Quincas Berro d’Agua, l’éternel retour


quincasJorge Amado est de retour sur les écrans. Ou plutôt le personnage, Quincas Berro d’Agua, emblématique, de son oeuvre majeure, A Morte e a Morte de Quincas Berro d’Água. Préparée pendant quatorze mois, l’adaptation cinématographique a été tournée à Salvador dès la mi-mars 2009, principalement autour du Pelourinho et de la place Castro Alves, dans le centre historique. Par le réalisateur Sergio Machado, pour un budget d’environ sept millions de reais (2,5 millions d’euros). Et le premier rôle a été confié à Paulo José**, tandis qu’une trentaine d’acteurs bahianais ont des petits rôles. Et une participation de l’immense acteur, septuagénaire, Othon Bastos (Deus e o Diabo na terra do Sol – Glauber Rocha) – exilé à Rio et fâché avec les autorités culturelles de Bahia depuis de très nombreuses années – est annoncée.
La sortie nationale du long-métrage de Sergio Machado, bahianais qui vit à Rio de Janeiro, est annoncée pour le 30 avril et la bande-annonce, est déjà disponible sur le réseau youtube.
Né à Salvador en 1968, Sergio Machado est l’auteur d’une courte et inégale filmographie, d’abord assistant sur de nombreux films du réalisateur Walter Salles (Central do Brasil) son travail récent est souvent produit par et pour les chaînes de télévision Globo et HBO. Il aété co-scénariste de Avril briséet de Madame Satã. Mais se détachent son documentaire Onde a Terra acaba, sur le cinéaste Mário Peixoto, en 2001, primé à Biarritz et également son court-métrage, en noir et blanc, Troca de cabeças,tourné à Salvador en 1993, avec Grande Otelo dans son dernier rôle.

* Traduit en français dès 1961, aux éditions Stock,  sous le titre Les Deux morts de Quinquin-La-Flotte, par Georges Boisvert. Avec une préface élogieuse de Roger Bastide.
** Qui interpréta, en 1965, l’inoubliable rôle du prêtre dans l’un des chefs d’oeuvres du cinéma brésilien, signé Joaquim Pedro de Andrade: O padre e a moça. Et qui joua peu après dans Macunaíma, aux côtés de Grande Otelo, sous la direction du même J. P. Andrade.

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