Ministère de la culture: 8 années pétistes d’infertilité politique(2)

juca
Pétiste: qui vient du parti PT (partido dos trabalhadores). Parti au pouvoir depuis huit ans, à Brasilia.
Loi sur le mécénat public et privé (loi Rouanet).

« Les statistiques prouvent que la loi a épuisé ses capacités positives et il y a eu énormément de distorsions. 80% de l’argent* de la loi est destiné aux États de Rio de Janeiro et de São Paulo. Tandis que 60% de ces sommes contemple seulement deux villes, Rio de Janeiro et São Paulo. Et 3% des demandeurs de subventions reçoivent plus de la moitié de ces 60%. Ce sont toujours les mêmes. Il ya des États  qui ne reçoivent même pas 0,0% de ces sommes. Donc, on va disponibiliser le bénéfice de la renonciation fiscale pour tous les secteurs de la culture. En ces dix-neuf ans de Lei Rouanet, seulement 5% vint du secteur privé, donc on exige qu’il y ait un minimum de 20% de capitaux privés* ».
Juca Ferreira, dans une entretien accordé à la revue mensuelle Caros Amigos, en mai 2010.

La nouvelle loi, réforme de l’ancienne, seulement mise sur rails après plus de six ans de gouvernement, n’est toujours pas passée au vote à l’assemblée des députés de Brasilia, bloquée entre autres, par des centaines d’amendements déposés par les lobbies conservateurs et lobbies industriels des états de Rio de Janeiro et de São Paulo. Cette loi prévoit de rendre imposible qu’une région acquérisse plus de 30% du total de subventions. Les sources officielles les plus optimistes parlent d’un vote pour novembre 2010. Une consultation publique avait été lancée précédemment et a pris fin le 6 mai 2010. Il est utile de rappeler que le nouveau président de la République, élu fin octobre 2010, entrera en fonction le 1er janvier 2011.

carte* En 2009, 79,1% des fonds ont contemplé la région Sudeste, 9,69% la région Sul, 6,91% la région Nordeste, 3,84% la région Centro-Oeste, et 0,45% la région Norte. Chiffres communiqués par le ministre de la culture, en visite explicative, le 30 avril 2010, au théâtre Castro Alves, à Salvador.
** En 2002, la renonciation sur la fiscalité, de la part des entreprises, était de 300 millions de reais (100 millions d’euros) tandis qu’en 2010 elle est de 1,5 milliard de reais.

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