> Arrière-pays

«L’histoire de l’indépendance de Bahia est essentiellement l’histoire
des idées, du peuple et des luttes du Recôncavo. N’importe quelle étude
sur le sujet passe par la civilisation sucrière créée autour du rio Subaé»

Cid Teixeira

A moins de 100 km de Salvador, la région nommée Recôncavo, au charme incomparable. Atmosphères pittoresques, villageoises ou bien coloniales — Cachoeira — avec, entre autres, l’engenho Fregueisa, sur les berges du rio São Francisco, qui fut construit en… 1587 !

Irez-vous en canoé sur le Lago de Pedra do Cavalo, ou vous glisser dans les eaux endormies de la plage de Cabuçu? À moins de visiter le village de Muritiba, sentinelle dorée d’une vallée endormie… Ou bien le port de Jaguaripe, à la beauté placide et incomparable? Les plantations de tabac? Les bananeraies? La désuète Santo Amaro ne saura vous laisser indifférents, elle qui a vu naître Caetano* et Bethânia !

Cette même ville abrite la «Casa do Samba de Santo Amaro, Centro de Referência do Samba de Roda», réunissant jusqu’à 700 sambistas de 20 villes environnantes. Et l’esprit, dit-on, de Besouro, capoeirista aux pouvoirs surnaturels — à qui l’on prêtait le don de se changer en insecte — rôde encore…

Mais rendre visite aux pêcheurs, en barque, de la divine et colorée Maragojipe — au croisement des rios Paraguaçu et Guaí - vous tente-t-il ? Là, vous verrez les dernières embarcations à voile (saveiros) utilisées pour le transport des marchandises… Vous ne cesserez de traverser de longues vallées verdoyantes où le bétail ne manque pas… Depuis Santiago do Iguape, la lente remontée en barque pour rejoindre le convento de São Francisco do Paraguaçu (XVIIe siècle) ne vous laissera pas indifférent… Palmiers à huile, champs de canne à sucre à perte de vue, en bordure de Sao Francisco de Condé… Plus calmement, une visite à un sculpteur sur bois, à un poète — en fumant un cigare fabriqué à São Félix ? Peut-être préférerez-vous à cela une cerveja sur les berges du fleuve Paraguaçu, avant notre moqueca de aratu, après tout…


* Dans sa maison natale, Caetano Veloso, à l’âge de quatre ans, traçait déjà des graffitis sur les parois avec le charbon de bois de la cuisinière… À dix ans, il y enregistra son premier disque, en chantant : «Mãezinha Querida» et «Feitiço da Vila», de Noel Rosa, accompagné par sa sœur Maria Bethânia au piano… L’adolescence venant, il peignit là de nombreux tableaux et appréciait également y «mettre en scène» des pièces dramatiques avec sa sœur

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