Archive de Tag | "João Ubaldo Ribeiro"

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Ton chef d’œuvre reste, João Ubaldo …

Publié le 18 juillet 2014 par admin

joaubaldo22112012

João Ubaldo Ribeiro, l’auteur de l’un des très grands romans brésiliens de la fin du XXe siècle - Sargento Getúlio - est décédé dans la nuit du jeudi au vendredi 18 juillet 2013, dans la ville de Rio de Janeiro.
Ici, à gauche, devant mon objectif, avec son ami compositeur “Waltinho” (Walter Queiroz) le  jeudi 22 novembre 2012, à Salvador.

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2011: PALMARÈS ARTISTIQUE ; une année pas folichonne

Publié le 31 décembre 2011 par bahiaflaneur

Ainsi, l’année qui s’achève, et qui aura vu l’arrivée au secrétariat d’Etat à la culture d’un nouveau fonctionnaire, universitaire retraité et encarté au Partido dos Trabalhadores, a prouvé, encore une fois, l’indifférence de ce parti pour la Culture. L’arbre de trois millions et demie de reais destinés à 216 artistes pour 2012, n’existe que pour soulager les “desafetos” de la gestion précédente, et favoriser grassement les “amis et protégés” du nouvel entrant*, qui occupent désormais la forêt des “chaises musicales” dans le bâtiment du Palacio Rio Branco. Pas la moindre pérennisation de fonds pour la culture à l’horizon, à moyen terme.
Le théâtre, presque à la dérive, a surnagé grâçe à quelques sponsors privés ou des fonds fédéraux, avec deux pièces formidables, Fim de partida et Sargento Getulio. À cela, se sont ajoutés deux festivals internationaux de théâtre, sur fonds publics et assez créatifs, dont l’un organisé par un cubain, nouveau résident à Bahia. Derrière, une forêt silencieuse* .
Littérature ? Héroïquement, une petite maison privée, P55, aura produit quelques dizaines de beaux petits ouvrages de photographies, de poésie et de contes, à prix modique. À ses côtés, seuls les quelques 100  (!!) livres édités par l’Université fédérale de Bahia - avec des fonds venus de Brasilia -  auront permis à Bahia d’exister dans la vitrine livresque nationale. De plus, la denière librairie du centre-ville a fermé, et l’exode vers les lointains shoppings centers est désormais obligatoire pour celui qui veut prendre en main un livre. Seuls restent dorénavant deux petites librairies d’art, enchassées dans une galerie privée (Paulo Darzé) et dans un complexe de cinémas, pour satisfaire notre réflexion.
Trois longs métrages bahianais ont été distribués nationalement et ont connu un relatif succès critique. Mais l’Etat de Bahia n’a toujours pas de politique spécifique pour le septième art. Et la distribution nationale est sous les fourches caudines de Hollywood et de l’Amérique, dans ce qu’elle a de plus “blockbuster”. La foi de quelques dizaines de “curta-metragistas” permet au bloc bahianais de se maintenir, pourtant, bien présent nationalement.
Arts plastiques ? Une nouvelle direction des musées nommée. Et invisible. À côté de cela, un Musée d’Art moderne, emblême de Bahia, “plâtré” et sans budget. Les arts plastiques - hormis la splendide exposition de Sante Scaldaferri, l’un des derniers géants bahianais - nous semblent donc au plus bas, seulement représentés fièrement par la galerie privée Paulo Darzé. Elle aura présenté en 2011 une petite dizaine d’expositions, avec, à chaque fois un catalogue luxueux imprimé. Et aura définitivement scellé, avec des artistes renommés comme Nelson Leirner, voire Leda Catunda, son entrée dans la cour des grandes galeries brésiliennes.
Parabéns, Paulo Darzé !

* Nouvel arrivant, que tout soteropolitano de bonne foi n’a JAMAIS vu, entre 2003 et 2011, spectateur de la moindre pièce de théâtre, pas plus que du moindre spectacle musical, sans même parler de quelque exposition d’un plasticien… Une vergogne !

santescaldaferripalacete2011

une oeuvre de Sante Scaldaferri exposée actuellement à Salvador

BAHIA : LE MEILLEUR DE 2011
établi par le jury de Bahia Flâneur

L’actrice
aucune
L’acteur
Gideon Rosa, dans la pièce de théâtre Fim de partida, de Samuel Beckett, mise en scène par Ewald Hackler

Le concert
Orkestra Rumpillez, au Teatro Castro Alves
Le disque
Amarelo, de Juliana Ribeiro

Le film
Os Filhos de João, O Admirável Mundo Novo Baiano, long métrage de Henrique Dantas
La pièce de théâtre
Sargento Getúlio, à partir du texte de João Ubaldo Ribeiro, mis en scène par Gil Vicente Tavares

L’exposition
POP/Bienais, de Sante Scaldaferri, dans le Palacete das Artes Rodin Bahia

Le blog d’un photographe
http://apenasbahia.blogger.com.br par Adenor Gondim
Le blog d’un essayiste
http://lelixirdudrfunkathus.blogspot.com par Olivier Cathus.
(un blog écrit en français, depuis la France, mais qui traite des musiques afro-brésiliennes, en particulier.)

La chanteuse
Juliana Ribeiro
Le chanteur
aucun

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À Bahia, les mois d’août furent meurtriers

Publié le 15 août 2011 par bahiaflaneur

Jorge. Glauber. Mariozinho. Pour ceux qui vivent pleinement et vraiment Bahia de 2011, y a-t-il une conversation lors d’un festival, d’un vernissage, d’une soirée théâtrale, d’une rencontre impromptue dans un bar, de la rédaction d’un article culturel, qui ne féconde systématiquement l’évocation précise, ne serait-ce qu’un instant, d’au moins l’un de ces trois prénoms, qui se suffisent par leur incomplète énonciation ? Nous avons choisi d’imager la réponse, bien sûr négative, par les propos de deux bahianais, l’un proche ami* et biographe, l’autre fin connaisseur** de l’œuvre cinématographique de l’artiste cité en second. Étant entendu que nos propos nous semblent superflus pour évoquer l’œuvre tentaculaire et littéraire du premier***, tandis que nous prévoyons de publier, en fin d’année prochaine, en d’autres contrées graphiques et éditoriales, un court essai bilingue sur le troisième.

« Glauber, je l’ai connu en 1954, et depuis lors, nous fûmes inséparables. Nous avions coutume de passer nos soirées au Pelourinho, nous refaisions le monde, dans les nuits étoilées, assis sur les vieilles pierres. Toutes ses pensées étaient déjà liées aux seuls cinéma et théâtre. J’avais 21 ans, et Glauber m’a demandé, lors de l’une de ces longues promenades de nuit, de l’accompagner pour le premier long voyage qu’il voulait effectuer dans le Nordeste. Lors de celui-ci, nous avons failli mourir, dans un terrible accident d’autobus, près de la ville d’Aracaju. » Et João Carlos Teixeira Gomes, surnommé «\Plume d’acier\», de relancer : « C’était un artiste très critique, de manière acharnée. Bien sûr, Glauber changeait souvent d’avis ». Celui qui serait son futur biographe aime d’ailleurs rappeler une phrase que le futur réalisateur du chef-d’œuvre « Di Cavalcanti», après tant d’autres, revendiquait sans cesse: « Ne demandez pas de la cohérence à un intellectuel ». Et Joca évoque aussi la « fé » du natif de Vitoria de Conquista : « Glauber n’était pas d’une foi profonde bien qu’il se soit marié à l’église avec Helena Ignez - leur histoire d’amour fit alors scandale aux quatre coins de Bahia -, car ce qui importait à Glauber était la narration, dans la Bible, des conflits humains, et non pas l’histoire des personnages religieux. Glauber n’était pas pieux, il était frénétique. Mais Glauber était aussi un homme épique, et le conflit permanent, homérique, l’intéressait au plus haut point ». Et Joca de conclure avec une emphase, d’une assurance joyeuse, envers feu son ami, qui nous cloue d’admiration, tant d’années après, par son ton impossible à retranscrire ici: « Glauber était un homme d’exception, et dans le cinéma, jusqu’à aujourd’hui, l’unique révolutionnaire au Brésil».

Avec un peu plus de soixante printemps, André Setaro se souvient que le premier contact fut d’abord de celluloid… la projection de Deus e o diabo na terra do sol, alors qu’il avait quatroze ans, au cinéma Guarany sur la place Castro Alves. Plus tard, en octobre 1976, il vint à lui être présenté par le romancier et alors journaliste João Ubaldo Ribeiro, dans les locaux du quotidien Tribuna da Bahia, dans lequel André écrivait ses critiques quotidiennement : ”Glauber Rocha, comme être humain, n’était pas un homme arrogant, mais d’un tempérament agité, qui, de temps en temps, donnait l’impression d’être un adolescent enfievré, bien qu’il ait presque quarante ans, quand je l’ai connu. Explosif, quelques fois, pourtant il se montrait plus ou moins sentimental, et d’autres fois, d’un esprit de lutteur impossible à dominer. Dans la conversation, bien qu’attentif, il parlait tout le temps, et dans son exposition orale, il n’écoutait pas les questions et ne laissait personne en placer une”.

- Mario Cravo Neto, photographe, nous a quitté le 9 août 2009, à Salvador, à soixante-deux ans.
- Jorge Amado, écrivain, s’est éteint le 10 août 2001, à Salvador, âgé de quatre vingt-huit ans.
- Glauber Rocha, cinéaste, est décédé le 22 août 1981, à Rio de Janeiro, dans sa quarante-deuxième année.

* André Setaro, critique de cinéma, 61 ans, dans un courrier électronique, en août 2011, à Salvador, où il vit.
** Joao Carlos Teixeira Gomes, journaliste, 75 ans, lors de plusieurs conversations, avec BF, en juin 2001, à Rio de Janeiro, où il vit depuis 1999.
*** Le grand romancier mozambicain Mia Couto est venu au Teatro Castro Alves prononcer une conférence, lue et festive, sur l’auteur de « Tieta do agreste », devant 1.500 personnes, le 10 août 2011. Il a révélé alors le déjà lointain hommage paternel: ses deux frères se prénomment Jorge et… Amado.

Quatre livres incontournables et indispensables, non traduits en français:
- « Glauber, esse vulcão », João Carlos Teixeira Gomes, Editora Nova Fronteira, 1997, 638 p.
- « Glauber, a conquista de um sonho ; os anos verdes », Ayêska Paula Freitas/Julio César Lobo - Editora Dimensão, 1995, 339 p.
- « Salvador », Mario Cravo Neto, Áries Editora, 1999, 160 p.
- « Laroyé », Mario Cravo Neto, Áries Editora, 2000,  160 p.

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Rio de Janeiro, cidade maravilhosa, vacance oblige (14)

Publié le 10 juin 2011 par bahiaflaneur

jocajoca

João Carlos Teixeira Gomes. Joca.
“Plume d’acier” (”Pena de aço”) comme l’avait surnommé son ami Dario Bittencourt.
Journaliste, directeur de la rédaction du feu quotidien Jornal da Bahia, biographe, romancier, poète. Devant notre objectif photographique ce jeudi 9 juin. Soixante-quinze printemps. Il vit à Rio de Janeiro depuis 1999. Il fut le seul qui combattit frontalement le tyran Antonio Carlos Magalhães, qui règna sans partage pendant des dizaines d’années à Bahia, et Joca publia héroïquement à ce sujet, en 2001, longtemps interdit à Bahia, “un livre de combat”* qu’il considère “comme une espèce de SOMME, dans la lutte contre l’opression et le retard politique”. Nous publierons un portrait de l’ami indéfectible de Glauber Rocha et de João Ubaldo Ribeiro dans les jours qui viennent.

* “Memórias das Trevas - Uma Devassa na Vida de Antonio Carlos Magalhães”. 2001. 800 pages.

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