II Festival latino-americano de teatro da Bahia (4)

ileanaNée à Cuba, Ileana Diéguez Caballero vit à Mexico City depuis une quinzaine d’années et vient pour la première fois à Bahia. Mais était déjà venue au Brésil en 1990. Sa venue cette semaine à Salvador est due pour part à son amitié pour Luiz, l’organisateur du Festival. Mais Ileana ne regrette en rien d’avoir laissé Cuba, loin, car « la situation économique y est très difficile ». Elle était venue au Mexique, initialement, comme coordinatrice d’une oficina de théâtre. La vie prenant le dessus, elle y a poursuivi des études et depuis deux ans enseigne à l’université publique (UNAM) et dans une université privée.
Elle a étudié l’histoire de l’art, mais enseigne autour de la notion de « limites », présentes dans « les actions théâtrales, non comme un art, mais comme des interventions politiques ». Pour cela, « la politique, les performances, les arts visuels, les actions citoyennes paraissent proposer un champ d’action fécond ». Celle qui me fait face, au visage assez fermé, souhaite étudier et enseigner « la construction d’un discours qui réussit à contourner la censure et rester intelligible ». Pour cela elle cite les femmes de la Praça de Maio, en Argentine, en exemple. Mais « à partir de l’esthétique incluse dans l’art », elle a comme référence la notion de « communitas » développée par l’anthropologue écossais Victor Turner. Notion vue comme « une anti-structure sociale », qui est « comme une métaphore qui lie l’art à une fonction d’interroger les structures de pouvoir ». Pour en savoir plus, elle me donne rendez-vous pour sa conférence publique, mardi 8 septembre au matin, intitulée : « Contaminations et Liminarités : en regardant des scènes latino-américaines ». Aride ? (Photo D. R.)

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