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Décio Pignatari, concretista et traducteur (1927/2012)

Publié le 04 décembre 2012 par bahiaflaneur

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Hélio Oiticica, Décio Pignatari et José Lino Grünewald sur une image rescapée de l'incendie de la maison de César Oiticica, à Rio de Janeiro, en 2009 - photo André Durão/Folhapress, 19/10/2009

Décio Pignatari, l’un des principaux emblêmes de la poésie concrète des années 50, s’en est allé, dimanche 2 décembre 2012, vers 9h00, depuis l’Hospital Universitário de São Paulo. C’est un pan immense du Brésil qui manque, désormais, bien qu’il s’opposa durement et se brouilla avec de très importantes figures de la scène théâtrale ou littéraire, comme Zé Celso,  Ferreira Gullar. Ou bien encore d’autres disputes homériques dans le domaine de la traduction avec l’auteur Bruno Tolentino (brunotolentino, document PDF).
Décio avait, entre autres livres, édité avec les frères Campos “Mallarmagem” en 1971 et “Ezra Pound-Poesia” en 1983. Et revendiquait clairement la validité de la traduction pour des poètes qui étaient formellement innovateurs et qui ont tenté de produire, loin, très loin “des formes aliénées”.
Durant l’enterrement, à Morumbi, lundi 3, sa fille Serena a rappelé, devant la centaine de présents - parmi lesquels Augusto de Campos son ami depuis 1948 et le chef d’orchestre Júlio Medaglia - que son père ne voulait la présence de”nenhum sacerdote, nenhum padre”.
Ce même lundi, le chanteur et compositeur Tom Zé, bahianais et Tropicaliste, rappelait qu’une époque durant il rencontrait deux ou trois fois par semaine, à São Paulo, Décio et les frères Campos autour d’une bière: “À cette époque, Décio a eu l’idée de la pochette de mon disque “Todos os olhos”, qui réverbère jusqu’à aujourd’hui, avec ce c…, qui est un œil… Les poètes concrétistes se disaient influencés par la poésie provençale, que j’évoque moi aussi dans mon dernier disque, ‘Tropicália Lixo Lógico’. Leur influence est la même que les poètes populaires de Irará, ma ville natale”. BF. (en vignette et ci-dessous : Décio Pignatari abraça le sambiste Paulinho da Viola)


Décio Pignatari, par Almandrade

215845-970x600-1Décio est né à Jundiaí, dans l’Etat de Sao Paulo, en 1927, et est devenu célèbre, aux côtés des frères Augusto (1931) et Haroldo de Campos (1929-2003), comme l’un des noms du mouvement concrétiste, qui a réalisé des expérimentations formelles dans les arts brésiliens à partir des années 50. Au long de sa carrière, il a travaillé comme publicitaire, essayiste, théoricien de la communication, traducteur et dramaturge, et également professeur à l’Escola Superior de Desenho Industrial (Esdi) à Rio de Janeiro, à la PUC (Sao Paulo) et à l’UNB (Brasilia).
Les première poésies de Décio Pignatari furent publiées dans la “Revista brasileira de poesia”, en 1949. Son premier livre, ”Carrossel”,  fut lancé en 1950. Avec les frères Campos, il a publié, en 1965, “Teoria da poesia concreta”, livre considéré comme ciment du mouvement concrétiste.
“Décio, dans une lettre qu’il m’a écrit, a été le premier poète qui utilisa pour moi cette expression [poesia concreta]. Elle  caractérisait comme concrète la poésie de E. E. Cummings, le distinguant d’autres poètes. Et ceci resta dans notre correspondance” raconte Augusto à l’émission “Umas palavras”, sur l’adoption de l’intitulé par le groupe.
“En plus de poète, Pignatari a écrit roman, pièce de théâtre et a été traducteur, professeur et chercheur en sémiotique, sujet de pluiseurs de ses livres. Son œuvre poétique est réunie en ”Poesia pois é poesia” (1977), rappelle sur son site internet l’éditeur Cosac & Naify, qui publia en 2009 son livre ”Bili com limão verde na mão”.
Parmi les œuvres d’importance majeure nous citons “Informação, linguagem, comunicação” (1968), “Contracomunicação” (1972), “Semiótica e literatura” (1974) et “O rosto da memória” (1988), ce dernier qui inclut sa biographie. Pignatari a été également le traducteur d’ouvrages de Dante Alighieri, Goethe, Shakespeare et Marshall Mac Luhan.

Décio Pignatari, par Almandrade

215824-970x600-1Décio nasceu em Jundiaí, São Paulo, em 1927, e ficou conhecido, ao lado dos irmãos Augusto (1931) e Haroldo de Campos (1929-2003), como um dos nomes do movimento concretista, que realizou experimentos formais nas artes brasileiras a partir da década de 50. Ao longo de sua carreira, trabalhou como publicitário, ensaísta, teórico da comunicação, tradutor e dramaturgo, além de professor da Escola Superior de Desenho Industrial Esdi no Rio de Janeiro, da PUC-SP e da UnB.
As primeiras poesias de Décio Pignatari foram publicadas na “Revista brasileira de poesia”, em 1949. O livro de estreia, “Carrossel”, saiu em 1950. Com os irmãos Campos publicou, em 1965, “Teoria da poesia concreta”, livro considerado o responsável por consolidar o movimento concretista.
“O Décio, numa carta que me escreveu, foi o primeiro poeta que usou para mim essa expressão [poesia concreta]. Ele caracterizava como concreta a poesia do [escritor americano E.E.] Cummings, distinguindo-a de outros poetas. E aquilo ficou na nossa correspondência”, conta Augusto ao programa “Umas palavras”, sobre a adoção do rótulo pelo grupo.
“Além de poeta, Pignatari escreveu romance, peça de teatro e foi tradutor, professor e estudioso de semiótica, assunto de diversos de seus livros. Sua obra poética está reunida em “Poesia pois é poesia’ (1977), descreve em seu site a editora Cosac Naify, que lançou em 2009 seu livro “Bili com limão verde na mão”.
Entre as obras de maior relevância do poeta estão “Informação, linguagem, comunicação” (1968), “Contracomunicação” (1972), “Semiótica e literatura” (1974) e “O rosto da memória” (1988), que contém sua biografia. Como tradutor, Pignatari é responsável por obras de nomes como Dante Alighieri, Goethe, Shakespeare e Marshall McLuhan.

•”Re-flashes para Décio”, par Augusto de Campos
(texte en portugais, écrit en 2007 dans le “Suplemento Literário de Minas Gerais”)
http://www1.folha.uol.com.br/ilustrada/1195087-para-augusto-de-campos-inovacoes-de-decio-pignatari-fazem-falta-a-poesia-de-agora.shtml

•Une longue interview de Décio Pinatari, en 2007, au quotidien “Folha de Sao Paulo” :
http://www1.folha.uol.com.br/ilustrada/1194934-no-brasil-foge-se-como-o-diabo-da-cruz-dos-juizos-de-valor-disse-pignatari.shtml

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Almandrade : “une reconnaissance de mon seul travail”

Publié le 04 septembre 2012 par bahiaflaneur

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"Homenagem à Arquitetura Moderna"

“A arquitetura brasileira da atualidade, na sua melhor intenção, não chega a ser medíocre, é mediana.”
Décio Pignatari

Le mardi 21 août 2012 au soir, un artiste bahianais, rare, était au centre de toutes les attentions artistiques d’un des publics les plus exigeants du Brésil. “Homenagem à Arquitetura Moderna trônait en effet au centre d’un lieu magnifique, le Museu do Rio Grande do Sul (MARGS), sis à Porto Alegre, à l’extrême sud du Brésil. Almandrade pouvait jubiler, le directeur Gaudêncio Feliz venait de le présenter aux centaines d’invités comme “l’un des artistes bahianais les plus respectés dans le monde de l’art contemporain”. Revenu à Salvador - ville dont l’ensemble des médias ont scandaleusement ignoré cette reconnaissance artistique extraordinaire - s’est confié aux rédacteurs de ce blog celui qui, depuis quarante ans, loin du “marché de l’art”, est au plus près, dans ses créations - comme moins d’une petite poignée au Brésil - des idées révolutionnaires qui ont guidé les fondateurs, dont il fut l’ami, du Concrétisme.

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"Homenagem à Arquitetura Moderna"

- Almandrade, peux-tu remonter à la genèse de cette œuvre ?
C’était en 1979, j’étais fraîchement diplômé d’architecture par l’université fédérale de Bahia. J’étais à ma table de travail et je voulais à toute force, absolument, questionner le nom même d’architecture. Il s’agissait pour moi de penser d’abord plus dans le regard que dans la pénétration de l’œuvre (”mais no olhar que no penetrar na obra”).
- Comment s’est effectuée l’invitation du musée de Porto Alegre ?
C’est le commissaire de l’exposition - José Francisco Alves - qui m’a appelé, début juin. J’avais publié précédemment (1) un article qu’il avait proposé à ses élèves dans l’un de ses ateliers d’enseignement de l’art, organisé par la mairie de Porto Alegre. Il avait aimé mon point de vue et avait en charge, de plus, le commissariat d’une exposition à inaugurer  le 20 août 2012, et voyait la possibilité d’y insérer un de mes travaux.
- Du texte à l’oeuvre, comment as-tu donc passé le pont ?
J’ai envoyé à José Francisco Alves par courrier éléctronique des projets, des dessins pour des installations, des sculptures, récentes et plus anciennes. Et il a adoré les dessins et les fotos de la maquette de l’un d’entre eux, intitulé “Homenagem à arquitetura na era moderna”. Je l’avais conçu, dans les conditions déjà évoquées, et construit alors, en carton. Il mesurait 30 cm de haut.
- Cette pièce, quel en est l’axe créatif ?
C’est une forme pour questionner l’architecture, profondément. Une maison sans mur, avec des piliers et une dalle comme premier étage. Et un escalier qui monte et descend et ne mène nulle part (”uma escada que sobe e desce e chega em nenhum lugar”).
- Pour quel lieu fut-elle pensée ?
Elle était destinée à un espace public, un parc. Elle est en partie ludique, pensée pour être en béton armé. L’original était peint en blanc et avait d’autre part la couleur grise du béton.
- En Porto Alegre, dans l’espace du Musée, comment s’intègre-t-elle ?
Elle a une liaison jumelle à l’édifice historique, plein d’arcs, elle s’y fond. Il me semble que cette pièce fut pensée pour ce lieu.
- Comment s’est effectuée le montage de l’œuvre ?
L’équipe technique du musée l’a montée en deux semaines. Depuis Salvador, je recevais par internet les photos au fur et à mesure de la construction. J’ai bien sûr évalué la résistance du bois utilisé -
mdf, fibre de bois et résines synthétiques - et donné mon autorisation. Elle peut être montée et remontée à l’infini, le très vigilant commissaire José Francisco Alves y a veillé. Elle mesure 2,80 mètres de haut.
- Quelle en est le statut officiel, dans le fonds du musée ?
J’ai effectué une donation et j’ai signé un document validant cet acte. Une “association des amis du musée” a assuré le financement.
- Quel est ton sentiment général, depuis ton retour de Porto Alegre ?
C’est une immense joie. Il y a une reconnaissance de mon travail seulement à travers le travail lui-même. Mon travail renvoie à de nombreuses interrogations sur la question même de la fin de l’architecture en tant qu’art, pour entrer dans l’ère de l’entreprise (emprenditemento) immobilière, malheureusement. À chaque moment, depuis quarante ans, les préceptes de Décio Pignatari et d’Hélio Oiticica m’accompagnent.

(Entretien réalisé en début de soirée du vendredi 31 août 2012, dans les jardins, déserts, du Goethe Institute de Salvador)

Almandrade a publié récemment deux articles fondamentaux:
(1) en mai 2012, dans le blog www.portalartes.com.br, l’article “O museu e a arte contaporânea”.
(2) fin août 2012, dans le prestigieux blog
www.culturaemercado “Um museu à deriva e uma cidade sem olhar” (Un musée à la dérive et une ville sans regard”), à propos de l’actualité du musée de Salvador  - Palacete das Artes / Museu Rodin - qui a reçu des copies des œuvres de Auguste Rodin… Nous en proposerons une traduction demain 5 septembre 2012.

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Florival Oliveira: « Je cherche à comprendre ce que doit être le moderne »

Publié le 31 janvier 2011 par bahiaflaneur

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photo Florival Oliveira

1962.  Florival, dix ans d’âge, coupait déjà des parallèpipèdes avec son père. « Mon père me montrait le bois et le travail du bois, mon premier travail, en 1964, s’effectua avec un petit tronc d’umburana » Où ? À Riachão do Jacuipe, petit monde rural, d’alors 3.000 habitants, à cent-quatre-vingt kilomètres au nord de Salvador. Par sa mère, fille de vacher, et par son père, Florival a toujours eu, ainsi, une proximité d’initiation « avec le contexte des parcs à bestiaux et l’art d’élever le bétail ». Surtout dans cette région du sertão, au sol salin, qui « est notre réalité, plus précisément l’agreste, le semi-aride, la région de la Vale do Jacuipe, qui rejoint plus loin le fleuve Paraguaçu ».
Le grand-père est fermier et vacher, « Antônio da Boa Sorte », qui donne le nom de la propriété familiale, et a déjà une voiture. Tandis que le père, Florival Carvalho, géographe, qui fut élève  dans les années 40  d’un peintre renommé - Presciliano Silva - aime également photographier et a monté son propre sudio, en 1975, dans la propriété familiale. « Mon père organisait l’espace pour son travail et j’étais impliqué dans toutes les manifestations d’artisanat ». Dans la bibliothèque de son paternel, il est fasciné par les revues d’art, qu’il dévore, et par « l’expression des visages dans les reproductions de tableaux de Modigliani ». Très curieux, il y passe des heures, entre autres avec la revue Habitat.
L’atmosphère villageoise s’étire entre artisanats - cuir, bois - et traditions populaires : cinéma en plein air, cirques, philarmonies, repetentistas, tziganes, animent les fins de semaines de Florival. Un film se tourne dans les alentours du village, « O Caipora », de Oscar Santana, en 1963; bien sûr, Florival se rend sur le tournage : « le contexte dramaturgique du film présentait de grandes similitudes avec notre contexte culturel et celui qui n’avait pas les clés de ce contexte était exclu de la société ».
Alors que son père a quitté ce monde en 1972, Florival arrive à Salvador à l’âge de 23 ans. Années de dictature. « J’ai expérimenté, là, toutes les possibilités de l’art ». Moments de lutte étudiante aussi. Et Théâtre au Goethe Institute (ICBA) - où il connaît le cinéaste Araripe et toute sa génération, dont la future directrice du MAM, en 2007/2010, Solange Farkas, alors jeune attachée de presse du festival de cinéma Jornada ou bien encore le producteur de cinéma Zelito Vianna - « mais j’étais intraverti et je parlais très peu ». Dessin à l’Escola de Belas Artes de l’université fédérale, où il rencontre un moniteur qui l’emmène faire des dessins de modèles, et « là, j’ai compris le geste, l’action ». 1978, donc. Florival montre une grande habileté avec le dessin, mais continue parallèlement des gravures, la photographie, et d’aller au cinéma. » La personnalité et le travail d’Hélio Oiticica - alors quasi inconnu dans cette Escola de Salvador - le fascinent et Florival travaille et créée des œuvres à partir de feuilles de journaux. Quelques années plus tard en 1986, il fera une exposition individuelle à l’ICBA, avec cette matière.
Avec tous ses amis , le moment est toujours à la lutte contre la dictature, via le mouvement étudiant. Le congrès national de l’union nationale des étudiants (UNE) a lieu à Salvador en 1979. Souvenir fort pour Florival, pour toutes les amitiés soudées là. Et la joie de voir défaite l’armée…
De 1980 à 1985, viendront l’étude approfondie de la gravure lithographique, de la gravure sur métal, puis de celle sur bois. Mais Florival veut alors surtout « revenir au passé, à la réalité rurale, où vivent les noirs, les blancs, les métis, les indiens » et « rencontrer une réalité nébuleuse ». L’artiste sait qu’il s’est « forgé » là, à Riachão do Jacuipe. Et souhaite ardemment « se concrétiser, s’affirmer avec ces questions, frontalement ». Ce début des années quatre-vingt le voit intégrer l’équipe de professeurs du Musée d’Art Moderne, grâce à des amitiés construites durant ce moment de lutte. L’y côtoient comme enseignants, déjà, les artistes Almandrade, Vauluizio Bezerra, Caetano Dias…

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autoportrait de Florival Oliveira

L’année 1988 le verra enseigner son art, volontairement, à la prison de Salvador - Lemos de Brito, dix semaines durant. Dans le cadre d’un projet - Teje Solto - dirigé par Antonia Adorno. De retour chez lui, il peindra,  en 1989, parmi d’autres tableaux, «A viagem de uma morte matada », à partir de la technique tempera*. L’ensemble sera exposé à l’ICBA en 1993, et Florival enverra un book photographique de cette mostra en France, pour des galeristes. Sans suite.
1991… Trente ans après, il reprend la sculpture sur bois, et s’évertue « à creuser, à retirer la matière ». En 1993, une exposition à la galerie de l’école ACBEU avec 21 sculptures des trois dernières années, ainsi qu’une autre exposition dans le terreiro de candomblé Ilê Axé Opo Afonja, naîtront. « Travailler avec la gouje, le marteau » le fascine chaque jour un peu plus. Parallèlement à l’enseignement, Florival étudie de nouvelles techniques, telle le tempera*, 11 tableaux seront exposés au début des années 2000, encore à l’ICBA, lors de l’exposition collective « A pintura baiana ».
2002. Le galeriste Paulo Darzé croit en Florival et devant la « majestuosité » de ses œuvres, les intègre à son fonds. Il lui offre ainsi une place sur le marché de l’art brésilien, et depuis lors, Florival fait partie de la petite demi-douzaine d’artistes sous contrat permanent avec la galerie Darzé.
Année 2007. La direction du MAM change, et la nouvelle directrice, Solange Farkas, nommée par le nouveau secrétaire d’Etat Marcio Meirelles, décide de licencier douze des dix-huit professeurs… Florival retrouve, ainsi, son Riachão de Jacuipe… Mais la passion pour la sculpture n’est en rien altérée, dopée par ses ventes via la galerie Darzé. « Vous prenez le chaos et vous l’organisez ». « Cela donne la Meia Lua. Etudier la brûlure du sisal permet d’entrevoir des structures pour le chanfrein», me confie Florival. « C’est une autre réalité artistique, avec le principe de la demi-lune et cela renvoie aux hélices de barrils, de canots, d’arcs. » Pour « rencontrer la projection de ces formes » Florival Oliveira remarque qu’il est possible d’ «effectuer une lecture du travail de l’artiste, ainsi, par les mathématiques, la physique, à travers la forme ».

* Poudre mêlée à du pigment, travaillée à sec, à laquelle se superpose une couche de colle. L’artiste dispose alors des journaux sur l’ensemble et les retire.

- 1 tableau (tempera vinil sobre tela - 2,50 m  x 1,60 m) de Florival Oliveira est intégré au fonds du MAM de Bahia.

http://florivaloliveira.blogspot.com/

http://www.paulodarzegaleria.com.br/agosto.htm

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Poème visuel, par Almandrade

Publié le 27 juin 2010 par bahiaflaneur

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