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Dona Gracinha…

Publié le 18 mars 2014 par admin

La pire sécheresse depuis cinquante années, voilà ce que vivent ceux qui peuplent le sertão, de Bahia.
Et la protagoniste de ce court-métrage en avait déjà vécu, un climat aussi terrible. C’était dans le bourg de Campo Alegre de Lourdes, à quatre-vingt kilomètes d’où elle vit aujourd’hui. C’était en 1982.
Nous sommes en 2013. à Remanso, dans le même État de Bahia. Et dona Gracinha, avec ses chèvres, ses plantations et jusque dans sa manière de vacciner les animaux, a beaucoup appris. Sans se plaindre.
Ce film de Tiago Carvalho, de juillet 2013, nous le montre exemplairement.
C’est à vous la parole, dona Gracinha, maintenant !

CORAGEM É UM DOM from AGROECOLOGIA on Vimeo.

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Poulets solidaires

Publié le 30 avril 2013 par bahiaflaneur

travailesclavagisteUne entreprise “solidaire”, à en croire leur publicité ! Rien de cela. À trois heures du matin, vendredi 12 avril - à partir d’une dénonciation faite à la Gerência Regional do Trabalho e Emprego municipale - des équipes du Ministério Público do Trabalho appuyées par la Policia Federal et la Policia Rodoviária Federal ont libéré vingt-neuf travailleurs (”apanhadores de frango”) du joug auxquels ils étaient soumis, nuits comprises, dans cette usine d’alimentation, à l’extrême ouest de Bahia. Ils étaient chargés de disposer des poulets dans des caisses. Mais de la nourriture pour eux, point. Encore moins un abri à l’abri des intempéries, pas de vestiaire, pas d’armoire ou tout autre équipement de protection durant le travail. Les travailleurs devaient se procurer leur repas et les maintenaient près de leur poste de travail, à côté de leurs habits, au milieu des animaux morts et de leurs excréments. Leur lit, ou plutôt les matelas, aveient été fournis par l’entreprise qui voulaient leur en faire payer la location, tout comme - seulement s’ils en exigeaient le port - un loyer pour les gants, les bottes et autres protections. Leurs journées de travail de quatorze heures, sans accès à des toilettes dignes de ce nom, et sans eau potable fournie, rendaient leur vie égale à un enfer.

mauriceaalimentos

Mauricéa Alimentos, abattoir frigorifique de volailles...

Ils avaient été recrutés par l’entreprise Mauricéa Alimentos, à Brasilia, et avaient alors reçu promesse de travail, dans le gigantesque entrepôt frigorifique, situé à 46 kilomètres de Barreiras. Les patrons de l’entreprise, d’origine de l’Etat du Pernambouc, ont 4 parcs industriels au Pernambouc et 6 autres localisés dans l’Etat de Bahia, et employent 2.300 personnes. La production est en partie exportée hors du Brésil.
Mercia Maria Moraes de Farias, directrice administrative et financière a été arrêtée au siège de l’entreprise, dans la municipalité de  Luís Eduardo Magalhães, juste après la libération des travailleurs. Le procureur du travail, Maurício Brito, présent sur les lieux, a justifié la prison par ces termes: “Verificada a situação de degradância e a jornada exaustiva dos trabalhadores, colhi das vítimas e prepostos da empresa a informação de que a autuada estava entre os responsáveis pela fazenda e ia com frequência ao local, daí porque recomendei sua prisão em flagrante” . Ensuite le juge fédéral a concédé à la directrice la liberté provisoire, après le versement d’une caution de 14.000 reais.
Le Ministère Public a considéré l’entreprise reincidente dans la pratique de l’usage de main d’oeuvre analogue à celle d’esclaves, car il avait déjà initié une action civile publique contre la même entreprise, en 2010, qui s’était ensuite terminée par un accord judiciaire de l’entreprise… à ne plus se compromettre à utiliser cet artifice !

http://www.prt5.mpt.gov.br/module/publicacoes/publicacao.php?id=3030

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Quand la police n’hymen pas large…

Publié le 07 mars 2013 par bahiaflaneur

Veulent-elles, bahianaises ou non, mais femmes, concourrir, cette semaine de mars 2013, à l’examen pour entrer dans la police civile de Bahia ? Si la réponse est oui, elles devront se soumettre à trois examens gynécologiques obligatoires*, éliminatoires si refusés. Leur recours ? Prouver l’”hímen integro” !
En réponse à cette violation flagrante de l’intégrité de la personne humaine, le Secretariat d’Administração do Estado da Bahia (Saeb), a déclaré officiellement, le 7 mars 2013, que l’inclusion de cette clause est récurrente dans… TOUS les concours publics du pays : “Cela ne s’entend pas comme une clause restrictive, mais comme une alternative pour les femmes, qui, éventuellement, voudraient refuser de réaliser les examens cités dans l’annonce du concours” (”Não se configura uma cláusula restritiva, mas sim uma alternativa para as mulheres que, porventura, queiram se recusar a realizar os exames citados no edital”.)
Comissaire, greffier ou enquêteur: question de désir, n’est-ce-pas ?

* Colposcopia, citologia, microflora.

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Construction civile: 83% de noirs, sans être au noir…

Publié le 31 janvier 2013 par bahiaflaneur

C’est une étude ample et précise, commandée par la Federação dos Trabalhadores na Indústria da Construção e da Madeira no Estado da Bahia (FETRACOM-BA) qui prétend analyser le marché du travail dans le secteur de la construction civile. Rendue publique en janvier 2013, ses résultats montrent clairement l’augmentation du marché formel du travail dans ce secteur.
À Bahia, ainsi, entre 2000 et 2010, le nombre de personnes déclarées et salariées est passé de 80.280 à 164.732 (p.12 du document), soit une augmentation de plus de 105%.
Plus de la moitié des travailleurs (salariés, intérimaires, etc.) de ce secteur, au niveau national comme à Bahia, en 2010, était payé entre 1 et 2 salaires minimuns (678 reais en février 2013).  La situation s’aggrave pourtant à  Bahia où 13% des “occupés” ne dépassent pas le demi-salaire minimum quand ce pourcentage est de 5,8% au niveau national. De 2 à 5 salaires minimum, seuls 10% du secteur en est pourvu à Bahia, tandis que 20% des travailleurs, au niveau national, le touchent.
Durant ces quelque dix années, les personnes “noires” ont augmenté leur participation dans le secteur, à Bahia, de 51,6%, tandis que cette augmentation fut de 59,8% dans le pays (tabela 1.7, p.13). Mais la proportion de “noirs” embauchés et travaillant dans la construction civile,à Bahia, est de 83%, alors qu’elle n’est que de 60% au Brésil.
Une analyse en demi-teinte, donc, certes encourageante pour la croissance, mais Bahia reste toujours à la traîne de la Fédération… Avec encore beaucoup trop souvent d’inadmissibles et évitables terribles accidents du travail

Les enquêteurs ont utilisé les données démographiques sur l’emploi fournies lors des deux derniers recensements démographiques (2000 et 2010) par l’IBGE – Instituto Brasileiro de Geografia e Estatística et par les études de Pesquisas de Emprego e Desemprego (PED), produites par le DIEESE (Departamento Intersindical de Estatística e Estudos Socioeconômicos, fondé en 1955) et par la Fundação Seade (Fundação Sistema Estadual de Análise de Dados) référents à 2000 et 2011.

- La Fetracom-Ba

- Le rapport (43 pages, en PDF, en portugais).

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