Sabrina Pestana, digne photographe (2)

« Mes yeux, en tes images, me permettent de mieux te connaître, et cela me permet aussi de mieux me connaître » (Meus olhos em tuas imagems me fazem te conhecer melhor, assim como a mim mesmo ».) C’est par ces mots que Mario Cravo Neto, dans une correspondance particulière, s’était adressé à Sabrina Pestana, quelques semaines avant l’échéance fatale…

Comment mettre en parallèle cette vie de « Mariozinho » – qui fut, à mon sens, une vie entre souffrances physiques, photographie et approche des éléments crus de la nature par le biais du candomblé – avec des mots ?  Avec l’une des plus grandes poètes du XXe siècle au Brésil, Hilda Hilst, et par ses vers* choisis par le commissaire de l’exposition Diógenes Moura:

É crua a vida. Alça de tripa e metal.
Nela despenco: pedra mórula ferida.
É crua e dura a vida. (…)
Elle est crue la vie. Bretelle de tripes et de métal.
Avec elle je me maintiens: pierre cellulaire blessée.
Elle est crue et dure la vie. (…)

* traduction BF. (photo © Shirley Stolze/A Gosto da Fotografia, effectuée le mercredi 4 août, durant le vernissage, dans le Museu da Misericordia)

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