Vous avez dit mafia des transports ? (1)

agerba2L’ex-directeur exécutif de l’Agência Estadual de Regulação de Serviços Públicos de Energia, Transportes e Comunicações da Bahia (Agerba*), Antônio Lomanto Netto**, ainsi que six autres suspects, ont été placés en garde à vue puis relachés, à l’aube du mardi 24 novembre, à Salvador. L’avaient accompagné un court temps derrière les barreaux le president de l’Associação das Empresas de Transporte Coletivos Rodoviário da Bahia, Dércio Barros, l’avocat Carlos Eduardo Vilares Barral, le patron de l’entreprise Planeta, José Antonio Marques Ribeiro, et le patron de Catuense, Ana Penas Pinheiro. Sans oublier le directeur du sevice de qualité de l’Agerba, Zilan da Costa e Silva, puis Ana Dosinda Penas Ribeiro, proprietaire de l’entreprise Expresso Alagoinhas, Décio Sampaio Barros, présidente de l’Abemtro et José Antônio Marques Ribeiro, patron de Viação Planeta.
La Police civile affirme que toutes ces personnes sont liées à une vaste fraude pour obtenir des concessions de lignes d’autocars intermunicipaux. Lomanto, qui a dirigé l’Agerba pendant trente-deux mois, jusqu’en août 2009, serait responsable des encaissements illicites de sommes d’argent, et accusé de corruption active, alors que les entrepreneurs de transport sont classés comme corrupteurs. Dix autres mandats d’appréhension sont en cours.
Grupo Rota – L’associé et directeur du groupe de transport Grupo Rota, Paulo César Carletto**, a été également mis en garde à vue à Itabuna, puis emmené en hélicoptère à Salvador. En compagnie de l’avocate Ana Luzia Velanes, assistante juridique de Grupo Rota. Le Grupo Rota controle les entreprises Cidade Sol, Expresso Brasileiro et Rota. C’est une des plus importantes entreprises du secteur, actuellement, à Bahia. Surtout présente sur les lignes du sud-ouest, du sud et de l’extrême sud de l’Etat. L’actionnaire majoritaire est le frère de Paulo Carletto, Ronaldo Carletto député de l’Etat, sur les listes du parti PP. Il y a deux mois, le Grupo Rota a commencé à exploiter des dizaines de lignes dans la grande banlieue de Salvador et dans le Recôncavo.
Le Grupo Rota est accusé d’avoir payé 400.000 reais de dessous-de-table à l’Agerba, afin que l’organisme de l’Etat approuve la vente de concessions de lignes pour un montant de 4 millions de reais. Selon le commissaire Marcelo Sanfront, en charge de l’Operação Expresso, les entreprises Catuense, Expresso Alagoinhas et Planeta Transportes, étaient débitrices, ne possédaient les documents officiels nécessaires et non actualisés, étaient sans plaques d’immatriculation à jour, avaient des véhicules qui étaient partiellement hors service, auraient transféré – via le dessous-de-table et l’acord officiel de l’Agerba – leurs concessions aux entreprises Grupo Rota et Viação Cidade do Sol.
Il est à noter que le frère de la juge qui a ordonné la garde à vue des suspects de cette Operação Expresso est l’assesseur du Secrétaire de Justice de l’Etat de Bahia, Nelson Pelegrino (PT), de nombreuses fois candidat malheureux à la mairie de Salvador, ex député fédéral et ennemi juré du candidat du parti PMDB, Geddel Viera Lima.

*L’Agerba est um organisme de l’Etat, relié au Secretaria de Infra-estrutura do Estado. Créé le 19 mai 1998, Il régule les activités de concession et contrôle des transports intermunicipaux, le ferry boat, la distribution et la vente de gaz canalisé e la gestion du péage du littoral Nord.
**Indiqué nommé par le parti PMDB, Antônio Lomanto Netto a pris ses fonctions le 1er janvier 2007, lors de l’arrivée au pouvoir de l’actuel gouveneur Jaques Wagner (PT), em janeiro de 2007. En août de cette année, le ministre de l’Integração Nacional, Geddel Vieira Lima (PMDB), a lancé sa pré-candidature au gouvernement de l’Etat et rompu l’alliance avec le PT. Lomanto Netto est le fils de l’ex-gouverneur (1963-1967) Antônio Lomanto Junior et l’oncle de l’actuel leader du parti PMDB à l’Assembleia Legislativa de Bahia, Leur Lomanto Júnior, 33 ans.

(Photo D. R. : Paulo César Carletto, l’un des patrons du Grupo Rota, et l’avocate Ana Luiza Velanes, sur l’aéroport d’Itabuna, emmenés par la Police.)

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