Fuite de solvant d’uranium: INB condamnée

caetiteL’entreprise Indústrias Nucleares do Brasil S/A – INB, qui exploite la mine de l’uranium à Caetité a reçu une amende, le 19 novembre, suite à une visite des techniciens de lIbama, organisme fédéral. Non accomplissement de la Licença Ambiental (condicionante 1.4 da Licença de Operação nº 274 de 2002), qui oblige l’information immédiate à cet Ibama du moindre incident qui se passe sur le site. L’INB a reçu une amende de 1 million de reais.
Faisant suite à la fuite du 28 octobre dernier, l’équipe de l’Ibama s’est rendue sur place le 18 novembre, accompagnés du gérant de l’Unidade de Concentração de Urânio. L’équipe d’inspecteurs a constaté la réalité des fuites de solvant organique contenant de l’uranium, qui a débordé des réservoirs de processamento dans la boîte de brita. En raison des fortes pluies, ce liquide a débordé nouvellement dans le sytème de drainage des eaux pluviales, a atteint la canelata de drainage, qui directionne l’eau vers le barrage de  Córrego do Engenho. L’équipe de l’Ibama a constaté, ainsi, la contamination de 15m3 de matériel (terre et brita), et la contamination de 33m3 de sol, par la canaleta de drainage.
Ces matériaux ont été retirés du local, en accord avec l’entreprise. « Os 16 metros cúbicos de material contaminado foram enviados para a pilha de lixiviação e os 33 metros cúbicos de solo contaminado foram enviados para o depósito de ésteres », note le communiqué commun.
L’équipe de l’Ibama était composée d’un technicien d’urgence environnemental, de deux techniciens du secteur de Licenciamento Ambiental, d’un technicien de la Superintendência de l’Ibama de Bahia et d’un autre techicien du Bureau régional de l’Ibama à Vitória da Conquista. Sans oublier un représentant de l’ong – gouvernementale ! – Ingá.
Il est utile de rappeler que l’INB produit quatre cents tonnes de concentré d’uranium, annuellement, qui sont envoyés par navire au Canada et en Europe pour être enrichies. Le minerai retourne ensuite au Brésil, dans l’Etat de Rio de Janeiro, pour fournir les usines Angra I et Angra II. Sans commentaire !

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