Publié le 02 janvier 2010 par bahiaflaneur
La journaliste et cinéaste bahianaise Ceci Alves, dans sa colonne bi-mensuelle, revient sur les ambiguités du secteur de la culture à Bahia. Citant nommément les octrois de subventions pour la réalisation de films à des fonctionnaires publics. Dans son dernier éditorial*, elle démontre ainsi que les intentions législatives et refondations effectives des lois (lei Rouanet, etc.) existantes du ministre à Brasilia sont unes et les réalités locales autres (“Cinema em saia-justa” - João Eça), prenant appui sur des passe-droits et des contournements flagrants, savemment orchestrés, des lois en vigueur dans l’Etat. Où l’on découvre ainsi que le metteur en scène final du produit n’apparait qu’en tant que cadre technique au moment des versements de subventions… Ce qui ne l’empêchera d’aller, quelques mois plus tard, recevoir le premier prix pour ce même film durant un festival de cinéma organisé dans le théâtre qu’il… dirige. Etc. Etc.
* “A política cultural brasileira continuou na cartilagem”, 1er janvier 2010. Editorialistes sur le portal Terra.
Publié le 11 décembre 2009 par bahiaflaneur

Je reçois un e-mail de Ceci Alves, cinéaste de Bahia. Un des meilleurs bar/restaurants bahianais de Salvador, situé dans le quartier bohème de Rio Vermelho, ouvre dorénavant pour le dîner. Les clients du soir du petit espace - souvent artistes, metteurs en scène, écrivains - auront la chance d’y écouter le vendredi soir, de 21 heures à 23 heures, de la samba de roda, musique folklorique de l’arrière-pays de Salvador, le Recôncavo. L’auteur de la belle photo n’est pas connu, mais nous nous ferons une joie d’aller écouter les quatre musiciens du groupe Mariscada ! Bahia sans musique, impossible ! Qu’on se le dise !
Publié le 10 septembre 2009 par bahiaflaneur
“Doido Lélé”. Tel est le titre du court-métrage de la cinéaste bahianaise Ceci Alves - déjà évoqué dans ces colonnes lors de sa projection au Seminário de Cinema de Salvador - qui a remporté avant-hier 8 septembre au soir, près de Fortaleza (État du Ceará) sur la commune de Canoa Quebrada (Aracati), le prix du Meilleur montage, lors de l’importante compétion V Curta Canoa*. Le montage a été effectué par Dedeco Macedo, 26 ans.
Ce dernier fut précédemment l’élève de la réalisatrice, lorsqu’elle enseigna le montage, durant trois années, dans la faculté privée FTC. La réalisatrice fut également élève, section montage, de la Escola Internacional de Cinema e TV de San Antonio de los Baños, à Cuba, deux ans durant.
* Qui fait partie du V Festival Latinoamericano Canoa Quebrada (photos D. R.)
Publié le 31 juillet 2009 par bahiaflaneur
Ceci Alves et Raul Moreira. Soient deux journalistes bahianais qui s’essaient pour la première fois, au court-métrage, en 35 mm. Le résultat, par deux formes bien différentes, ne vient, heureusement, polir la bienséance visible dans les salles brésiliennes. Enfant qui dépasse son rêve pour Ceci ou adulte, pour Raul, qui “s’insurge contre la dictature de la jovialité et de la jeunesse qui prévaut au Brésil”, dans “Dagobert va au paradis”. Le réalisateur veut déconstruire “les déguisements religieux, nombreux au Brésil” et avec la métaphore d’un véhicule d’occasion comme personnage central, nous ramène, depuis 1983 jusqu’à ce jour, à revisiter les “impostures de la beauté” . Mais ce film* où le présent est filmé en sépia et le passé en couleurs, guidé par le personnage masculin, dresse, poétiquement, par des plans simples sans affêterie, les impasses, politiques mais aussi affectives, parsemées, d’un bahianais cinquantenaire en 2009. Poignant.
Ceci Alves, clairement, avec “Doido Lelé” plonge dans les traumas de l’enfance. Par un filmage sophistiqué, où le traitement apporté à la notion de profondeur de champ est l’instrument capital, celle qui étudia le cinéma en France et à Cuba nous remmène dans Bahia des années 40, où un jeune garçon, noir et bahianais et pauvre, entre un père violent et une mère aimante, s’efforce d’accomplir son rêve de devenir chanteur. Montage rapide, couleurs contrastées, et pourtant le final malheureux ne viendra nous ôter l’impression d’une écriture ciselée.
* D’une durée de vingt minutes, le film de Raul Moreira fut tourné en août 2008, en trois jours et monté en trois également, pour un budget de quinze mille dollars. Le réalisateur devrait en mettre en ligne, dans les jours qui viennent, sur Youtube, un extrait.