Gil, des paroles emblématiques

gilL’ensemble des paroles des chansons de Gilberto Gil. Quatre cent soixante exactement, entre 1962 et 2002. Replacées dans leurs contextes et auxquelles est joint, souvent, un commentaire indivivuel pour de nombreuses d’entre elles, donné au début des années 2000. Deux cent chansons voient ainsi leurs genèses retracées avec une précision étonnante, par Gil lui-même.
giltorcaUn ouvrage, à lire et à relire, où l’art de la métaphore et de la rime apparaissent comme le parfait jumeau de Gil.  Et si le plus large et poétique portrait de Bahia et des Bahianais, après Caymmi, se trouvait seulement au coeur de ces 510 pages ? Je penche pour une réponse affirmative. Il m’aura fallu dix ans, à écouter l’oeuvre, feuilleter ce livre, et surtout un concert, acoustique, aux premières loges, en 2009, pour mesurer l’amplitude du patrimoine musical de Gil. Unique. Une chanson comme « Domingo no parque » (1967), si juste, cruel et toujours actuel portrait d’une certaine jeunesse de Bahia, nous possède, flâneurs de Bahia, et spectateurs et lecteurs de Gil, ici à Salvador. Elle fut gravée en une nuit, à l’hôtel Danubio, à Sao Paulo, où Gil habitait alors avec Nana Caymmi. Ils revenaient d’une soirée chez le peintre Clovis Graciano, et la conversation, ce soir là, ne cessa d’évoquer Caymmi et Bahia… Au petit matin d’une nuit blanche, elle était sur la feuille… blanche.
Avec une préface de Arnaldo Antunes. Editora Companhia das letras.  (photo : GIL, témoin du mariage de Torquato Neto)

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1 réponse

  1. 29 août 2010

    […] à la classe la plus claire, la classe la plus blanche”. Extrait traduit de: Gilberto Gil, Todas as letras / Companhia das Letras / 2003 […]

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