Archive de Tag | "Pierre Verger"

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Quand Jean Rouch faisait l’éloge de Pierre Verger

Publié le 28 juin 2014 par admin

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“Histoire d’une photo”, par Vivaldo Da Costa Lima

Publié le 28 mai 2013 par admin

Tout avait commencé, pour moi, par un rendez-vous demandé à l’anthropologue et bahianais Vivaldo Da Costa Lima pour avoir des impressions sur la présence d’Alfred Métraux - écrivain, ethnologue et illustre compagnon des surréalistes - à Salvador, en des temps passés. Puis la conversation s’étendit bien au-delà du sujet. Notion de transe, dérives commerçantes du candomblé, le fait que le français fut notre passerelle facilita toutes les dérives, que ce soit vers le Bénin, Marcel Proust ou bien encore Chet Baker …
Un autre jour, plus simplement, autour d’un énième solide whisky, quelle ne fut pas ma joie de découvrir la surprise que m’avait fait Vivaldo: il avait choisi de me raconter, sur quatre feuillets manuscrits, en portugais, ce que fut l’instant photographique, figé par l’objectif de Pierre Verger,  de sa rencontre avec Alfred Métraux. Et ce jour là, il me lut à haute voix, dans son bureau, les quatre pages. Après quoi, il dit “Nous (sic) avons bien travaillé. Assez pour aujourd’hui. Passons au salon, si tu veux bien. Les amuse-gueules nous attendent, avec quelques spiritueux…”
C’est ainsi que le modeste flâneur initia un cyle d’une bonne demi-douzaine de visites, dans le quartier de Pituba, au domicile de l’une des grandes figures de Bahia. Depuis septembre 2010, Vivaldo n’est plus. Mais il me reste encore d’autres matinées ou déjeuners, à raconter, ici, plus tard. Le titre de cet article (”Histoire d’une photo”), traduit par nos soins, est de la rédaction. Vivaldo avait en effet inscrit, en tête du premier feuillet, à mon intention, voilà six ans : “Notes pour  Bruno D. Mai 2007″
Quel honneur pour moi, et quelle
saudade de votre élégance, Vivaldo ! Les quatre feuillets seront visibles dans les jours à venir ici :

vivaldometrauxverger et ici :vivaldometrauxverger2
B.F.

Vivaldo Da Costa Lima et Alfred Métraux font la sieste et Pierre Fatumbi Verger prend la photo. 1959. Bahia.

Vivaldo Da Costa Lima et Alfred Métraux font la sieste et Pierre Fatumbi Verger prend la photo. 1959. Bahia.

Alfred Métraux/Pierre Verger, Le Pied à l’étrier, Correspondance 1946-1963 ; Présenté et annoté par Jean-Pierre Le Bouler. Jean-Michel Place, Paris, 1994.

Dans le cahier de photographies, sous l’avant-dernière photo, la légende : « Sieste de Vivaldo da Costa Lima et Métraux au Terreiro de Senhora, Bahia, Brasil, 1959 »

La photographie, faite par Verger - après un déjeuner dans la « maison de Xangô » du terreiro, où Senhora restait généralement quand elle était présente au terreiro. À l’occason des fêtes spécifiques de Oxalá et Oxum, la ialorixá restait dans les «maisons» de ces divinités.
Après le déjeuner elle a suggéré une sieste jusqu’à l’heure d’une petite cérémonie qu’elle réaliserait plus tard, dans la propre maison de Xangô. Fut disposée - par une iaô - un tapis d’osier (esteira) sur la partie externe, latérale droite, de la maison. La maison de Xangô serait - beaucoup plus tard - « réformée » avec un petit auvent comme il se rencontre actuellement (voir le mercredi le plus proche du 29/03).
Dans le livre Pierre Fatumbi Verger, un homem livre, une biographie de Verger écrite par le même présentateur que Le Pied à l’étrier - Jean-Pierre Le Bouler, traduction en portugais, édité par la Fundação Pierre Verger, en «décembre 2002» (tampon du Centenaire de la naissance de Verger) - dans le cahier de photos entre les chapitres XXIX et XXX est reproduite la même photo citée ci-dessus avec la même légende traduite «Sieste de Vivaldo da Costa Lima et Métraux au terreiro de Senhora, Bahia, Brasil, 1959 (photo Pierre Verger)».
Dans une note numéro 49 dans le chapitre XXXVI du livre de Le Bouler « Nouvelles recherches documentaires à Bahia 13 novembre 1958/30 avril 1959 », l’auteur écrit : « 49 op. cit. avant-dernière image du cahier photographique. Au verso du tirage destiné à l’impression, Verger a écrit: « 1959/Photo Pierre Verger 58663 / Sieste de Vivaldo Costa Lima / et Métraux au terreiro de / Senhora / Bahia / Brasil ».

Le terreiro de Senhora ici désigné n’est pas le Axé Opô Afonjá, mais l’Engenho Velho, comme l’atteste le texte choisi du journal bahianais de Métraux, le 29 mars 1959, cité supra, où le cité « Vivaldo » est lié par deux fois à ce terreiro ».
Il y a eu un équivoque de l’auteur (Le Bouler) trouvant son origine, sans aucun doute, dans le journal de Métraux. La photo fut faite, sans aucun doute, au terreiro de l’Opô Afonjá, à côté de la « maison de Xangô » (le sanctuaire principal du terreiro où habitait, durant les « obligations », la ialorixá Senhora.
L’Engenho Velho (aussi référé comme Casa Branca) est un autre terreiro - situé dans l’avenue aujourd’hui nommée Vasco de Gama - où fut initiée la mãe Aninha, mère de saint de Senhora. Tout cela est largement documenté dans la bilbiographie sur le candomblé bahianais. L’information que le « Vivaldo » cité serait lié « par deux fois à ce terreiro » provient certainement d’une source récente à l’auteur - sur ces deux «postes» (ou “poio” ou “oiâs”) que je possède à l’Opô Afonjá et non pas à l’Engenho Velho. Cette information ne se trouve certainement pas dans le Journal de Métraux. Quand Métraux était à Bahia en 1959, j’avais, à l’Opô Afonjá le titre honoraire d’Ossi Obo Bolofim. Plus tard, je suis passé à Otum Obá, et, à la fin, à Obá (sur le sujet de ces titres, lire mon essai «Os Os de Xangô»). Le deuxième titre que j’ai à l’Opô Afonjá est dans la maison d’Oxalá - où je suis confirmé comme Elemaxó.
Sur l’équivoque de Le Bouler - Le Bouler écrit encore, page 322 (op. cit.) : « Bien qu’il n’ait vu seulement qu’une fois Senhora le 23 mars et en plus de tout ce ne fut pas au terreiro, mais au marché. » Nous avons vu que Métraux était à l’Opô Afonjá où fut faite la photo déjà citée. Il semble que toute la déduction erronée de l’auteur a pour origine l’équivoque du propre Métraux, selon Le Bouler - qui écrit ou aurait écrit (p.323) : «Vivaldo - écrit premièrement - nous emmena dans un camion de son frère à la maison de Senhora, à l’Engenho Velho. C’est un terreiro énorme occupé, dans son pourtour, par des maisons qui appartiennent à chacune des divinités ». Métraux décrit correctement la maison appelée de «Igbo» - avec l’inscription de l’alors « Ilê Egun » (sic), etc. Etc.
Or tout cela se réfère à l’Opô Afonjá et non pas à l’Engenho Velho !
Mon frère Sinval - Sinval da Costa Lima est un chef d’entreprise et est très ami de Senhora qui lui a concédé le titre de Otum Abiodum. Le Obo Abiodum était, alors, Arquelau [Manuel] de Abreu, et à sa mort, mon frère occupa le poste de Obá. « Obá da direita », poste qui est le sien à l’Opô Afonjá.
La visite à l’Ilê Egun fut, ainsi, à l’Opô Afonjá, où le « galhofeiro exuberante »[surnom donné à Vivaldo par Verger ; peut se traduire par : "très joyeux drille"]…
Dans la note 39 de la p. 334 - « Journal bahianais de Métraux, copie dactylographiée, p. 26/27. [Bahia] Dimanche de Pâques, 29 mars. C’est taxatif dans les maisons nagôs de Bahia, avant la «semaine sainte», car les terreiros sont fermés, avec une cérémonie appelée Lorogum ou Olorogum. Un dimanche après le Carnaval. (Voir quand furent le Carnaval de 1959 et la Semaine Sainte). Voir le Journal de Métraux. Je crois que la visite de Métraux à l’Opô Afonjá fut avant le Carnaval.

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Ces courtes notes sont écrites pour Bruno - suggérant une recherche, si cela lui est possible - dans les Cahiers de Métraux et la correction dans la chronologie de son séjour à Bahia (1959).

Bahia, 21 mai 2007
Vivaldo da Costa Lima

- Gomolá (nourriture rituelle de Xangô) est, tous les mercredis, offerte à la divinité dans sa maison.

- Les oeuvres complètes, en 4 volumes, de V. Da Costa Lima sont publiées, à Salvador, aux éditions Corrupio
- Sur Alfred Métraux :
http://www.davidmetraux.com/daniel/alfredmetraux.html

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Wole vint à Bahia, mais Bahia vint-elle à lui ? (1/2)

Publié le 21 novembre 2012 par bahiaflaneur

wolesoyinka1911201215h15Wole Soyinka, Prix Nobel de Littérature 1986, et premier écrivain africain ainsi récompensé, était à Salvador, invité par une institution culturelle, entre le samedi 17 novembre et la fin d’après-midi du lundi 19 novembre. Sur la photo ci-contre, dans l’après-midi du lundi, il dédicace, à la vitesse du vent, son premier livre* traduit en portugais, et préfacé par un historien… bahianais. Le détail de son deuxième séjour**, pas si simple, conté dans les prochains jours…

* O Leão e a Joia. 168 pages. 2012. Geração Editorial.
** Lors du premier, il y a de très nombreuses années, Wole Soyinka, l’un des étendards artistiques de l’Afrique, était apparu publiquement avec l’intellectuel béninois Olabiyi Babalola Joseph Yai, également de passage à Salvador. Tous deux furent amis, aussi, du formidable photographe Pierre Verger, figure légendaire de Bahia.

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Bien à flot, les saveiros de Pedro Agostinho…

Publié le 08 juillet 2011 par bahiaflaneur

L’Association Viva Saveiro avait remporté récemment un prix organisé par l’organisme fédéral du patrimoine, l’Instituto do Patrimônio Histórico e Artístico Naciona (Iphan ; Programme Barcos do Brasil), pour maintenir vivante la mémoire des embarcations traditionnelles encore existantes au Brésil. Lundi 6 juillet au soir, au siège de l’IPHAN, l’Iphan fêtait conjointement la réédition somptueuse d’un ouvrage fondateur, sur ce thème des saveiros de Bahia, de l’anthropologue Pedro Manuel Agostinho da Silva, qui enseigna et forma à l’université fédérale entre 1971 et 2007 nombre des plus renommés ethnologues brésiliens.
Comme le dit Carlos A. Amorim, directeur de l’Iphan-BA, dans sa préface à “Embarcações do Recôncavo: Um estudo de origens”, il y a « autour de Pedro [Agostinho] une aura de dignité et de retenue qui fait de lui exatement ce qu’il est. Homme extraordinaire, intellect livre et un exemple de compagnonage avec la vie », avant d’évoquer « son conformisme héroïque ». Pour raisons de santé, l’auteur ne pouvait être présent, mais encore une fois M. Amorim savait trouver les mots justes : « Salve Pedro Agostinho, simão de todos os mares do Recôncavo ! » Nous traduisons également deux courts passages significatifs:
Extrait traduit de la page 37:
« À Bahia, ce sont les embarcations de casco liso qui donnent au paysage son aspect qui ne peut être confondu, naviguant à pleines voiles pour la ville avec le vent qui vient des terres, dès potron-minet, ou revenant pour le Recôncavo avec la brise de l’après-midi. Dans toutes, est marquant le profil particulier de l’étrave, qui pourrait être considéré comme le trait distinctif des embarcations régionales, car il est toujours divisé (…)”
Extrait traduit de la page 115: “Étant, à long terme, condamnées, quelques embarcations populaires de la Baie de tous les Saints pourront survivre, et cela pour un temps indéterminable, dans la mesure qu’elles s’adaptent aux nouvelles conditions techniques et économiques - comme le cas des canoas et des saveiros de pesca -, ou dans la mesure que pour elles se rencontrent des usages alternatifs - cas des saveiros, de charge ou de pêche, et dos iates de carga. (…)”
La recherche iconographique fut menée de main de maître par Bete Capinan et Humberto Vellame, pour insérer, sans même parler des grandes reproductions de gravures et cartes, des dizaines de photos en doubles pages à fonds perdus dont les auteurs ont pour nom Roberto Faria, Claudiomar Gonçalves, Pierre Verger, Nilton Souza et Juliana Nakatani. Une réussite visuelle sans égal.

pedroagostinho

Au second plan, Pedro Agostinho da Silva, en 1961, sur la plage de São Braz, à Santo Amaro da Purificação. © Pedro Agostinho

- Pedro Agostinho da Silva est le fils aîné de feu Agostinho Da Silva, qui créa il y a cinquante et un ans, le Centro de Estudos Afro-orientais (CEAO), à Salvador. Ce grand livre de 157 pages, format à l’italienne, est la réédition du livre de l’auteur, paru en 1973 - en petit tirage par le secteur des Publicações du Museu do Recôncavo Wanderley Pinho, série Sociedade et Cultura -  étoffée de photos grand format, dans un ouvrage luxueux (photo ci-dessous), édité en ce mois de juin 2011. C’est une co-édition Iphan/Oiti Editora/OAS. S’ajoute au texte original un autre texte de Pedro Agostinho : « Sobre a urgência de um museu naval no Nordeste », de la page 124 à la page 135, publié initialement dans la Revista de Antropologia, São Paulo, v. 24, p.123-139, 1981.

embarcacoes

- Un livre sur l’action de Agostinho Da Silva (le père de Pedro Agostinho) au Brésil existe également: “Presença de Agostinho da Silva no Brasil”/par Amândio Silva et Pedro Agostinho da Silva/Editora Casa Rui Barbosa/2007

- et aussi…:
http://cdeassis.wordpress.com/2009/07/02/agostinho-da-silva-um-farol-da-cultura-portuguesa/

- Un  - très bon - film sur les saveiros:
A morte das velas do recôncavo, mise en scène de Guido Araújo (1976, 23 minutes). Le montage est de Peter Pryzgodda, qui vivait à Bahia une bonne partie de l’année, depuis le milieu des années 70.

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