Archive de Tag | "José Serra"

Tags: , , , , , , , , , , , ,

Le vautour de l’île n’est pas celui qu’on croit (10)

Publié le 25 décembre 2011 par bahiaflaneur

veronicaserrajoseserra

V. et J. Serra

Trancoso. Cette région qui englobe la Ilha do Urubu est un des périmètres les plus prisés du Brésil. Acteurs richissimes, constructeurs civils, héritiers “bahianais”, grandes fortunes étrangères, chefs d’Etat paranoiaques, jusqu’à la veuve du feu vendeur d’armes français Lagardère y possèdent une demeure. Si possible derrière de hautes palissades, souvent impossibles d’accès au commun des mortels, même par les kilométriques plages de sable blanc.
C’est donc bien entendu là que la fille de José Serra, aussi, y fait des affaires et y séjourne. Amaury Ribeiro Junior rappelle que Verônica SERRA n’était pourtant, auparavant, qu’une simple assistante commerciale des éditions Abril, géant conservateur de l’information sur papier,  jumeau du monstre télévisuel Globo. Jusqu’au jour où elle rencontra, aux Etat-Unis, Alexandre Bourgeois au début des années 90 et l’épousa. Dorénavant propriétaire dans le condominio fermé “Alto do Segredo” de Trancoso, Vêronica Serra est surtout associée de longue date avec la soeur de celui qui fut, il y a peu encore, le plus puissant banquier (Grupo Opportunity et Banco Opportunity) du Brésil, Daniel Dantas, très légèrement hors jeu* en 2011 après d’innombrables “supposés détournements” à “trois chiffres”, en millions de dollars bien sûr, via des centaines d’entreprises, de filiales, de sociétés off shore, de paradis fiscaux, etc. Elle se nomme Verônica Valente Dantas Rodenburg. Précédemment V. Serra avait ouvert une entreprise dans le secteur de l’internet, Decidir.com, pour des enchères virtuelles, qui reçut dix millions de reais en investissements du Grupo Opportunity. Mais le succès ne fut pas au rendez-vous… Elle ne perdait rien pour attendre… Traduisons Amaury Ribeiro:

veronicaserraalexandrebourgeois“Alexandre Bourgeois reprit ses opérations. Il fonde le fonds d’investissements ORB, avec un siège social à Trancoso et un autre à Rio de Janeiro, administré par un groupe duquel il reçoit également son adresse: le fonds Mellon Brascan DTVM (ou BNY Mellon Serviços)** qui fonctionne dans l’immeuble même de la Banco Opportunity, situé Avenida Alvarenga Peixoto, à Rio de Janeiro. Et, par encore une autre coincidence en ce monde criblé de coincidences, le fonds est transféré au contrôle du constructeur civil João Fortes Engenharia - qui en devient actionnaire - lié à la famille du député fédéral Márcio Fortes (PSDB), l’un des collecteurs de fonds pour la campagne présidentielle de José Serra. Coincidence ou non, le constructeur civil - devint, en accord avec la Junta Commercial, actionnaire du fonds en 2010 durant la campagne électorale.”

——-
* “Dantas comprou o Executivo, o Legislativo, o Judiciário e a Imprensa. Comprou o Brasil.” : Paulo Henrique  AMORIM, journaliste, en décembre 2011. Traduction de “comprou” = “a acheté”. “Daniel Dantas a acheté le Brésil”.
** Compagnie qui appartient à The Bank of New York Mellon, fondée en 1997 csous le nom de Dreyfus Brascan.

Le chapitre 9 de “A Privataria Tucana”, qui évoque les affaires des “deux Verônica” est lisible et téléchargeable ici :
http://sotecocity.blogspot.com/2011/12/privataria-tucana-capitulo-09.html

Le chapitre 12 de “A Privataria Tucana” complète les activités des ”deux Verônica”. Il est ici :
http://sotecocity.blogspot.com/2011/12/privataria-tucana-capitulo-12.html

Le chapitre 13 de “A Privataria Tucana” complète le parcours de Verônica Serra:
http://sotecocity.blogspot.com/2011/12/privataria-tucana-capitulo-13.html

Commentaires (1)

Tags: , , , , ,

Le vautour de l’île n’est pas celui qu’on croit (9)

Publié le 22 décembre 2011 par bahiaflaneur

tucanaLe mercredi 21 décembre 2011, est organisé un débat, intitulé “A Privataria Tucana e o Silêncio da Mídia” de plus de deux heures, avec l’auteur du livre Amaury Ribeiro Junior, qui fut diffusé en direct pour le réseau internet. Participent au débat un journaliste renommé, Paulo Henrique Amorim, et un député communiste, ex commissaire de la police fédérale durant douze années, Protogenes Queiroz.

Organisé à Sao Paulo, par le Centro de Estudos da Mídia Alternativa Barão de Itararé, entité sociale qui lutte pour la démocratisation des médias et la création d’une presse alternative, dans les locaux du Sindicato dos Bancários de São Paulo (syndicat des employés de banque de São Paulo).

À la date du 22 décembre, plus de quarante mille exemplaires ont été vendus. À Salvador, il est dorénavant disponible dans la librairie Saraiva, située dans le centre commercial Shopping Salvador, dans le quartier Iguatemi.

Commentaires (1)

Tags: , , , , , , , , , , , , ,

Le vautour de l’île n’est pas celui qu’on croit (8)

Publié le 19 décembre 2011 par bahiaflaneur

ilhaurubuIl va de soi que cet opus (8) et les suivants s’adressent prioritairement aux lecteurs des sept épisodes précédents, et surtout le (7), pour déméler les fils au mieux. Dans le livre, Peu des informations concernent Bahia, hors du scandale de la Ilha. Par ailleurs, devant les dizaines de preuves étayées de détournement financiers, de blanchiment d’argent, de corruption, nous ne pouvons qu’observer un ballet malfaisant, dribblant les lois dans tout le Brésil… Mais bien qu’Amaury Ribeiro Junior accuse entre autres Verônica Serra (fille de José Serra) et Alexandre Bourgeois, son mari, d’innombrables tours de passe passe économiques, dansant entre les paradis fiscaux et autres Îles Vierges en tous genres, il est incroyable de voir combien la quasi totalité des journaux, quotidiens, télévisions brésiliens - à l’exception très notable de l’hebdo  CartaCapital - n’évoque qu’entre les lignes ce livre, ou l’ignore totalement. Mais le succès dans les librairies dépasse toutes les espérances. Plusieurs dizaines de milliers d’exemplaires, en ce lundi 19 décembre. À Salvador, il n’y en a plus de disponible.

Il est utile, donc, de rappeler quelques données civiles et générales sur deux des principaux acteurs du livre et du chapitre, José SERRA et Gregorio Marín Preciado. Ce dernier, espagnol naturalisé brésilien, a longtemps exercé sa profession d’hommes d’affaires dans la région du Grande ABC, dans l’Etat de São Paulo. Sa femme, depuis plus de quarante ans, Vicência Talán Marín - fille unique - est la cousine germaine de l’homme politique brésilien José Serra : en effet sa mère, Thereza Chirico Talan, est la sœur de la mère de José Serra, nommée Serafina Chirico Serra (décédée en 2007), brésilienne fille d’immigrants italiens. Quant à José Serra, il fut le dernier candidat du parti PSDB à l’élection présidentielle en 2010. C’est-à-dire qu’il fut le représentant de toutes les oligarchies conservatrices dans l’ensemble du Brésil, et à Bahia le candidat naturel de la droite parlementaire, représentée par le parti DEM (ex PFL, parti du tyran Antônio Carlos Magalhaes) dirigée alors par Paulo Ganem Souto, fidèle soldat du sus nommé ACM et auteur de la “donation” de la Ilha do Urubu.
Paulo SOUTO, évoquons autres de ses actes précédents à cet acte administratif, justement… lui qui venait à peine, dans ces années 90, de s’asseoir sur le trône de gouverneur “offert” par son “parrain” électoral Antônio Carlos Magalhães. Et traduisons Amaury:
« Comme vendre le patrimoine public au Brésil dans les années 90 était un impératif de la modernité, M. Souto mit aux enchères l’entreprise publique d’électricité (Companhia Elétrica da Bahia - Coelba), négociée à l’époque pour 1,7 milliard de reais. Dans la salle des ventes était justement M. Preciado, comme représentant de la multinationale (espagnole) Iberdrola dans le consortium Guaraniana. La vente de la compagnie publique au consortium du cousin de M. Serra fut saluée par l’alors ministre des Minas e Energia du président de la République Fernando Henrique Cardoso, Raimundo Brito, comme “un succès” e “un prix (prêmio)” au gouvernement bahianais qui « administre l’entreprise avec sérieux et responsabilité publique et d’entrepreneur ». A l’époque, le consortium acquit également, avec M. Preciado aux manettes, rappelle le journaliste, deux autres compagnies publiques d’Etats voisins : la COSERN, de l’Etat du Rio Grande do Norte, et la CELPE, de l’Etat du Pernambuco.

tucana

Pour lire ou/et télécharger en portugais l’intégralité du chapitre 8 (Le cousin le plus malin de José Serra) de l’ouvrage de Amaury Ribeiro Junior, c’est ici :
http://www.slideshare.net/LuisNassif/cap-8-privataria-tucana

Pour un résumé et une fine analyse du livre, dans sa totalité, en français, voyez l’article de ce 18/11/2011, signé Francis Juif, qui vit au Brésil:
http://vitoria-brasil.blogspot.com/2011/12/tours-et-detours-les-paradis-fiscaux.html

Pour de très nombreux éclairages et commentaires, en portugais, sur l’ouvrage :
http://www.advivo.com.br/blog/luisnassif/os-esquemas-denunciados-em-a-privataria-tucana

Note : Nous devons mentionner qu’en 2010 le journaliste Amaury Ribeiro Junior fut accusé de violer des secrets de communication (écoutes téléphoniques) en enquêtant sur un supposé clan espion qui aurait eu comme cible le gouverneur d’alors de l’Etat du Minas Gerais, Aécio Neves. Amaury Ribeiro Junior travaillait en effet, à l’époque, dans le quotidien Estado de Minas, qui appuyait clairement les prétentions de candidat de M. Neves (PSDB) à la Présidence de la République. Finalement, José Serra fut le candidat choisi par le PSDB pour affronter Dilma Roussef. Mais tout cela ne remet évidemment pas en question le travail d’investigation, impressionnant et recoupé, de Amaury Ribeiro Junior.


Commentaire (0)

Tags: , , , ,

Futur vice-président de la République, un faciste ?

Publié le 09 octobre 2010 par bahiaflaneur

Il est le vice de José Serra. Il serait donc le futur vice-président de la République en cas d’élection de son mentor.

Indio da Costa, 40 ans est affilié au parti DEM, de la droite la plus conservatrice (ex-PFL). Son mandat actuel de député fédéral prendra fin le 31 décembre 2010.

Quand il était conseiller municipal dans la ville de Rio de Janeiro, il avait souhaité déposer une proposition de loi pour mettre à l’amende toute personne qui serait surprise à donner une pièce aux sans-abris et aux mendiants dans la rue. La proposition fut jugée anticonstitutionnelle.
Il a un faible pour les idées monarchistes.
Mais il est  aussi favorable à la réalisation d’un référendum pour le rétablissement de la peine de mort.
Il refuse que l’avortement soit traité comme une question de santé publique.
Dans un entretien au journal de Rio de Janeiro,  O Dia, ce jeudi 7 octobre 2010, l’homme politique a affirmé être contre le projet de loi qui transforme en crime la discrimination des homosexuels.

——–
Écrit à partir d’un article de la journaliste Cynara Menezes (de la revue hebdomadaire Carta Capital), qui travailla il y a longtemps au quotidien “Jornal da Bahia”, à Salvador, puis pour les plus grands journaux du Brésil.

Commentaire (0)

Advertise Here
Advertise Here

Soyez guidé à Bahia avec mon agence

Flâner, c'est vivre !

Au fil des jours

août 2017
L Ma Me J V S D
« jan    
 123456
78910111213
14151617181920
21222324252627
28293031  

(dés)information...

AU MARCHÉ

Bahia NOIRE

Bibliothèques

homophobie

Il est mélomane

Ils ont chanté

ILS ONT JOUÉ

ong ?

VIVRE AUX CHAMPS