Cinéma et « séminaire »: ghetto pour un mot?

seminarioUn très récent sixième « Séminaire » de cinéma, qui s’est déroulé au mois de juillet 2010, était-il le dernier ? Financé par des fonds publics, ce « Seminario International de cinema e audiovisual » n’a certes pas ses jours comptés. Au-delà du titre, il s’agit pourtant d’un festival de films qui existe pour la sixième année consécutive*. Des rencontres de producteurs, de distributeurs, de cinéastes, de critiques, s’intercalent entre des projections. Sur plusieurs sites. Cette année, de nombreuses chaises vides, et peu de spectateurs, au dire des présents.
Nous avons rencontré brièvement le directeur, Walter Lima, ce vendredi 6 août, au cours d’un vernissage en ville: « Nous n’avons jamais eu notre projet approuvé nationalement. Nous en nous remettons toujours aux instances des grands sponsors, basés à Bahia, comme la compagnie pétrolière Petrobras. Ce sont des connaissances personnelles, et qui font le service minimum. Ils nous donnent très peu. Avec un titre comme « séminaire », nous sommes déconsidérés ». Car W. Lima aime rappeler »que tout a un coût »  et qu’il « existe des idées reçues  de la part des banques, publiques ou privées ». Quant au ministère de la Culture, il affiche clairement la couleur, selon W. Lima : « Nous n’aidons pas les séminaires, nous ne sommes pas les mécènes de séminaires de cinéma ».
Ainsi, seules les affiches proposées dans toute la ville, avec le terme « séminaire » auraient-elles freinées toute ardeur cinéphilique ? Quoi qu’il en soit, le directeur est fermement décidé, et va s’y atteler, à changer le nom, « pour changer de catégorie et avoir une respectabilité, niée jusqu’à ce jour ».
Triste Bahia.
* Nous avions couvert dans ce blog l’opus 2009. Des raisons personnelles nous ont éloigné de celui-ci.

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