L’espoir

– Votre film n’illustre-t-il pas ce mot portugais, si beau, « saudade » ?

– C’est le mot le plus important de notre langue, puisqu’il signifie que l’harmonie se fait à l’aide de sentiments contraires. Ce mot, intraduisible dans le monde actuel, j’ai envie de le traduire par « espoir » ; un espoir métaphysique, philosophique, religieux au sens large. Comme un espoir de l’au-delà, d’une autre vie, tel que l’évoquait Nietzche, l’espoir dans un futur que nous ne connaissons pas. Quelque chose entre l’ennui que l’on ressent dans le monde et la terrible envie d’y vivre.

(Manoel de Oliveira – propos recueillis par Michèle Levieux, à propos de son film Val Abraão, in L’Humanité, 24 mai 1993)

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