Baraque et Baraque, Carnaval et Carnaval

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barraque11Jusqu’en 1998, les baraques, en bois, qui longeaient les parcours du carnaval, et les innombrables places aux alentours*, étaient décorées, à la main, peintes, à la demande de leurs propriétaires. Représentations de divinités, de saints, de personnages populaires, de chanteurs, de héros de feuilletons, d’équipes de football, de paysages. En quelque sorte, une immense « toile » naïve qui enchantait les « folioes ».
 Ensuite, par une loi municipale venue d’un exigence du maire de l’époque Antônio Imbassai (conservateur, qui eut un deuxième mandat), les vendeurs ont dû louer des barraques standardisées de fer et plastique. Malgré les protestations de l’époque, le maire fut intraitable et fit entrer « dans la danse » les grandes marques de bière et autres banques, sponsors bulldozzers.
Aujourd’hui, le carnaval, décaractérisé en totalité, est clairement otage des grandes marques de bières. Les deux photos ci-contre, prises par le flâneur ce midi du 16 février 2010, sur la place Castro Alves, en sont la scandaleuse et monstrueuse preuve.
* Les fameuses « festas de largo ».

Notre ami Adenor Gondim, photographe – « notre Boubat de Bahia », soixante ans et presque autant de carnavals, heureusement, nous rappelle l’enchantement perdu. Merci, Adenor !

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