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“Flux du désir, au long du carnaval”, par Francisco Antônio Zorzo

Publié le 08 avril 2013 par bahiaflaneur

Le carnaval est terminé depuis bientôt deux mois. Depuis le 13 février exactement. Et la félicité ? Où s’est-elle logée, pendant cette fête, pendant cette Folia ? C’est ce qu’essaye de décrire le professeur de l’université fédérale de Bahia Francisco Antônio Zorzo, dans cette chronique. Et il s’évertue, surtout, à ne pas mépriser et discréditer ce que le spectateur ou folião observe, objectivement et communément: l’hystérie. Et l’essayiste sait pointer aussi la parodie, passerelle obligée pour tout participant digne de ce nom. Nous l’avons donc traduit en français, ajoutant également deux intertitres. (photo en vignette de Eduardo Martins).

Flux du désir, au long du carnaval

On a l’habitude de dire que le carnaval baiano se renouvèle chaque année. Mais, si cela a lieu, ce n’est pas grâce à l’industrie culturelle, ni aux distributeurs de boissons et autres produits qui fournissent la bombance. C’est l’investissement du désir collectif qui maintient la vitalité d’une fête des foules comme le carnaval de Salvador.
L’investissement du désir de la foule, d’ailleurs, introduit dans la fête, chaque année, une nouvelle disposition culturelle. L’objet du carnaval n’est pas le trio, ni le camarote, ni les séductrices marques qui prolifèrent sur les parcours. Encore moins la consommation des
foliões, comme quelques uns le croient, mais quelque chose qui se dénoue de tous ces objets. Ce n’est pas dans la forme des uniformes et dans les zones VIP que l’on doit chercher la différence du carnaval, mais dans le mode comment le désir est affiché au long de son trajet, le flux qui se transmute selon le nombre des objets de désir des foliões.
Les causes et les effets du carnaval, qui entrent en ébullition avec l’opportunité de la rencontre, viennent de temps anciens où ils ont gagné un axe d’investissement collectif. Le flux carnavalesque déborde tous les rites de la société. Beaucoup a déjà été dit à propos de la libération sexuelle durant le carnaval, mais, faisant attention avec le faux moralisme, on pourrait plaider le contraire. Le carnaval fortifie le désir et l’interdit, autrement dit opère la limite du lien social avec les fantaisies les plus crues. Il n’est pas nécessaire d’être anthropologue ou psychanalyste pour percevoir que les règles ont un comportement clairement accélérateur du flux, il suffit de voir les grosses cordes tendues, d’isolement, autour des grands blocos.
Le carnaval libère des fantasmes civilisateurs. Les fantasmes individuels et collectifs d’inceste, de séduction et de castration peuvent affleurer, être visualisés et conjurés avec la fête de Momo. Dans la transe collective, les fantasmes les plus tortus sont de simples transgressions à la prohibition, relatives à des figures morales qui, comme nous le savons, n’ont rien à voir le sexe sur le parcours du carnaval.


Baiser conventionnel
I
nconsciemment, les formes de participation intègrent diverses modalités de désirs intensifs. Par exemple, pères et enfants vont à la matinée avec des motifs distincts. Comptant avec le désordre des jets de mousse et des boules de savon, sous le regard des parents est permis une valvule d’échappement qui rend propice de bonnes moqueries infantiles. La rue devient un terrain de jeu et, pour cela aussi, il y a de nombreux regards de garçons et filles de tous âges, comme abandonnés, à la recherche de partenaires de jeux ou substituts de leurs parents et frères d’autres occasions festives.

Les actes de domination clairement sexuelle, qui concourrent au harcèlement en public, sont en bien moins grand nombre quand ils sont comparés aux multiples simulations et tentatives frustrées de s’exiber et d’attirer l’attention de l’autre. Qui vient sur le parcours perçoit tout de suite le sens du jeu dans le spectacle actuel, dans lequel le baiser fonctionne souvent comme un applaudissement attendu, aussi conventionnel qu’une poignée de mains ou un clic sur la souris.

Dans le champ érotique, la fantaisie de machiste tombeur et de femme libertine sont très communs, mais, dans le gros de la chorégraphie actuelle, atteignent seulement la conotation de norme de comportement. Don Juan virtuel et la prostituée digitale possédés par le démon sont des personnages atones de la scène, qui partagent avec Hulk, Batman et la Femme Merveilleuse les regards de la petite bande du désir enchaîné.
Établissant un jeu dans ce jeu d’investissements collectifs, on compte avec des flux particuliers, qui peut-être peuvent être redoublés de frisson et même de rivalité. Mais la condition de la capsule est excitée d’un mode quasiment compulsif. Par le visuel, l’œil s’étend via des téléphones portables, qui sont une forme de retenir des fragments de l’expérience, pour lui donner un éventuel sens postérieur. Mais si le carnaval est faire la parodie, comment obtenir un sens en dehors de la performance ?

Masque du jouisseur
Malgré les amarres, il y a le grand flux qui intègre le désir de tous qui passent par la fête. Mais, où va la libido ? Le moyen conducteur basique est hystérique, car il vise à dramatiser les composants des interdits sociaux. Curieusement, dans le bloco des lesbiennes, des muquiranas et des nombreux groupes de travestis, les draguées deviennent stupidement drôles. Le déguisement du vieil exhibitionniste qui porte une prothèse sexuelle n’effraie plus les filles qui assistent au défilé depuis leur camarote. Ce que le carnaval fait est d’ôter l’illusion du souffrir, transformant, par la parodie, la misère banale en félicité actuelle.

Aujourd’hui, pour profiter du détournement et assumer l’absence de contrôle et l’ambiguité, le folião devient hystérique. Transgressant la façade sociale, il met le masque du jouisseur, possédé par le sexe, passant perdu et ivre. Être perfide et infidèle sont des adjectifs alternatifs du comportement carnavalesque actuel. Devant les tendances de standardisation du carnaval, il reste au participant situé à l’extérieur des cordes la perfidie face au sytème culturel dominant.
Pendant le carnaval, ce qui attise les désirs est l’élément générateur d’une réserve singulière de fantaisies. Le désir collectif aide à ventiler les traumatismes affectifs, et fait des fantasmes des choses maniables jusqu’à un certain point, même sans parvenir à les chasser des esprits fatigués. Ceci délivre pas mal la génération de l’angoisse qui distille l’agonie dans notre société. Dans le camp subjectif, fort heureusement, avec cette brève transformation, nous pouvons mieux affronter les aigreurs du monde réel le mercredi des cendres, dernier jour du carnaval.

Le folião détient un savoir qui le fait se déplacer. C’est un savoir débile, qui ne suit pas les normes de manière instituée et qui peut rester sur le plan de l’imaginaire, mais qui est repris et réinvesti dans le rite annuel. Ce qui peut déclencher la libération, c’est le sujet en avoir envie, exposer le désir et savoir se divertir à danser au milieu de la foule. Ce qui revient à dire que le folião souhaite faire sa performance sans que personne ne l’interrompe pendant qu’il délire. Bien au-delà des propagandes et annonces de leds lumineux, seul l’intéresse de crier plus fort, vive le Carnaval !

O fluxo do desejo no carnaval

Costuma-se dizer que o carnaval baiano se renova a cada ano. Mas, se isso ocorre, não é graças à indústria cultural, nem às distribuidoras de bebidas e de outros produtos que abastecem a farra. É o investimento do desejo coletivo que mantém a vitalidade de uma festa multitudinária como o carnaval de Salvador.
O investimento do desejo da multidão, ademais, introduz na festa, a cada ano, uma nova disposição cultural. O objeto do carnaval não é o trio, nem o camarote, nem as sedutoras marcas de grife que proliferam na avenida. Nem sequer é o consumo dos foliões, como alguns acreditam, mas algo que se desprende de todos esses objetos. Não é na forma dos abadás e nas áreas VIP, que se deve procurar a diferença do carnaval, mas no modo como o desejo é colocado no seu trajeto, o fluxo que se transmuta em quantos forem os objetos de desejo dos foliões.
As causas e os efeitos do carnaval, que entram em ebulição com a oportunidade do encontro, vem de tempos antigos em que ganharam um nexo de investimento coletivo. O fluxo carnavalesco desborda todos os ritos da sociedade. Muito já se falou em liberação sexual no carnaval, mas, tomando cuidado com o falso-moralismo, poder-se-ia advogar o contrário. O carnaval fortalece o desejo e o interdito, ou seja, opera o limite do laço social com as fantasias mais cruas. Não é preciso ser antropólogo ou psicanalista para perceber que as regras tem aqui um componente nitidamente acelerador do fluxo, basta ver os esticados cordões de isolamento ao redor dos grandes blocos.
O carnaval libera fantasmas civilizatórios. Os fantasmas individuais e coletivos de incesto, de sedução e de castração podem aflorar, ser visualizados e conjurados com a festa de Momo. No transe coletivo, os fantasmas mais atravessados são simples transgressões à proibição, relativas a figuras morais que, como se sabe, nada tem a ver com o sexo na avenida.
Inconscientemente, as formas de participação integram diversas modalidades de desejos intensivos. Por exemplo, pais e filhos vão à matinée com motivos distintos. Contando com a bagunça dos jatos de espuma e bolhas de sabão, sob o olhar dos pais é permitida uma válvula de escape que propicia boas troças infantis. A rua vira um playground e, por isso também, há muitos olhares de meninos e meninas de todas as idades, como que abandonados, à procura de parceiros de brincadeira ou substitutos de seus pais e irmãos de outras ocasiões festivas.

Os atos de domínio nitidamente sexual, que concorrem ao assédio em público, são em número bem menor quando comparados às múltiplas simulações e tentativas frustradas de se exibir e de atrair a atenção do outro. Quem pisa na avenida percebe logo o sentido do jogo no espetáculo atual, em que o beijo funciona muitas vezes como um esperado aplauso, tão convencional como um aperto de mãos e um click no mouse.
No campo erótico, a fantasia de macho pegador e de mulher prostituída são muito comuns, mas, no grosso da coreografia atual, apenas alcançam a conotação de norma de comportamento. Don Juan virtual e a prostituta digital possuídos pelo demônio são personagens atônitos da cena, que compartilham com o Hulk, o Batman e a Mulher Maravilha os olhares da galera do desejo acorrentado.
Estabelecendo um jogo dentro desse jogo de investimentos coletivos conta-se com fluxos particulares, que talvez possam ser redobrados de frisson e até de rivalidade Mas a condição da cápsula é excitada de um modo quase compulsivo. Pelo visual, o olho se expande em celulares e câmeras portáteis, que são uma forma de reter fragmentos da experiência, para dar a ela um eventual sentido posterior. Mas se carnaval é fazer a paródia, como obter um sentido fora da performance?
Apesar das amarras, há o grande fluxo que integra o desejo de todos que passam pela festa. Mas, para onde vai a libido? O procedimento condutor básico é histérico, pois visa dramatizar os componentes dos interditos sociais. Curiosamente, no bloco das sapatonas, das muquiranas e dos inúmeros grupos de travestidos, as cantadas tornaram-se estupidamente engraçadas. O disfarce do velho exibicionista que carrega uma prótese sexual não assusta mais as garotas que assistem o desfile do camarote. O que o carnaval faz é retirar a ilusão do sofrer, transformando, pela paródia, a miséria banal em felicidade atual.
Hoje, para aproveitar o desvio e assumir o descontrole e a ambiguidade, o folião torna-se histérico. Transgredindo a fachada social, ele coloca a máscara de gozador, possuído pelo sexo, transeunte perdido e bêbado. Ser pérfido e infiel são adjetivos alternativos do comportamento carnavalesco atual. Mediante as tendências de formatação do carnaval, resta ao pipoca a perfídia para com o sistema cultural dominante.
No carnaval, o que atiça os desejos é o elemento gerador de uma reserva singular de fantasias. O desejo coletivo ajuda a arejar os traumas afetivos, faz dos fantasmas coisas manejáveis até certo ponto, mesmo que sem conseguir espantá-los das mentes cansadas. Isso alivia um tanto a geração de angústia que agonia nossa sociedade. No campo subjetivo, afortunadamente, com essa breve transformação podemos encarar melhor as agruras do mundo real na quarta-feira de cinzas.
O folião detém um saber que o movimenta. É um saber débil, que não segue as normas da maneira instituída e que pode ficar no plano do imaginário, mas que é retomado e reinvestido no rito anual. O que pode deslanchar a liberação é o sujeito estar a fim, expor o desejo e saber se divertir ao pular no meio da multidão. Ou seja, o folião quer fazer a sua performance sem que ninguém o interrompa enquanto delira. Muito além das propagandas e anúncios de leds luminosos, somente interessa gritar mais alto, viva o Carnaval!

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Derniers feux carnavalesques 2012 (1/2)

Publié le 21 février 2012 par bahiaflaneur

phototheque-1000212h30, mardi 21 février 2012, largo do Campo Grande.
Circuito Osmar Macedo.
Préparatifs pour la dernière journée.
Notre appareil photographique était dans les parages.
La corde, un des moyens de la ségrégation..

carnaval201220
phototheque-10003

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“Tudo é carnaval”

Publié le 21 février 2012 par bahiaflaneur

Direito de Sambar

Composition et interprète: Batatinha

É proibído sonhar
Então me deixe o direito de sambar
É proibído sonhar
Então me deixe o direito de sambar

O destino não quer mais nada comigo
É meu nobre inimigo
E castiga de mansinho
Para ele não dou bola
Se não saio na escola,
Sambo ao lado sozinho

É proibído sonhar
Então me deixe o direito de sambar
É proibído sonhar
Então me deixe o direito de sambar

Já faz dois anos que eu não saio na escola
A saudade me devora
Quando vejo a turma passar
E eu mascarado, sambando na avenida
Imitando uma vida que só eu posso enfrentar

Tudo é carnaval
Pra quem vive bem
Pra quem vive mal

Tudo é carnaval
Pra quem vive bem
Pra quem vive mal

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“Le Cul, cet incompris et cet humilié !”, par Manuel Querino Junior

Publié le 31 mars 2011 par bahiaflaneur

Nous n’avons pas couvert le récent Carnaval de Salvador, au début du mois de mars 2011, par choix. Ce texte nous est parvenu lundi par courrier électronique. Il vient résumer finement, à nos yeux, l’opus 2011. D’une grande intelligence, dans une langue portugaise afinadissima, ce pamphlet fut publié sur le site d’une radio de Salvador, sous pseudonyme. Nous connaissons la véritable identité de l’auteur, intellectuel bahianais, au-dessus de tout soupçon de la moindre connivence. Le lecteur comprendra rapidement pourquoi nous ne la révèlons pas. (Bahiaflâneur).

« Enfile ton fric dans ton cul » vocifère Marcio Victor, du cul, je veux dire du groupe « Pisirico » (qui, par ailleurs, signifie « copule »)

caepisi1Le Carnaval, aujourd’hui, bien plus qu’hier, offre un abondant matériel symbolique pour penser la société brésilienne. Des faits carnavalesques, comme celui incluant dans la Fête de Salvador, un chanteur de bal et un entrepreneur imbibé de champagne, paraissent emblématiques de la contradiction qui dirige la dynamique de cette société qui, en elle-même, est déjà essentiellement « carnavalizadora » de la morale et de la politique.
Un thème transversal, inséré dans le cadre symbolique que cet événement particulier a permis, et qui, aussi, je le réaffirme, exprime les contradictions qui sont inhérentes à notre société, et celui du propre cul, élément également important dans le contexte général de la culture et de la vie quotidienne nationale.
Le cul est la partie anatomique du corps humain culturellement extrêmement sensible. Les hommes ont un cul, les femmes ont un cul, et le cul, ici, est cassé et recassé de tous côtés - multifonctionnel et polyssémantiquement.
« Aplatit la canette avec ton petit cul », « Balançant le cul par ici et par là ». D’ailleurs, ce n’est pas gratuit que dans notre petit monde afrodisiaco-baiano il soit évoqué avec une telle nomenclature. Rien de plus baiano que ce pur quimbundismo, « mbunda ». Et l’on sait que dans la langue portugaise existent au moins 90 désignations pour cul, terme qui vient après, y compris, de pénis, qui selon les on dit, en a 369, et du respectable vagin - qui a pour le moins 299 significations. On note que seulement l’anus offre 215 manières pour être désigné, sans compter ses charnus alentours. Excitante abondance pornophonique !
Le cul, tous le savent, est le tendre ensemble formé par l’anus et les fesses. Les fesses sont ce qui donnent forme à l’ensemble fessier. Cul de fourmi, petit cul bien fait, bien roulé, bien joli… Muscle flasque, joli colosse, de petite ou grande envergure, gras ou aplati : incluant toujours la trompeuse région centrale - « centre du monde » où se compriment des pulsions innommables. C’est l’anus, avec un orifice symétrique de la bouche (d’abord dans sa fonction verbale), les extrémités où transitent les excroissances, des plus pimentées aux plus brutales. Inversion symbolique incroyable, en laquelle le point de sortie s’alterne avec le point d’entrée… Et l’argent est la bouse du diable. Combien aura le diabolique entrepreneur minable, enfilé, là, un jour durant ?

*

Le fêté chanteur de bals et de  soirées de quatrième catégorie est un homme public. Je ne veux même pas rentrer dans le mérite de la qualité de la musique carnavalesque bahianaise, il suffit de dire que je l’ai fuie pour éviter de mourir de malheur musical, car de cela aussi on meurt. Encore moins je vais juger les mérites vocaux du chanteur, je ne fais que le déconseiller aux oreilles plus mozartiennes. Je crois que son timbre de voix perd seulement en ton désagréable et rayé en face d’un éminent commentateur de carnaval baiano.
Le chanteur semble être caetanisticamente* émerveillé. Nouveau défenseur performatique de son peuple, il fait succès avec une musique qui hurle « prend ça, grande noire ». Si cette musique avait été composée et interprétée par un blanc, aurions-nous parfaitement de configuré un crime d’injure raciale ? Une agression sexiste et raciale, une claire dépréciation de la femme noire ? Depuis deux mois cela est évoqué autour des tables de bar de la place Largo Dois de Julho, mais même les combatives féministes** ne prirent une position plus dure. Il est bon de rappeler, également, que ce même chanteur a déjà mérité des réserves, quand sa musique « Contra-eguns »***, lors d’un carnaval passé, aurait, selon certains, banalisé et déprécié des aspects fondamentaux de la religiosité afro-brasileira.

L’intouchable pouvoir parallèle
Mais les chanteurs-tireurs de trio électrico-flatteurs de bas étage forment l’intouchable pouvoir parallèle de cette carnavalesquement fantasque société de Salvador. Formeurs d’opinion, ils auraient besoin ou devraient avoir une meilleure opinion sur les choses, et non pas se contenter de se transformer en semi-célébrités hurleuses et médiatiques : fameux dans l’heure leurrés par mille artifices, apparemment humbles et faussement charitables (sur les écrans des télévisions) achètent et vendent bien facilement des produits bien enveloppés, surtout pour la gente touriste niaise. Et qui, bien digérés, sont immédiatement évacués de l’enceinte audiovisuelle, disparaissant quand la chasse de l’oubli est tirée…

*

Nous percevons que ce tel entrepreneur protagoniste des stupides offenses est quasiment une abstraction capitaliste. Insignifiant qu’il est, il doit être actionnaire unique d’une petite société anonyme de notre Bahia provinciale. De toute manière, il doit être vu comme un gros cul privé, je veux dire, d’une entreprise privée. Dans l’absence de l’autre, nous pensons alors en ce rustique fessu comme un type idéal - exemple d’un entrepreneur carnavalesque qui, comme nous savons tous, sort avec le cul bordé du fric du carnaval courant derrière les culs des dindes qui fréquentent les loges, les plus improbables culs.****
caepisiD’ailleurs, ceux qui paraissent ne pas savoir gérer l’entreprise publique, ce sont nos (dé)gouvernants : eux, oui , des culs mous, déjà qu’il est incroyable qu’il ne parviennent pas à corriger la différence entre ceux qui gagnent les loges et ceux qui reçoivent d’eux la Mairie et la Province.
Le camarote, ce cloaque social où s’enfilent les figures fanfaronnes du Carnaval, est une assemblée où se mélangent l’instestinal, l’urinal et le génital. Antre d’improbables petits culs et de gros culs nationaux - au-delà de mille pédantes locales - c’est une contrariété dévastatrice pour celui qui ne vit pas de ou pour le Carnaval. Son coût implique pour la population de Salvador (surtout pour les mange-misère stoppés à l’entrée du bal qui « n’ont pas de merde au cul pour chier ») un préjudice incalculable. Et ce n’est pas juste, donc, qu’à la fin de la Folia pompeuse la Mairie s’en sorte avec le déficit le plus désodorant, année après année. Qui est intéressé vraiment par ce modèle de capitalisme prédateur de carnaval ?  Les entrepreneurs-requins du « Carnegocio »*****, bien sûr : ils sont, d’ailleurs, ceux qui entretiennent les chanteurs de bal, qu’ils soient de première ou troisième catégorie - de n’importe quelle couleur, sexe ou circonférence fessière….
L’occurrence fut, pour finir, rocambolesque. L’agression raciale fut ignoble et inacceptable - mais la réplique fut vile, impolitique et inélégante comme un pet dans une cabine de l’Elevador Lacerda. Au-delà du fait de cette agression raciste avoir été explorée, auto-promotionellement, par le chanteur, le Carnaval tout entier : plus un militant de l’opportunisme, comme Mr Brown.
Si Gandhi avait été le protagoniste offensé, il aurait convoqué un solennel silence de la foule carnavalesque devant le « baron » raciste bourré de Moet & Chandon. Mais comme Bahia est la terre des fils de « Gandhypslon », et non pas, simplement, de Gandhi, l’humanité fut privée, à travers Youtube, de connaître un sincère geste de grandeur humaine en faveur de la justice raciale.

*
Enfin, langage de cul est pet.

*

Pour finir, comme on dit, l’opinion est égale au cul, tout le monde en a une - donne la sienne qui veut et au niveau qu’il peut…

——
* Une référence au chanteur bahianais Caetano Veloso, qui depuis deux ou trois Carnavals, ne cesse de faire publiquement l’éloge du groupe Pisirico et de son chanteur M. V. Voir les deux photos ci-dessus.
** Souvent réunies, sur cette place, le soir, au café « Mocambinho ».
*** Divinités célébrées, principalement dans l’île d’Itaparica. Lors de rares cérémonies nocturnes, où très peu sont conviés, les morts, les egungun, « reviennent ». Lire l’indispensable et  formidable reportage de Jean Ziegler, “Les vivants et la mort”, dans la collection Points, en format de poche, des éditions du Seuil.
**** Vaga-bundas : littéralement vague-culs. Pour faire penser à « vagabonds ». Intraduisible en français.
***** Negocio = business. Carnavalaffairiste. Carnaval qui n’a d’existence qu’uniquement marchande.

Note : l’inter titre et les notes sont du traducteur, Bahiaflâneur. (photos droits réservés)


A Bunda, esta humilhada e incompreendida !

“Enfia seu dinheiro na sua bunda” - bradou Márcio Victor, da bunda, digo, da banda “Pisirico” (que, aliás, significa “cópula”…)

O Carnaval hoje, muito mais que antes, oferece farto material simbólico para se pensar a sociedade brasileira. Fatos carnavalescos, como aquele envolvendo no festejo momesco de Salvador, um cantor de baile e um empresário mamado de champagne, parecem emblemáticos da contradição que rege a dinâmica desta sociedade que, em si mesma, já é essencialmente “carnavalizadora” da moral e da política.
Um tema transversal, inserido no quadro simbólico que este acontecimento particular ensejou, e que, reafirmo, expressa as contradições que são inerentes a nossa sociedade, é o da própria bunda, elemento também importante no contexto geral da cultura e da vida cotidiana nacional.
A Bunda é uma parte anatômica do corpo humano culturalmente sensibilíssima. Bunda têm os homens, bunda têm as mulheres, e a bunda aqui é requebrada pra todo lado - multifuncional e polissêmicamente. “Amassa a lata com a bundinha”, “Balançando a bunda para cá e para lá”. Aliás, não é gratuito que em nosso mundinho afrodisíaco-baiano ela seja evocada com tal nomenclatura. Nada mais baiano do que este puro quimbundismo, “mbunda”. E sabe-se que na língua portuguesa existem pelo menos 90 designativos para bunda, termo que fica atrás, inclusive, do pênis, que, segundo se diz, tem 369, e da respeitável vagina - que tem pelo menos 299 significados. Note-se que só o ânus oferece 215 maneiras de ser designado, sem contar suas carnudas adjacências. Excitante abundância pornofônica!
A bunda, todos sabem, é o mimoso conjunto do ânus com as nádegas. As nádegas são o que dão forma ao todo bundal. Bunda de tanajura, bumbum bem feitinho, rolicinho, lindinho… Músculo glúteo, colosso formoso, de compleição grande ou pequena, gorda ou chulada: sempre envolvendo a enganosa região central - “centro do mundo” onde se comprimem pulsões inomináveis. É o ânus, como o orifício simétrico da boca (já na sua função verbal), as extremidades onde transitam as excrescências das mais apimentadas às mais brutais. Inversão simbólica danada, em que o ponto de saída alterna-se com o ponto de entrada….
E o dinheiro é a bosta do diabo. Quanto terá o diabólico empresário-otário enfiado lá um dia?

*

O festejado cantor de bailes & furdunços é um homem público. Nem quero entrar no mérito da qualidade da música carnavalesca baiana, basta dizer que fugi para evitar morrer de infelicidade musical, que disto também se morre. Tampouco vou julgar os méritos vocais do cantor, só desaconselhá-lo para ouvidos mais mozartianos. Acredito que seu timbre de voz só perde em tom desagradável e ranhura para uma eminente comentarista de carnaval baiano.
O cantor parece estar caetanisticamente deslumbrado. Novo defensor performático de seu povo, fez sucesso com uma música que berra “toma negona”. Fosse esta música composta e interpretada por um branco, teríamos configurado um crime de injúria racial? Uma agressão sexista e racialista, uma clara depreciação da mulher negra? Há pelo menos dois meses se fala disto nas mesas de bares do Largo Dois de Julho, mas nem mesmo as combativas feministas tomaram posição pública mais dura. Há que se recordar, também, que este mesmo cantor já mereceu ressalvas quanto a sua música “Contra-eguns”, de um carnaval passado, que, segundo alguns, banalizava e depreciava aspectos fundamentais da religiosidade afro-brasileira.
Mas os cantores-puxadores-de-trio-puxadores-de-saco formam o intocável poder-paralelo desta carnavalescamente fantasiosa sociedade soteropolitana. Formadores de opinião, precisariam ou deveriam ter melhor opinião sobre as coisas, e não se contentar em se transformarem em meras esporrentas celebridades midiáticas: famosos-da-hora embelecados como mil artifícios, aparentemente humildes e caridosos de araque (nas telas das tevês), produtos bem embrulhadinhos que os donos da Indústria da Alegria facilmente compram e vendem, sobretudo para a turistada apalermada. E que, bem digeridos, são logo evacuados do recinto audio-visual, sumindo na descarga do esquecimento…

*

Já o tal empresário protagonista das estúpidas ofensas é quase uma abstração capitalista. Insignificante como é, deve ser acionista único de uma pequena sociedade anônima da nossa Bahia interiorana. De qualquer modo deve ser visto como um bundão-de-privada, digo, de empresa privada. Na falta de outro, pensemos então neste tabaréu nadegudo como um tipo ideal — exemplo do empresário carnavalesco que, como todos sabem, saem com o rabo cheio de dinheiro do carnaval atrás das bundas das peruonas e peruetes camaroteiras, as mais vaga-bundas…
Ora, quem parece que não sabe gerir a empresa pública, aliás, são os nossos (des)governantes: esses sim bundas-moles, já que é inacreditável como não conseguem corrigir a diferença entre o que ganham os camarotes e o que recebe deles a Prefeitura e a Província.
O camarote, esta cloaca social onde se enfiam no Carnaval os figurões fanfarrões, é uma câmara onde se mistura o intestinal, o urinário e o genital. Antro de vaga-bundinhas e bundões nacionais - além de mil penetras “bufa frias” locais - é um transtorno devastador para quem não vive do ou para o Carnaval. Seu custo implica para a população soteropolitana (sobretudo para os pobretões barrados no baile que “não tem merda no c. pra cagar”) num prejuízo incalculável. E não é justo, portanto, que no fim da folia espetaculosa a Prefeitura ainda saia no mais fedorento déficit, ano após ano. Interessa mesmo para quem este modelo capitalista predatório de carnaval? Para os empresários-tubarões do “Carnegócio”, é claro: que são, aliás, quem mantêm os cantores de baile, sejam aqueles de primeira ou terceira categoria - de qualquer cor, sexo ou circu nferência bundal…
A ocorrência foi, conclusivamente, rocambolesca. A agressão racial foi ignóbil e inaceitável - mas a réplica foi reles, impolítica e deselegante como um pum numa cabine do Elevador Lacerda. Além do fato desta agressão racista ter sido explorada, auto-promocionalmente, pelo cantor, o Caranaval inteirinho: mais um militante do oportunismo, como Mr. Brown.
Fosse Gandhi o protagonista ofendido, teria convocado um solene silêncio da multidão carnavalesca diante do “barão” racista embriagado de Moet et Chandon. Mas como a Bahia é a terra dos filhos de “Gandhypslon”, e não, simplesmente, de Gandhi, a humanidade foi privada de, através do YouTube, conhecer um sincero gesto de grandeza humana em favor da justiça racial.

*

Enfim, linguagem de bunda é peido.

*

Enfim: como se diz, opinião é igual a bunda, todo mundo tem uma — dá a sua quem quer e no nível que pode…

Manuel Querino Junior

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