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“Infortune et malheur”

Publié le 27 octobre 2013 par admin

kadyatallElle est anthropologue, et a principalement séjourné au Brésil entre 1994 et 1999. Elle vient lancer son livre - écrit en français et publié en 2012 aux éditions du Cerf - sur le candomblé de Bahia, le 14 novembre à Salvador, dans un cadre universitaire, ouvert au public.
Son nom : Emmanuelle Kadya Tall. Le titre de son livre : Le Candomblé de Bahia. Miroir baroque des mélancolies post-coloniales.
Il y a quelque temps, sur la chaîne TV5 Monde, elle déclarait, entre autres: ”Il y a l’idée que la sorcellerie peut faire du bien, peut être bénéfique, peut aider à comprendre des choses. (…) C’est donner du sens au malheur, à l’infortune.”

Prometteur.

Un profil et la bibliographie de la chercheuse, rattachée au secteur “africain” de l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, est ici :
http://ceaf.ehess.fr/document.php?id=181

Émission “Rendez-vous au Maquis” du 19 juin 2013. E. Kadya Tall est présentée à partir de la 16e minute et s’exprime à partir de la 23e minute:

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Quand le cinéaste Pierre Kast préparait son tournage à Bahia (2/2)

Publié le 17 octobre 2012 par bahiaflaneur

vivaldodacostalimapierrekast1

(droits de reproduction réservés)

Pierre Kast (1920-1984) avait déjà filmé au Brésil. Mais il revint, en janvier 1969, pour tourner un sujet sur le candomblé de Bahia. Avec une production franco-brésilienne, assurée par Jean-Gabriel Albicocco (également co-scénariste avec PK), Louis Malle et Luiz Carlos Barreto, aujourd’hui encore en octobre 2012  le plus important producteur du Brésil.
Grâçe à l’anthropologue Cláudio Luiz Pereira*, nous avons eu accès à deux échanges épistolaires entre trois des plus importants historiens de l’époque, tous bahianais, qui révèlent quelques détails de la préparation du documentaire de Pierre Kast qui se nommera sur les écrans “A Bandeira Branca de Oxalá” et en France “Macumba”. La seconde lettre qui suit est adressée par Edison Carneiro, depuis Rio de Janeiro, à Vivaldo da Costa Lima, alors à Salvador.

* Dépositaire de très nombreuses archives de Edison Carneiro (1912/1972) et biographe de Vivaldo da Casto Lima (1925-2010).

Rio de Janeiro, GB, 3 janvier 1969

Ami Vivaldo,

Le 7 courant, le français Pierre Kast se rend à Bahia, cinégraphiste, pour dire mieux metteur-en-scène, en compagnie de son épouse brésilienne, Fernanda, fille de mon ami Pedro Borges.
Il prétend faire un film sur les religions africaines, qui doit être produit par une association de
metteurs-en-scène français, avec une subvention du Ministère de la Culture (Malraux), destiné aux cinémas et aux circuits universitaires. Film d’art et d’essai. Un long-métrage qui comme il dit, montrara que les dieux naissent, vivent et meurrent comme les hommes et les cultures dont ils sont l’expression et, spécifiquement dans le cas de la religion africaine, comment ils se répandent, se multiplient et se revigorent.
Il était avec Didi* et sa dame en France, et pour ce que j’en sais, connaît déjà Bahia. Il compte énormément sur vous - et je renforce sa confiance et je te demande de l’aider et de lui faciliter ce qu’il désire dans le candomblé à Salvador. Son scénario ne se limite pas au candomblé nagô ; je lui ai indiqué des candomblés angola et caboclo, la chute d’eau de São Bartolomeu, la fête de mãe-d’agua à Rio Vermelho… Qui sait, tu pourrais faciliter son accès à la fête à Amoreira**.  Le Lavagem** et la fête de Segunda-Feira do Bonfim sont dans son programme.
L’homme est intelligent, mais son information est superficielle. Utilisant le scénario du film pourra peut-être alors se faire une belle chose, peut-être avec ta collaboration, qui j’espère  sera constante et chaleureuse comme à ton habitude.
Sarava ! J’espère que cette année te verra obtenir la chaire.
Un abraço de ton ami Edison Carneiro

Dans la marge, manuscrit, figure la phrase suivante : “As-tu lu mon article “A divinidade brasileira das águas” dans la Revista de Folclore no 21, mai 1968 ? Je peux te l’envoyer, si tu ne l’avais pas auprès de toi. J’aimerais connaître ton avis. Edison.”

* Mestre Didi (1917). Très grande figure du candomblé de Bahia, également artiste plasticien de renom. http://www.mestredidi.org/egungun4.htm
** Amoreiras est un quartier et une plage dans l’île d’Itaparica où se produit une autre fête du candomblé, chaque 2 février, en hommage à la déesse de la mer.  Le Lavagem de Bonfim est fêté chaque deuxième jeudi de janvier, à Salvador.

La biographie, de référence, de Edison Carneiro a été écrite, au long de 240 pages, par le journaliste Biaggio Talento et l’historien Luiz Alberto Couceiro, en 2009, aux éditions Assembleia Legislativa da Bahia, volume 11, dans la collection Gente da Bahia : “Edison Carneiro - o mestre antigo - um estudo sobre a trajetória de um intelectual”.

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A Bandeira Branca de Oxalá. 95 minutes - 35 mm Eastmancolor.
Directeur de la photographie : Yann Le Masson - assistant : João Carlos de Alencar Parreiras Horta. Avec Pierre Verger, entre autres.
Il est peut-être possible de visionner le film ici :
http://www.tracktvlinks.com/watch-bandeira-branca-de-oxala-1968

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Hirosuke Kitamura: “Je fais une photo monocolore plus colorée”

Publié le 01 février 2012 par bahiaflaneur

oskejanvier2012Hirosuke Kitamura vint s’asseoir, se lover presque, dans le grand sofa du modeste salon de l’hôtel qui fait face au port de Barra, en cette fin de matinée du mardi 24 janvier 2012, à Salvador. Rasé de près, l’état de relâchement de l’homme aux cheveux de jais nous impressionna, à quelques jours de sa première grande exposition individuelle, hors les frontières latines. Précisément à New York, dès ce mercredi 1er février au soir, jusqu’au 28 avril prochain, dans la grande salle de la 1500 Gallery. Le commissaire de l’exposition, au beau titre de “Hidra”, est le plasticien Miguel Rio Branco, dont nous  traduisons ci-après le texte, inédit, de présentation de “Hidra”.
À voir cet ensemble pictural magnifique, nous reviennent en mémoire ces mots :” Il n’y a pas d’art qui ne soit une libération d’une puissance de vie. Il n’y a pas d’art de la mort, d’abord. (…) L’artiste, c’est celui qui libère une vie, une vie puissante, une vie plus que personnelle”.*

BF: Oske, quelles furent les étapes qui ont précédé la sélection finale des onze photographies-séquences?
HK: J’ai adressé quatre centaines de photographies, toutes prises en moyen format, à Miguel Rio Branco. Très rapidement, son regard a mis de côté une petite cinquantaine de photos. Et à prendre connaissance de ce premier tri, j’ai immédiatement vu que le choix de Miguel correspondait exactement à ma sélection mentale initiale. Puis nous avons ensemble opté, dans son atelier, pour les quatorze images finales.

Comment pourriez-vous décrire l’idée qui sous-tend “Hidra” ?
Comme deux éléments noués, la sensualité et le spiritualisme. Par exemple avec le dyptique, qui ramène à l’univers du candomblé. L’univers de la nuit, comme cadre temporel. Car la nuit, l’image, pour moi, est plus propre, d’une certaine manière. Esthétiquement, visuellement, je préfère la nuit. Je fais une photo monocolore plus colorée (”monocolor mais colorida”). Où l’allégorie, la souffrance, le plaisir, la tristesse, la joie, tous mêlés, sont présents. C’est cette Bahia que je vois, telle, chaotique. Pour résumer, je peux apparenter “Hidra” à la figure du bicho de sete cabeças (l’hydre à sept têtes).

En quel espaces citadins ces images furent-elles effectuées?
À l’exception d’une image faite en Inde, au cœur des années 2000, elles furent, toutes, prises à Bahia.

Quelle sera la taille des tirages exposés?
Le dyptique et le tryptique seront composés de carrés d’un mètre de côté chacun. Tandis que les neufs tirages individuels font 1,20 m x 1,20 m. Aucun d’entre eux, tous tirés sur papier mat Fuji C-matte, ne sera sous verre.

Les Brésiliens verront-ils cette exposition en 2012?
Il est fortement question d’un partenariat de la galerie de New York avec la FaunaGaleria, pour une date à São Paulo, en juillet 2012. Là, devraient s’y ajouter neuf grands tirages, sélectionnés également avec Miguel Rio Branco.

* Gilles Deleuze. “Abécédaire : R comme Résistance”.
Note de BF: Oske est le diminutif/surnom de Hirosuke.

OSKE BAHIA

Quelque chose, en sourdine, advient à chaque instant. Fantômes entre le sexe et la mort, fragments de séduction qui divaguent entre des mondes perdus. La sexualité est transparente, fuyante, et s’envole en fumée sous nos doigts. Comment définir cette sexualité en un lieu où le corps est tout, matériel et consommable? Et ici elle devient fanstasmagorique. Comme dans les contes japonais immémoriaux, il existe un autre monde, mais elle est ici, à nos côtés. Ces images deviennent passage du temps, immatérielles, hors d’une époque définie.
L’intéressant dans la création, dans l’art, réside dans l’individualité réaffirmée de chacun. Ceci est de plus en plus difficile en un monde dominé par la propagande, la publicité, le marketing. Le portrait des créateurs apparaît de moins en moins à travers leurs œuvres. Tout est business, rien n’est personnel. Ici, en ce qui est vu, tout est personnel, vécu et senti. Tout est personnel. Ce sont des différences essentielles en ces temps d’aujourd’hui où l’image photographique devient de plus en plus distante de ce qui est montré.
Mais en art ce qui doit être montré est l’âme et non le thème. Ici les thèmes se diluent et se métissent. Nous ne restons prisonniers d’un lieu ou d’un moment dans le temps, nous passons à une autre phase. Une phase qui nous conduit à un autre espace, un autre monde, une limbe.
Pourtant, au fond, apparaissent des peaux, des doigts, des seins, des sexes, des habits, qui se transforment en masques, offrandes, lumières et sueurs bahianaises montrés par un japonais qui un jour vint à Salvador.

Miguel Rio Branco

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OSKE BAHIA
Algo em surdina surge a cada momento. Fantasmas entre o sexo e a morte, pedaços de sedução que divagam entre mundos perdidos. A sexualidade é transparente, fugidia, e se esfumaça debaixo de nossos dedos. Como definir essa sexualidade em lugar onde o corpo é tudo, material e consumível? E aqui ela se torna fantasmagórica. Como nos contos japoneses de sempre, existe um outro mundo, mas ele está aqui junto a nós. Estas imagens se tornam passagem de tempo, imateriais, fora de qualquer época.
O interessante na criação, na arte, fica na individualidade reafirmada de cada um. Isto está cada vez mais difícil em um mundo dominado por propaganda, publicidade, marketing. Cada vez menos aparece o retrato daqueles que criam através de sua obra. Tudo é business, nada é pessoal. Aqui, no que é visto, tudo é pessoal, vivido e sentido. Tudo é pessoal. São diferenças essenciais onde hoje a imagem fotográfica se torna cada vez mais tecnicamente distante do que é mostrado.
Mas em arte o que têm de ser mostrado é a alma e não o tema. Aqui o os temas se diluem e mestiçam. Não ficamos presos a um lugar ou um momento no tempo, passamos para outra fase. Uma fase que nos faz ir para outro espaço, um outro mundo, um limbo.
Porém no fundo aparecem peles, dedos, seios, sexos, roupas que se transformam em máscaras, oferendas, luzes e suores baianos mostrados por um japonês que um dia chegou em Salvador.
Miguel Rio Branco

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Publiée, la cartographie du candomblé à Salvador

Publié le 30 mai 2009 par bahiaflaneur

candomble1.164 terreiros de candomblé, répartis dans 129 quartiers de Salvador. Voilà le résultat du défi que s”étaient lancé le Secrétariat municipal de Reparação (SEMUR) et le Secrétariat Municipal d”Habitação avec le Centro de Estudos Afro-Orientais (CEAO), de répertorier et identifier précisément les emplacements où les adeptes de cette religion se réunissent. Défi parfaitement relevé, en octobre dernier, sous la forme d”un magnifique livre-catalogue de 160 pages, grand format, coordonné par Jocélio Teles dos Santos.
Le livre nous apprend aussi, entre graphiques et cartes, que dans les vingt dernières années plus de 670 terreiros ont été créés, que 68,6% des terreiros ont moins de 31 ans d”existence, qu”un des plus anciens (
Ylê Axê Oxumaré, dans l”avenue Vasco de Gama) fut créé en 1836. Et, ce qui ne constitue pas une surprise, que la majeure partie des ces lieux de culte est dirigée par des femmes (63,7%), dont 50% ont plus de 60 ans. Un ouvrage qui relève, aussi, que le quartier de Plataforma est celui qui comporte le plus grand nombre de terreiros : 58. Une mine d”informations, donc, établie par des chercheurs, qui n’ont pas oublié de faire figurer, en face de chaque fiche nominale, la photo de la façade du terreiro. Ici, vous pouvez en consulter une carte.

http://www.terreiros.ceao.ufba.br/

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