidiu apelar para a ação « pit bull » tentando me agredir fisicamente, desferiu um murro em direção a mim, atingindo de raspão a parte direita do meu rosto. Ainda assim evitei qualquer tipo de confronto corporal. Nessa altura, Valdinéa que estava do outro lado da rua, conversando com uma colega que passava, correu para junto de nós para tentar apaziguar. Ainda assim, o homem esbanjando ódio pelos poros tentava se atirar contra mim.
Daí que, optamos por nos retirarmos do local mas, quando nos dirigíamos a porta do edifício onde mora Valdinéa, o indivídu o nos perseguiu até a portão tentando ainda nos agredir fisicamente. Foi nesse momento, quando o porteiro do edifício se aproximou para evitar que fôssemos agredidos, afastando o indivíduo de nós, este inconformado e num ato da mais extrema covardia e crueldade deu um tapa na cara de Valdinéa que se desequilibrou e caiu na escadaria da entrada do prédio, não acontecendo o pior porque me encontrava ao lado e consegui evitar que batesse a cabeça num dos degraus.
Ainda insatisfeito, o indivíduo tentou invadir o edifício, e não tendo sucesso, partiu para agressão verbal me xingando de “macaco” “negro preguiçoso” e Valdinéa passou a ser a “negra vadia”. Prometendo vingança nos seguintes termos “vou te pegar negao e te fazer voltar pra tua terra, macaco”. Algum tempo depois deste triste episódio, nos dirigimos a 1ª delagia dos Barris, situada na Rua Politeama de Baixo, para registrar ocorrência sobre o sucedido, cuja audiência está marcada para o dia 13 de fevereiro de 2012. Tentamos ainda acionar outros serviços como a Delegacia Especial de Atendimento À Mulher - no Engenho Velho de Brotas - mas tomamos conhecimento que a Lei Maria da Penha não contempla esse tipo de agressão, apenas as de fórum doméstico.
Desta cruel experiência, fica ainda mais nítido que apesar do Brasil albergar o segundo maior contingente de população negra do mundo fora de África, de possiur mais de 22,5 milhões de jovens de ascendência africana em um total de 47,3% (FNUAP [1], 2011) e, no caso especifico de Salvador, o fato de ser eleita em 2011, a capital afro-descendente da Ibero-América.[2] Percebo que a população negra é quase que invisível, estando entre os grupos populacionais que enfrentam as maiores desvantagens sociais: exclusão sócio-econômica e discriminação. Essa parcela da população também tem os piores índices de saúde, educação e emprego, apesar das transformações ocorridas em direção a uma maior democratização social (INSPIR [3], 1999).
Devemos levar em consideração que, sendo Salvador uma cidade cuja maioria dos seus habitantes é negra, essa mesma população é esmagada pelo racismo e pela sútil negação dos referenciais civilizatórias de matriz africana. Muito embora exista um enganador discurso de igualdade racial por conta da mediatização e mercantilização das culturas negras. Por outro lado, fica t ambém em evidência um profundo desconhecimento da História de África e das populações Afro-brasileiras, ao ponto se de acreditar que negros são cidadãos de terceira-classe. Por isso algumas políticas públicas voltadas para as populações negras parecem incomodar tanto determinados grupos sociais. Isso explica o xingamento « você um negro preguiçoso », certamente por não estar na portaria de um prédio ou carregando peso nas costas para garantir o sustento, por isso negro com formação universitária é sinônimo de preguiça na visão de alguns. E ainda, o fato de as Nações Unidas ter decretado 2011 como o Ano Internacional dos Afrodescendentes, que serventia teve tal iniciativa?
Diante dessas evidências, questiono o falacioso discurso da ausência de racismo e atitudes de discriminação contra negros na sociedade soteropolitana, assim como a inexistência de práticas sociais respaldadas em antigas relações sociais desiguais que remontam ao período colonial.

[1] Fundo das Nações Unidas Para a População.
[2] Conclusão saída da declaração final do Encontro Ibero-Americano do Ano Internaciona l dos Afro-descendentes (Afro XXI), realizado de 16 a 19 de Novembro 2011 em Salvador.
[3] Instituto Sindical Interamericano Pela Igualdade Racial.

* Mestre em Estudos Étnicos e Africanos, estudante de Convênio Brasil-Angola (Programa Estudante Convênio de Pós-Graduação - PEC-PG), e doutorando do Programa de Pós-Graduação em Ciências Sociais da UFBA.

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À Ilhéus, “Notre Père” obligatoire pour les écoliers ?

Publié le 12 janvier 2012 par bahiaflaneur

Le projet de loi fut déposé par le conseiller municipal Alzimário Belmonte Vieira (PP*), connu par le surnom de “Gurita”, et qui ne cache pas son appartenance à une église évangélique. Le Diário Oficial de la ville de Ilhéus a publié le décret de la loi numéro 3.589, le 12 décembre 2011. Ce décret a été approuvé par le conseil municipal de la ville. Le maire de la ville, Newton Lima Silva (PT**), avait auparavant sanctionné la loi.
Cette dernière oblige tous les élèves du secteur public de la municipalité à prier le “Notre Père” (Pai Nosso), avant les cours.
Brésil, ce pays où la laïcité est pourtant inscrite dans la  Constitution !
Attendons les développements de cette affaire dans les jours qui viennent…

* Parti conservateur, de droite, mais qui fait partie de la majorité plurielle, tant du gouvernement de Bahia, que de la majorité unie autour de Dilma Roussef, présidente du Brésil
** Partido dos Trabalhadores, fondé entre autres par Luiz Inacio Lula da Silva, ex président de la République du Brésil.

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