Le vautour de l’île n’est pas celui qu’on croit (2)

ademirPaulo Souto, gouverneur de Bahia à l’époque, a donc donné, comme l’autorisait la loi, l’île de Urubu à cinq membres de la famille Martins, le 20 novembre 2006 :  Maria Antônia, Benedita Antônia, Ivete Antônia, Joel Antônio et Angelina. Selon la loi, les cinq titulaires ne pouvaient vendre le bien foncier seulement après cinq années d’usage. Bizzarement, un mois avant cette donation était en très mauvais termes avec le futur premier acheteur de l’île, Gregório Marin Preciado. Ce dernier disait posséder un titre de propriété de l’île en question. C’est avec ce dernier qu’il obtint, à la Banque du Brésil, un emprunt de cinq millions de reais. Nommé par Preciado pour présenter à la famille Martins un mandat judiciaire de réintégration, l’officiel de justice Dílson José Ferreira de Azevedo a apporté son témoignage des actes de violence perpétrés par des hommes de main de Preciado. En effet, en arrivant sur l’île le 26 octobre 2006, Azeredo a rencontré seulement un couple de personnes âgées sous un arbre : Maria Antônia e Joel Antônio Martins. Et l’officiel de justice de la Vara Cível e Comercial da Comarca de Porto Seguro de leur remettre le document, sans problèmes, et de témoigner de la suite des événements. « En plus de Gregório Marin Preciado, sa femme, Vicência Marin, a procédé à la destruction et à l’incendie de la barraque qui existait là ». Deux mois plus tard, Maria et Joel vendront ce même terrain à celui qui avait précédemment détruit et incendié leur masure…
La semaine dernière, au milieu du mois d’otobre 2009, une dispute interne s’est déroulée au sein de la famille Martins. La partie de la famille exclue du don du gouverneur a intenté une action rescisória, em Porto Seguro, contre l’autre partie de la famille et a menacé de permettre l’entrée sur le terrain de l’île de…  deux cents indiens Pataxós  de la région, afin d’empêcher la prise de possession de l’île par l’entrepreneur Philippe Meeus.  La partie de la famille Martins qui s’estime lésée affirme posséder un document de propriété de l’île, qui daterait de 1931.
Il est bon de rappeler que cette « affaire » a été menée par un jeune avocat de Porto Seguro, Rubens Luís Freiberger, et s’est transformée en une action populaire menée par un autre avocat, José César Oliveira, au Tribunal de Justiça da Bahia, à Salvador. « Les détails de cette « action sociale » de  Paulo Souto sont effrayants », note Oliveira.

– Photo D. R. : Ademir Ismerim, avocat de Paulo Souto.

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