« Vai o homem, fica a obra »: Mariozinho, oeuvres pour l’éternité

mario« Vai o homem, fica a obra », me disait le poète bahianais Elizeu Moreira Paranaguá sous l’auvent du Palacete Rodin, le 31 juillet dernier au soir, à évoquer « les derniers moments, en cours » de Mario Cravo Neto. C’est d’ailleurs ici que « Mariozinho » avait exposé il y a encore quelque deux ans, pour rendre hommage à son propre père, Mario Cravo Junior, et je me souviens de son empressement à nous montrer, ce soir là, en petit comité, le catalogue à peine sorti des presses. Dans la conversation de ce vendredi 31, j’ai demandé à Elizeu – que je connais depuis sept ans – un poème pour ce blog, sachant qu’il était familier de  l’oeuvre, depuis vingt ans. Dans les jours qui viennent, je reviendrais sur cette « obra », divisée en trois grands mouvements esthétiques (1) (2) (3), à mon sens. (photo © Mario Cravo Neto : Mario Cravo Neto, à gauche, dans son studio photographique, en compagnie de son grand ami critique Wilson Rocha).

DA PROCURA

para Mario Cravo Neto
Procuro algo
que não se vê
com os olhos.
Algo
para que os olhos
possam atravessar
o signo da pedra.
Procuro algo
– imagem
que não se revela
nem para a luz
nem para a treva.
Procuro algo
que se perde
na cegueira…
Elizeu Moreira Paranaguá

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