Archive de Tag | "Caetano Veloso"

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Uma canção, bonita, para começar 2012 !

Publié le 01 janvier 2012 par bahiaflaneur

Décembre 1992.
Rio de Janeiro.
Salle de spectacle Canecão.
Show “Circuladô”.
Au violoncelle: Jaques Morelenbaum.

————–
Os Mais Doces Bárbaros

Composition et musique : Caetano Veloso

Com amor no coração
Preparamos a invasão
Cheios de felicidade
Entramos na cidade amada

Peixe Espada, peixe luz
Doce bárbaro Jesus
Sabe quem é otário
Peixe no aquário nada

Alto astral, altas transas, lindas canções
Afoxés, astronaves, aves, cordões
Avançando através dos grossos portões
Nossos planos são muito bons

Com a espada de Ogum
E a benção de Olorum
Como num raio de Iansã
Rasgamos a manhã vermelha

Tudo ainda é tal e qual
E no entanto nada é igual
Nós cantamos de verdade
E é sempre outra cidade velha

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“Le Cul, cet incompris et cet humilié !”, par Manuel Querino Junior

Publié le 31 mars 2011 par bahiaflaneur

Nous n’avons pas couvert le récent Carnaval de Salvador, au début du mois de mars 2011, par choix. Ce texte nous est parvenu lundi par courrier électronique. Il vient résumer finement, à nos yeux, l’opus 2011. D’une grande intelligence, dans une langue portugaise afinadissima, ce pamphlet fut publié sur le site d’une radio de Salvador, sous pseudonyme. Nous connaissons la véritable identité de l’auteur, intellectuel bahianais, au-dessus de tout soupçon de la moindre connivence. Le lecteur comprendra rapidement pourquoi nous ne la révèlons pas. (Bahiaflâneur).

« Enfile ton fric dans ton cul » vocifère Marcio Victor, du cul, je veux dire du groupe « Pisirico » (qui, par ailleurs, signifie « copule »)

caepisi1Le Carnaval, aujourd’hui, bien plus qu’hier, offre un abondant matériel symbolique pour penser la société brésilienne. Des faits carnavalesques, comme celui incluant dans la Fête de Salvador, un chanteur de bal et un entrepreneur imbibé de champagne, paraissent emblématiques de la contradiction qui dirige la dynamique de cette société qui, en elle-même, est déjà essentiellement « carnavalizadora » de la morale et de la politique.
Un thème transversal, inséré dans le cadre symbolique que cet événement particulier a permis, et qui, aussi, je le réaffirme, exprime les contradictions qui sont inhérentes à notre société, et celui du propre cul, élément également important dans le contexte général de la culture et de la vie quotidienne nationale.
Le cul est la partie anatomique du corps humain culturellement extrêmement sensible. Les hommes ont un cul, les femmes ont un cul, et le cul, ici, est cassé et recassé de tous côtés - multifonctionnel et polyssémantiquement.
« Aplatit la canette avec ton petit cul », « Balançant le cul par ici et par là ». D’ailleurs, ce n’est pas gratuit que dans notre petit monde afrodisiaco-baiano il soit évoqué avec une telle nomenclature. Rien de plus baiano que ce pur quimbundismo, « mbunda ». Et l’on sait que dans la langue portugaise existent au moins 90 désignations pour cul, terme qui vient après, y compris, de pénis, qui selon les on dit, en a 369, et du respectable vagin - qui a pour le moins 299 significations. On note que seulement l’anus offre 215 manières pour être désigné, sans compter ses charnus alentours. Excitante abondance pornophonique !
Le cul, tous le savent, est le tendre ensemble formé par l’anus et les fesses. Les fesses sont ce qui donnent forme à l’ensemble fessier. Cul de fourmi, petit cul bien fait, bien roulé, bien joli… Muscle flasque, joli colosse, de petite ou grande envergure, gras ou aplati : incluant toujours la trompeuse région centrale - « centre du monde » où se compriment des pulsions innommables. C’est l’anus, avec un orifice symétrique de la bouche (d’abord dans sa fonction verbale), les extrémités où transitent les excroissances, des plus pimentées aux plus brutales. Inversion symbolique incroyable, en laquelle le point de sortie s’alterne avec le point d’entrée… Et l’argent est la bouse du diable. Combien aura le diabolique entrepreneur minable, enfilé, là, un jour durant ?

*

Le fêté chanteur de bals et de  soirées de quatrième catégorie est un homme public. Je ne veux même pas rentrer dans le mérite de la qualité de la musique carnavalesque bahianaise, il suffit de dire que je l’ai fuie pour éviter de mourir de malheur musical, car de cela aussi on meurt. Encore moins je vais juger les mérites vocaux du chanteur, je ne fais que le déconseiller aux oreilles plus mozartiennes. Je crois que son timbre de voix perd seulement en ton désagréable et rayé en face d’un éminent commentateur de carnaval baiano.
Le chanteur semble être caetanisticamente* émerveillé. Nouveau défenseur performatique de son peuple, il fait succès avec une musique qui hurle « prend ça, grande noire ». Si cette musique avait été composée et interprétée par un blanc, aurions-nous parfaitement de configuré un crime d’injure raciale ? Une agression sexiste et raciale, une claire dépréciation de la femme noire ? Depuis deux mois cela est évoqué autour des tables de bar de la place Largo Dois de Julho, mais même les combatives féministes** ne prirent une position plus dure. Il est bon de rappeler, également, que ce même chanteur a déjà mérité des réserves, quand sa musique « Contra-eguns »***, lors d’un carnaval passé, aurait, selon certains, banalisé et déprécié des aspects fondamentaux de la religiosité afro-brasileira.

L’intouchable pouvoir parallèle
Mais les chanteurs-tireurs de trio électrico-flatteurs de bas étage forment l’intouchable pouvoir parallèle de cette carnavalesquement fantasque société de Salvador. Formeurs d’opinion, ils auraient besoin ou devraient avoir une meilleure opinion sur les choses, et non pas se contenter de se transformer en semi-célébrités hurleuses et médiatiques : fameux dans l’heure leurrés par mille artifices, apparemment humbles et faussement charitables (sur les écrans des télévisions) achètent et vendent bien facilement des produits bien enveloppés, surtout pour la gente touriste niaise. Et qui, bien digérés, sont immédiatement évacués de l’enceinte audiovisuelle, disparaissant quand la chasse de l’oubli est tirée…

*

Nous percevons que ce tel entrepreneur protagoniste des stupides offenses est quasiment une abstraction capitaliste. Insignifiant qu’il est, il doit être actionnaire unique d’une petite société anonyme de notre Bahia provinciale. De toute manière, il doit être vu comme un gros cul privé, je veux dire, d’une entreprise privée. Dans l’absence de l’autre, nous pensons alors en ce rustique fessu comme un type idéal - exemple d’un entrepreneur carnavalesque qui, comme nous savons tous, sort avec le cul bordé du fric du carnaval courant derrière les culs des dindes qui fréquentent les loges, les plus improbables culs.****
caepisiD’ailleurs, ceux qui paraissent ne pas savoir gérer l’entreprise publique, ce sont nos (dé)gouvernants : eux, oui , des culs mous, déjà qu’il est incroyable qu’il ne parviennent pas à corriger la différence entre ceux qui gagnent les loges et ceux qui reçoivent d’eux la Mairie et la Province.
Le camarote, ce cloaque social où s’enfilent les figures fanfaronnes du Carnaval, est une assemblée où se mélangent l’instestinal, l’urinal et le génital. Antre d’improbables petits culs et de gros culs nationaux - au-delà de mille pédantes locales - c’est une contrariété dévastatrice pour celui qui ne vit pas de ou pour le Carnaval. Son coût implique pour la population de Salvador (surtout pour les mange-misère stoppés à l’entrée du bal qui « n’ont pas de merde au cul pour chier ») un préjudice incalculable. Et ce n’est pas juste, donc, qu’à la fin de la Folia pompeuse la Mairie s’en sorte avec le déficit le plus désodorant, année après année. Qui est intéressé vraiment par ce modèle de capitalisme prédateur de carnaval ?  Les entrepreneurs-requins du « Carnegocio »*****, bien sûr : ils sont, d’ailleurs, ceux qui entretiennent les chanteurs de bal, qu’ils soient de première ou troisième catégorie - de n’importe quelle couleur, sexe ou circonférence fessière….
L’occurrence fut, pour finir, rocambolesque. L’agression raciale fut ignoble et inacceptable - mais la réplique fut vile, impolitique et inélégante comme un pet dans une cabine de l’Elevador Lacerda. Au-delà du fait de cette agression raciste avoir été explorée, auto-promotionellement, par le chanteur, le Carnaval tout entier : plus un militant de l’opportunisme, comme Mr Brown.
Si Gandhi avait été le protagoniste offensé, il aurait convoqué un solennel silence de la foule carnavalesque devant le « baron » raciste bourré de Moet & Chandon. Mais comme Bahia est la terre des fils de « Gandhypslon », et non pas, simplement, de Gandhi, l’humanité fut privée, à travers Youtube, de connaître un sincère geste de grandeur humaine en faveur de la justice raciale.

*
Enfin, langage de cul est pet.

*

Pour finir, comme on dit, l’opinion est égale au cul, tout le monde en a une - donne la sienne qui veut et au niveau qu’il peut…

——
* Une référence au chanteur bahianais Caetano Veloso, qui depuis deux ou trois Carnavals, ne cesse de faire publiquement l’éloge du groupe Pisirico et de son chanteur M. V. Voir les deux photos ci-dessus.
** Souvent réunies, sur cette place, le soir, au café « Mocambinho ».
*** Divinités célébrées, principalement dans l’île d’Itaparica. Lors de rares cérémonies nocturnes, où très peu sont conviés, les morts, les egungun, « reviennent ». Lire l’indispensable et  formidable reportage de Jean Ziegler, “Les vivants et la mort”, dans la collection Points, en format de poche, des éditions du Seuil.
**** Vaga-bundas : littéralement vague-culs. Pour faire penser à « vagabonds ». Intraduisible en français.
***** Negocio = business. Carnavalaffairiste. Carnaval qui n’a d’existence qu’uniquement marchande.

Note : l’inter titre et les notes sont du traducteur, Bahiaflâneur. (photos droits réservés)


A Bunda, esta humilhada e incompreendida !

“Enfia seu dinheiro na sua bunda” - bradou Márcio Victor, da bunda, digo, da banda “Pisirico” (que, aliás, significa “cópula”…)

O Carnaval hoje, muito mais que antes, oferece farto material simbólico para se pensar a sociedade brasileira. Fatos carnavalescos, como aquele envolvendo no festejo momesco de Salvador, um cantor de baile e um empresário mamado de champagne, parecem emblemáticos da contradição que rege a dinâmica desta sociedade que, em si mesma, já é essencialmente “carnavalizadora” da moral e da política.
Um tema transversal, inserido no quadro simbólico que este acontecimento particular ensejou, e que, reafirmo, expressa as contradições que são inerentes a nossa sociedade, é o da própria bunda, elemento também importante no contexto geral da cultura e da vida cotidiana nacional.
A Bunda é uma parte anatômica do corpo humano culturalmente sensibilíssima. Bunda têm os homens, bunda têm as mulheres, e a bunda aqui é requebrada pra todo lado - multifuncional e polissêmicamente. “Amassa a lata com a bundinha”, “Balançando a bunda para cá e para lá”. Aliás, não é gratuito que em nosso mundinho afrodisíaco-baiano ela seja evocada com tal nomenclatura. Nada mais baiano do que este puro quimbundismo, “mbunda”. E sabe-se que na língua portuguesa existem pelo menos 90 designativos para bunda, termo que fica atrás, inclusive, do pênis, que, segundo se diz, tem 369, e da respeitável vagina - que tem pelo menos 299 significados. Note-se que só o ânus oferece 215 maneiras de ser designado, sem contar suas carnudas adjacências. Excitante abundância pornofônica!
A bunda, todos sabem, é o mimoso conjunto do ânus com as nádegas. As nádegas são o que dão forma ao todo bundal. Bunda de tanajura, bumbum bem feitinho, rolicinho, lindinho… Músculo glúteo, colosso formoso, de compleição grande ou pequena, gorda ou chulada: sempre envolvendo a enganosa região central - “centro do mundo” onde se comprimem pulsões inomináveis. É o ânus, como o orifício simétrico da boca (já na sua função verbal), as extremidades onde transitam as excrescências das mais apimentadas às mais brutais. Inversão simbólica danada, em que o ponto de saída alterna-se com o ponto de entrada….
E o dinheiro é a bosta do diabo. Quanto terá o diabólico empresário-otário enfiado lá um dia?

*

O festejado cantor de bailes & furdunços é um homem público. Nem quero entrar no mérito da qualidade da música carnavalesca baiana, basta dizer que fugi para evitar morrer de infelicidade musical, que disto também se morre. Tampouco vou julgar os méritos vocais do cantor, só desaconselhá-lo para ouvidos mais mozartianos. Acredito que seu timbre de voz só perde em tom desagradável e ranhura para uma eminente comentarista de carnaval baiano.
O cantor parece estar caetanisticamente deslumbrado. Novo defensor performático de seu povo, fez sucesso com uma música que berra “toma negona”. Fosse esta música composta e interpretada por um branco, teríamos configurado um crime de injúria racial? Uma agressão sexista e racialista, uma clara depreciação da mulher negra? Há pelo menos dois meses se fala disto nas mesas de bares do Largo Dois de Julho, mas nem mesmo as combativas feministas tomaram posição pública mais dura. Há que se recordar, também, que este mesmo cantor já mereceu ressalvas quanto a sua música “Contra-eguns”, de um carnaval passado, que, segundo alguns, banalizava e depreciava aspectos fundamentais da religiosidade afro-brasileira.
Mas os cantores-puxadores-de-trio-puxadores-de-saco formam o intocável poder-paralelo desta carnavalescamente fantasiosa sociedade soteropolitana. Formadores de opinião, precisariam ou deveriam ter melhor opinião sobre as coisas, e não se contentar em se transformarem em meras esporrentas celebridades midiáticas: famosos-da-hora embelecados como mil artifícios, aparentemente humildes e caridosos de araque (nas telas das tevês), produtos bem embrulhadinhos que os donos da Indústria da Alegria facilmente compram e vendem, sobretudo para a turistada apalermada. E que, bem digeridos, são logo evacuados do recinto audio-visual, sumindo na descarga do esquecimento…

*

Já o tal empresário protagonista das estúpidas ofensas é quase uma abstração capitalista. Insignificante como é, deve ser acionista único de uma pequena sociedade anônima da nossa Bahia interiorana. De qualquer modo deve ser visto como um bundão-de-privada, digo, de empresa privada. Na falta de outro, pensemos então neste tabaréu nadegudo como um tipo ideal — exemplo do empresário carnavalesco que, como todos sabem, saem com o rabo cheio de dinheiro do carnaval atrás das bundas das peruonas e peruetes camaroteiras, as mais vaga-bundas…
Ora, quem parece que não sabe gerir a empresa pública, aliás, são os nossos (des)governantes: esses sim bundas-moles, já que é inacreditável como não conseguem corrigir a diferença entre o que ganham os camarotes e o que recebe deles a Prefeitura e a Província.
O camarote, esta cloaca social onde se enfiam no Carnaval os figurões fanfarrões, é uma câmara onde se mistura o intestinal, o urinário e o genital. Antro de vaga-bundinhas e bundões nacionais - além de mil penetras “bufa frias” locais - é um transtorno devastador para quem não vive do ou para o Carnaval. Seu custo implica para a população soteropolitana (sobretudo para os pobretões barrados no baile que “não tem merda no c. pra cagar”) num prejuízo incalculável. E não é justo, portanto, que no fim da folia espetaculosa a Prefeitura ainda saia no mais fedorento déficit, ano após ano. Interessa mesmo para quem este modelo capitalista predatório de carnaval? Para os empresários-tubarões do “Carnegócio”, é claro: que são, aliás, quem mantêm os cantores de baile, sejam aqueles de primeira ou terceira categoria - de qualquer cor, sexo ou circu nferência bundal…
A ocorrência foi, conclusivamente, rocambolesca. A agressão racial foi ignóbil e inaceitável - mas a réplica foi reles, impolítica e deselegante como um pum numa cabine do Elevador Lacerda. Além do fato desta agressão racista ter sido explorada, auto-promocionalmente, pelo cantor, o Caranaval inteirinho: mais um militante do oportunismo, como Mr. Brown.
Fosse Gandhi o protagonista ofendido, teria convocado um solene silêncio da multidão carnavalesca diante do “barão” racista embriagado de Moet et Chandon. Mas como a Bahia é a terra dos filhos de “Gandhypslon”, e não, simplesmente, de Gandhi, a humanidade foi privada de, através do YouTube, conhecer um sincero gesto de grandeza humana em favor da justiça racial.

*

Enfim, linguagem de bunda é peido.

*

Enfim: como se diz, opinião é igual a bunda, todo mundo tem uma — dá a sua quem quer e no nível que pode…

Manuel Querino Junior

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Bafoués par l’Etat, les jeunes artistes créatifs !

Publié le 17 mars 2011 par bahiaflaneur

La septuagénaire bahianaise soeur, chanteuse, de Caetano V., dont il ne nous semble pas nécessaire d’écrire encore le nom, va recevoir la valeur de UN MILLION ET TROIS CENT MILLE REAIS (environ 600.000 EUROS), attribués par le Ministère de la Culture, pour créer son propre blog de poésies - intitulé “O Mundo Precisa de Poesia” (Le monde a besoin de poésie) et qui contiendra également 365 vidéos de ses chansons.
Il y a trois ans elle avait demandé 1,8 million de reais pour un tour de chant, refusés par les bureaux techniques du ministère. Juca Ferreira, ministre de la culture, bahianais, avait passé outre et autorisé un versement de 1,5 million de reais pour la chanteuse.
Le monde a besoin d’aider l’humble jeunesse brésilienne créatrice.
Comme nous disons à Bahia : “Quem pode pode. Quem não pode, se sacode !”*

Source : journaliste Monica Bergamo, dans le quotidien Folha de São Paulo, daté du 16 mars 2011.
* On pourrait essayer de traduire ainsi : “Le nanti a. Quant à l’autre, lui reste la danse !”

Ici, le fichier PDF des dossiers approuvés par le ministère de la culture:

http://www.cultura.gov.br/site/wp-content/uploads/2011/02/CNIC-184.pdf

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Un nouveau documentaire narre prison et exil de quatre Tropicalistes

Publié le 09 février 2011 par bahiaflaneur

gilegegenetonLe 27 décembre 1968, la dictature opérait déjà ses rafles depuis deux semaines. Tous azimuts. Ses sbires vinrent ainsi chercher, en voiture, Gilberto Gil et Caetano Veloso, dans l’appartement de São Paulo où ils se trouvaient. Sans explication, ils les menèrent à la prison de Marechal Deodoro, à Rio de Janeiro. Ils leur rasèrent la tête et les incarcèrerent pour un mois, en cellule  collective. Caetano Veloso était séparé de Gilberto Gil, qui “partageait” sa taule avec les poètes Antônio Callado, Ferreira Gullar, et quelques autres.  Le documentaire revient, entre des dizaines d’autres  récits, sur ce moment où un sergent métis, courtois et compréhensif, Juarez, amena une guitare à Gilberto Gil. Ainsi, furent composées entre les barreaux quatre chansons: “Futurível”,  “Cérebro Eletrônico”,  “Vitrines” et une quatrième qui se perdit.  Etc. Puis suivirent, pour les compères, cinq mois de “prison domiciliaire” à Salvador, puis l’exil à Londres. Se joinrent de suite à eux, dans la capitale anglaise, deux autres compositeurs  brésiliens :  Jards Macalé et Jorge Mautner…
C’est à partir d’entretiens audio et vidéo qu’il fit à cette époque avec ces quatre mousquetaires de la Tropicália, auxquels s’ajoutent des interviews qu’il a effectué récemment, que le metteur en scène Geneton Moraes Neto a construit son documentaire incroyablement riche en informations.

La première diffusion est, en trois épisodes, au déroulement chronologique, de cinquante minutes chacun, ce mardi 8, mercredi 9 et jeudi 10 février, à 22h00, sur la chaîne cablée Canal Brasil. Il devrait être monté, ensuite, une version du documentaire pour les salles de cinéma.

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“Canções do Exílio - A Labareda que Lambeu Tudo”, (Chansons de l’exil - Les flammes de l’incendie ont tout léché) écrit et mis en scène par Geneton Moraes Neto. Produit par Jorge Mansur (Multipress Digital) pour Canal Brasil. Avec les témoignages, également, de Paulo César Peréio et Lorena da Silva.

(à droite sur les deux photos, dans les années 70, Geneton Moraes Neto avec Caetano Veloso et avec Gilberto Gil).

http://www.bahiaflaneur.net/blog2/2010/11/tropicalistes-graces-leur-soient-rendues.html

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