Gouverneur, et fier de ses contre-vérités

wagner_periper2i1Au cours d’un entretien avec les journalistes d’un site internet d’informations (BN) de Bahia, le gouverneur de Bahia, Jaques Wagner (au centre, barbe blanche, le bras levé), en campagne électorale pour sa possible réélection, a déclaré ce mardi 7 septembre 2010:
(…) « O Estado está conseguindo vencer a batalha contra o crime e reduzir os números de homicídios pelo interior e capital ». (…)  « Instalamos equipamentos, colocamos o Ronda nos Bairros, já são seis mil novos soldados nas ruas para defender as pessoas de bem. Damos boas condições de trabalho aos nossos agentes para meter medo na bandidagem » (…)
(…) « L’Etat de Bahia est en train de vaincre la bataille contre le crime et de réduire les chiffres d’homicides à Salvador et en province. (…) « Nous installons des équipements, mettons la section Ronda dans les quartiers, déjà ce sont six mille nouveaux soldats dans les rues pour défendre les gens bien. Nous donnons de bonnes conditions de travail à nos agents pour effrayer les bandits »(..)

Faut-il rappeler à ce représentant de l’élite blanche que l’année 2009 affiche, à Salvador intra-muros, le chiffre record de 1.733 assassinats, une augmentation de 79,2% si l’on compare avec les chiffres de 2006, qui compta 967 homicides? Faut-il rappeler également à ce même gouverneur que durant le premier semestre de 2010, la municipalité d’Itabuna, septème ville plus importante de l’Etat et terre natale de l’écrivain Jorge Amado, a relevé cent meurtres? Ou bien encore que dans la seconde ville de Bahia, Feira de Santana, l’année 2009 afficha le triste record de 366 assassinats, tandis qu’au cours des 129 premiers jours de cette année 2010, y eurent lieu 156 homicides ? Mais nous ne croyons pas nécessaire de rappeler au lecteur que toutes ces victimes, de manière écrasante, sont majoritairement issues de la jeunesse noire et au plus bas de l’échelle sociale… (photo archives Agecom)

Vous aimerez aussi...

1 réponse

  1. anonyme dit :

    entre le 1er janvier 2010 et le 1er août 2010, il y eut six-cent quarante neuf braquages d’autobus à Salvador. Presque toujours dans les lointaines périphéries, tôt le matin ou tard le soir…

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *