Gouverneur de Bahia: la bassesse réactionnaire, assumée et revendiquée

« É um mundo que eu só conheço duas portas de saída: ou a cadeia ou o cemitério ». « C’est un monde pour lequel je ne connais que deux issues: ou la prison ou le cimetière », À évoquer le problème des drogues et plus précisément du crack, voilà la seule réponse fournie, la semaine dernière sur la chaîne de télévision Band, par le gouverneur de Bahia,  Jaques Wagner, candidat à sa réelection, le 2 octobre prochain. Il avait déja prononcé cette phrase, identiquement, en février 2010, dans l’émission radiophonique « Conversa com o Governador ».
À une critique de ses propos, faite ce 19 août 2010, par un autre candidat – pourtant démagogue et ultra conservateur – le sieur gouverneur de Bahia n’a trouvé à lui répondre, le même jour, que par ces mots : “Ele queria que eu dissesse o quê? ‘Pode entrar no crack que depois eu arranjo uma clínica pra resolver?’. « Que voulait-il que je dise ? Vous pouvez vous droguer avec le crack, car ensuite je vous trouverai une clinique pour vous soigner ? »
Au moment où l’on observe le refus d’un autre pouvoir, de l’autre côté de l’Atlantique, d' »expérimenter les salles médicalisées de consommation de drogues », on peut légitimement observer, ici, de troublantes convergences et la plus parfaite bassesse verbale, comme véhicule du pouvoir en place à Bahia. Sans même évoquer, de sa part, la négation de la consommation de la drogue comme d’abord une souffrance et donc le nécessaire traitement par des soins.
Faut-il rappeler que le gouverneur est du Parti dos Trabalhadores (PT), et qu’il avait choisi, dès son investiture, de modifier le slogan de l’Etat? Il avait choisi, pour figurer sur toutes les façades, les logos, du gouvernement: »Bahia, terra de todos nós ». « Bahia, notre terre à tous ». Des mots galvaudés, foulés aux pieds.

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