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Torca, une lettre révélatrice

Publié le 03 juin 2010 par bahiaflaneur

torca7“O chato, Hélio, aqui, é que ninguém mais tem opinião sobre coisa alguma. Todo mundo virou uma espécie de Capinam (esse é o único de quem eu não gosto mesmo: é muito burro e mesquinho), e o que eu chamo de conformismo geral é isso mesmo, a burrice, a queimação de fumo o dia inteiro, como se isso fosse curtição, aqui é escapismo, vanguardismo de Capinam que é o geral, enfim, poesia sem poesia, papo furado, ninguém está em jogo, uma droga. Tudo parado, odeio.”

“Le chiant, Hélio, ici, est que plus personne n’a d’opinion sur quelque chose. Tout le monde devient une espèce de Capinan (celui-là c’est le seul que je n’aime vraiment pas: c’est un boeuf et un mesquin), et ce que je nomme conformisme général c’est cela même, la bêtise, le brûlage de tabac toute la journée, comme si cela fût profit, ici c’est lâché sans réflexion, avant-garde de Capinan qui est du général, enfin, de la poésie sans poésie, discussion vide, personne n’est en jeu, une merde. Tout stoppé, je hais”.

Torquato Neto (lettre à Hélio Oiticica, en 1972).

Capinan, bahianais, est l’un des paroliers du Tropicalisme. Bien et bon vivant, en 2010, il dirige le récemment inauguré, et déjà fermé pour travaux complémentaires depuis le 27 février 2010 pour un temps indéterminé, Museu Nacional da Cultura Afro-Brasileira, situé près du Pelourinho. Capinam a composé, entre autres, Soy Loco Por Ti, América, et plus de deux cents chansons dont Ponteio, Clarice, Papel Machê, Movimento dos Barcos, O Cirandeiro. Il est de l’Académie des lettres de Bahia depuis 2007. Le flâneur n’aura pas l’indécence de parler de lui ici, mais il fut victime, à sa modeste échelle, de cette bêtise du parolier, détectée par l’illustre et visionnaire Torca il y a quarante ans.

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L’âme de Torca, 38 fois éternelle

Publié le 14 février 2010 par bahiaflaneur

torca1Comment penser au Carnaval, en ce deuxième jour de l’opus 2010, ce samedi 13 février, sans penser à Torquato Neto ? Comment ne pas penser à Torca, qui aimait venir à Salvador pour vivre la “Folia” comme “son déréglement de tous les sens”, sa “doideira” ? Cela se révèle simplement impossible. Et la présence physique proche, ici sur les circuits, de ses amis chers, les bahianais Gilberto Gil, Capinam, Rogério Duarte, et de tant d’autres qui lui ont survécu depuis ce jour de novembre 1972, ne change rien à l’affaire…

Cogito

eu sou como eu sou
pronome
pessoal intransferível
do homem que iniciei
na medida do impossível

eu sou como eu sou
agora
sem grandes segredos dantes
sem novos secretos dentes
nesta hora

eu sou como eu sou
presente
desferrolhado indecente
feito um pedaço de mim

eu sou como eu sou
vidente
e vivo tranqüilamente
todas as horas do fim.

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Torquato Neto, lingua nativa (3)

Publié le 05 juillet 2009 par bahiaflaneur

torca2Chiffre 7. Le poète Chacal* relate sa première rencontre avec Torquato, dansant derrière le trio elétrico, dans la descente près du port de Barra, pendant le carnaval de 1972 : “Torquato les yeux et les lèvres rouges, cheveux au vent dans l’Avenida Sete** - si bien que je l’ai toujours assimilé à la boule 7. Torquato vertigineux, volage (…)”. Ce jour là, T. N. invita Chacal à participer à la fameuse revue Navilouca

* Déjà évoqué dans ces colonnes.
** Avenida Sete de Setembro. Longue avenue de Salvador qui relie le Centre historique au portde Barra, et qui fut lontemps le parcours royal du carnaval. Cetteavenue serait comme un équivalent du boulevard Saint-Michel, à Paris. (photo droits réservés)

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Torquato, lingua nativa (2)

Publié le 20 juin 2009 par bahiaflaneur

blocajuHors saison, le fruit caju* manque à ses amateurs gourmets. Il faut alors l’acheter en jus, en petites bouteilles. “Cajuina” ainsi s’appelle le breuvage tropical.
Mais pour beaucoup de passionnés de la musique brésilienne, “Cajuina” est surtout une chanson du chanteur de Santo Amaro da Purificação, composée et enregistrée en 1979. Peu de temps auparavant, il rendit en effet visite au père de Torca, “doutor Heli”, dans la maison qu’il occupait depuis 1957, rue Coelho de Resende, à Teresina, dans l’Etat du Piaui. Quelques sept années après le “départ” de l’auteur de Os Últimos Dias de Paupéria. Et Heli Nunes offrit ce jour là, dit le biographe** de Torquato, une rose cueillie dans le jardin familial au chanteur bahianais qui … “chorou muito aquele dia”.

Cajuina

Existirmos: a que será que se destina?
Pois quando tu me deste a rosa pequenina
Vi que és um homem lindo e que se acaso a sina
Do menino infeliz não se nos ilumina
Tampouco turva-se a lágrima nordestina
Apenas a matéria vida era tão fina
E éramos olharmo-nos intacta retina
A cajuína cristalina em Teresina

* Fruit qui sert de logo à ce blog.
** Pra Mim Chega – a Biografia de Torquato Neto / Toninho Vaz / Editora Casa Amarela / 2005.

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